‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 5)Chapitre 73 sur 96 · II Chron., xxvii, 23. — 2. II C/irou., xxxu, 2T · texte numérisé non relu

II Chron., xxvii, 23. — 2. II C/irou., xxxu, 2T

LES SARGONIDES. 413

et les choses aromatiques, et les onguents précieux, tout son arsenal, et tout ce qui se trouvait dans ses trésors. Il n'y eut vien qu'il ne leur montrât, ni dans sa maison ni dans sa cour*. » On dirait qu'enivré de son triomphe inattendu et de l'hommage qui lui venait de si loin, il se soit senti disposé à accueillir les propositions des Babyloniens. Jesaïah, plus prévoyant que son maître, sut s'interposer à temps. « Écoute, lui dit-il, la parole du Dieu des armées : voici venir les jours que tout ce qui est dans ta maison, et ce que tes pères ont amassé dans leurs trésors jusques à aujourd'hui, sera emporté à Babylone ; il n'en demeurera rien de reste, a dit Jahveh. Même on prendra de tes fils qui sortiront de toi et que tu auras engendrés, afin qu'ils soient eunuques au palais du roi de Babylone*.» L'événement montra bientôt combien ces conseils étaient sages : Mardouk-bal-idinna et son lieutenant Souzoub , battus et poursuivis jusque dans les marais de la Basse Chaldée , s'enfuirent en Elam , où le premier mourut peu de temps après. Sin-akhè-irib, de retour à Babylone, y établit comme roi Assournadin, son fils aîné.

La paix était à peine établie en Chaldée qu'elle fut troublée sur les confins de la Médie. On alla relancer les tribus du mont Nipour jusque dans leurs repaires. « Elles avaient établi leurs demeures comme des nids d'oiseaux , en citadelles imprenables, au-dessus des monticules du pays de Nipour, et sur de hautes montagnes. Elles ne s'étaient pas soumises. J'ai laissé les bagages dans les plaines du pays de Nipour, avec les frondeurs et les porteurs de lances, et les guerriers de mes batailles incomparables; je me posai devant elles comme un portique de colonnes. Les débris des torrents, les fragments des hautes et inaccessibles montagnes, je les transformai en trône; je fis aplanir une cime sur la montagne pour y poser le trône. Je bus l'eau de ces montagnes, l'eau auguste, pure, pour étancher ma soif. Quant aux hommes, je les surpris dans les crevasses des forêts montueuses ; je les vainquis, j'attaquai leurs

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