‹ Histoire ancienne des peuples de l'OrientChapitre 20 sur 215 · Lepsius, Denkm., II, pl · texte numérisé non relu

Lepsius, Denkm., II, pl

comme il reste accroupi dès le lever du soleil, — ses genoux et son échine sont rompus. — - Le barbier rase jusqu’à la nuit : — lorsqu’il se met à manger, alors seulement il se met sur son coude pour se reposer. — Il va de pâté de maisons en pâté de maisons pour chercher les pratiques; — il se rompt les bras pour emplir son ventre, comme les abeilles qui mangent le produit de leurs labeurs. — Le batelier descend jusqu’à Natho pour gagner son salaire. Quand il a accumulé travail sur travail, qu’il a tué des oies et des flamants, qu’il a peiné sa peine, — à peine arrive-t-il à son verger, — arrive-t-il à sa maison, qu’il lui faut s’en aller.

« Je te dirai comme le maçon — - la maladie le goûte; — car il est exposé aux rafales, — construisant péniblement, attaché aux chapiteaux en forme de lotus des maisons, — pour atteindre ses fins? — Ses deux bras s’usent au travail,

— ses vêtements sont en désordre ; — il se ronge lui-même,

— ses doigts lui sont des pains; — il ne se lave qu’une fois par jour. — Il se fait humble pour plaire : — c’est un pion qui passe de case en case — de dix coudées sur six; — c’est un pion qui passe de mois en mois sur les poutres d'un échafaudage, accroché aux chapiteaux en forme de lotus des maisons, — y faisant tous les travaux nécessaires. — Quand il a son pain, il rentre à la maison, et bat ses enfants....

« Le tisserand, dans l’intérieur des maisons, — est plus malheureux qu’une femme. — Ses genoux sont à la hauteur de son estomac; il ne goûte pas l’air libre. — Si un seul jour il manque à fabriquer la quantité d’étoffe réglementaire, — il est lié comme le lotus des marais. — C’est seulement en gagnant par des dons de pains les gardiens des portes, — qu’il parvient à voir la lumière du jour. — Le fabricant d’armes peine extrêmement — en partant pour les pays étrangers : — c’est une grande somme qu’il donne pour ses ânes, — c’est une grande somme qu’il donne pour les parquer, — lorsqu’il se met en chemin . — A peine arrivet-il à son verger, — - arrive-t-il à sa maison, le soir, — il lui faut s en aller. — Le courrier, en partant pour les pays étrangers, — lègue ses biens à ses enfants, — par crainte des bêtes sauvages et des Asiatiques. — Que lui arrive-t-il

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quand il est en Égypte? — A peine arrive-t-il à son verger.

— arrive-t-il à sa maison, — il lui faut s’en aller. — S’il part, sa misère lui pèse ; — s’il ne s’en va pas, il se réjouit.

— Le teinturier, ses doigts puent — l’odeur des poissons pourris; — ses deux yeux sont battus de fatigue; — sa main n'arrête pas. — Il passe son temps à couper des haillons; — c’est son horreur que les vêtements. — Le cordonnier est très malheureux; il mendie éternellement; — sa santé est celle d’un poissoii crevé; — il ronge le cuir pour se nourrir1. »

Les portraits ne sont pas flattés : s’il fallait les prendre au sérieux, on n’aurait rencontré que misère dans l’Égypte de la douzième dynastie. Aussi bien l’auteur à qui je les emprunte est-il un vieux scribe gourmé et tout infatué des avantages de sa profession, qui veut dégoûter son fds des métiers et l’encourage à suivre la carrière des lettres. « J’ai vu la violence, j’ai vu la violence; — c’est pourquoi mets ton cœur après les lettres! — J’ai contemplé les travaux manuels, — et en vérité il n’y a rien au delà des lettres. — Comme on fait dans l’eau, plonge-toi au sein du livre Qîmi2,

— tu y trouveras ce précepte en propres termes : « Si le « scribe va étudier au palais, — son inactivité corporelle « ne sera point sur lui. — Lui, c’est un autre qui le rassa- « sie ; — il ne remue pas, il se repose. » — « J’ai vu les métiers figurés », y est-il dit en propres termes, — « aussi te fais-je aimer la littérature, ta mère; je fais entrer ses beautés en ta tace. — - Elle est plus importante que tous les métiers, — elle n’est pas un vain mot sur cette terre ; — celui qui s’est mis à en tirer profit dès son enfance, il est honoré; — on l’envoie remplir des missions. — Celui qui n’y va point reste dans la misère5. » — « Celui qui connaît les lettres — est meilleur que toi par cela seul. — Il n’en est pas de même des métiers que j’ai mis à ta face : — le compagnon y méprise son compagnon. — On n’a jamais dit au scribe : — Travaille pour un tel; — ne transgresse pas tes

1. Maspero, Du genre épistolaire, p. 50-62. — 2. Il est curieux de retrouver chez les alchimistes gréco-égyptiens (Berthelot, dans la Nouvelle Revue, 1884) la mention d’un livre égyptien nommé Khimas ou Khimis. — 3. Maspero, Du genre épistolaire . p. 49-50.

ordres. — Certes, en te conduisant au — palais, certes, j’agis par amour pour toi ; — - car, si tu as profité un seul jour dans l'école, — c’est pour l’éternité, les travaux qu’on y fait sont durables comme les montagnes. — Ce sont ceux-là, vite, vite, que je te fais connaître, que je te fais aimer, — car ils éloignent l’ennemi1. » L’étude des -lettres sacrées et le rang de scribe menaient atout; le scribe pouvait devenir selon ses aptitudes et son adresse, prêtre, général, receveur des contributions, gouverneur des nomes, ingénieur, architecte. Aussi la science des lettres, considérée comme moyen de parvenir, était-elle fort en honneur à cette époque, et nous est-elle vantée dans un certain nombre de morceaux réputés classiques dans les siècles postérieurs. J’ai déjà eu plusieurs fois occasion de citer presque toutes les œuvres qui nous restent de la douzième dynastie, le Conte de Sinouhit2, les Instructions du roi Amenemhaît 1er à son fils Sanouasrît3, les Recommandations du scribe Khatouî, fils de Douaouf, à son fils Pépi\ et le bel Hymne au Nil du Musée britannique3. On jugera, par les extraits que j’en ai donnés, du mérite qu’elles pouvaient avoir aux yeux des Égyptiens.

Nous sommes encore mieux placés pour apprécier la perfection que les arts plastiques avaient atteinte. Sans doute nous ne pouvons nous figurer exactement ce qu’était un temple ou un palais; le temps a balayé presque jusqu'aux débris des édifices immenses qui ornaient alors les villes royales de l’Égvpte. Les portiques des tombes de Béni-Hassan nous autorisent cependant à affirmer que l’architecture avait dès lors produit des chefs-d’œuvre. L’un d’eux est décoré de colonnes analogues aux colonnes doriques, et antérieures de deux mille ans pour le moins aux plus anciennes colonnes de cet ordre qui aient été élevées en Grèce. La sculpture, bien qu’inférieure en certains points au grand art de l’Ancien Empire, nous a laissé tant de morceaux admirables, qu’on se demande où l’Égypte a pu enrôler assez d'artistes pour les exécuter. Les statues d’AmenemhaitIepet de Sanouasrît 1er, que

1. Maspero, du Genre epistolaire, p. 66-67. — 2. Maspero, les Coule* populaires de l'ancienne Égypte , p. 97-154. Cf. plus haut, p. 115-116, 121-124. — 5. Voy. p. 112-115. — 4. Voy. p. 157-140. — 5. Maspero, Hymne au Nil , in-4°, Paris. 1868. Cf. p. 14-15 de cette histoire.

PÉRIODE THÉBAINE

Mariette a découvertes à Tanis, sont presque aussi belles que la statue de Khéphrên. Elles inspiraient tant d’admiration aux Égyptiens eux-mêmes, que les Pharaons d’époque postérieure, Ramsès II et Mînephtah, les ont usurpées1, Le

Sphinx tanite usurpé par un roi Pasteur.

colosse en granit rose dressé par Sanouasrît III devant une des portes des temples d’Osiris à Abydos, montre que les sculptures de la Haute Égypte ne le cédaient en rien à celles du Delta*. Une école locale, dont le siège paraît avoir été

1. Mariette, Cataloquex p. 260-261. — 2. Mariette, Abydos , I,

pi. 21 a; t. III, p. 29.

Tanis, nous a légué des œuvres d’un style particulier où Mariette voulut d’abord reconnaître les souverains Hyksôs, mais qui représentent en réalité Amenemhaît III. En général, le style de ces monuments est remarquable par une vigueur exagérée; les jambes sont traitées avec une liberté de ciseau surprenante. Tous les accessoires, dessin des ornements gravure des hiéroglyphes, sont poussés à une finesse qu’ils ne retrouveront jamais plus. Les bas-reliefs, toujours dénués de perspective, sont, comme pendant la période memphite, d’une délicatesse extrême; on les habillait de couleurs vives, qui conservent encore aujourd’hui tout leur éclat premier. L’art, de la douzième dynastie, examiné dans son ensemble, était de bien peu inférieur à celui des dynasties précédentes. Les défauts qui plus tard arrêtèrent le progrès de la sculpture égyptienne, la convention dans le rendu des détails, la lourdeur des jointures, la raideur hiératique, se laissaient à peine sentir. Toutes les fois qu’au milieu de la décadence artistique une renaissance partielle s’annonçait, les sculpteurs de la dix-huitième et de la vingt-sixième dynastie allaient chercher leur modèle parmi les œuvres de la douzième ou de la quatrième, et ils s’essayaient à en imiter le style.

De la treizième à la quinzième dynastie.

L’Égvpte était donc en pleine prospérité â la mort d’Amenemhaît 111. La dynastie avait conquis la Nubie et recouvré la péninsule du Sinaï, assaini le sol, régularisé l’inondation, orné les villes principales de temples et de monuments, assuré la bonne administration et par suite doublé la richesse du pays ; en un mot, elle avait terminé l’œuvre de réparation que la onzième dynastie n’avait pu qu’ébaucher. C’est à ce moment qu elle s éteignit, après deux règnes insignifiants, ceux d Amenemhaît IV et de sa sœur Sovkounofriou. Treize ans et quelques mois s étaient à peine écoulés depuis la mort d Amenemhaît III, quand le Thébain Sovkhotpou Ier Kboutoouïrî monta sur le trône et inaugura une dynastie nouvelle.

Elle dura, dit-on, quatre cent cinquante-trois ans et compta soixante rois, dont l’ordre de succession est encore

PERIODE THÉBAINE

incertain1. Pendant ce long intervalle de temps, la série dynastique, plusieurs fois interrompue par le manque de lignée mâle, se renoua sans secousse, grâce aux droits héréditaires que possédaient les princesses, et qu’elles transmettaient à leurs enfants. Sovkhotpou II Skhemouaztoouïrî, fils d’un simple prêtre, Montouhotpou, et d’une princesse royale, hérita de sa mère la couronne d’Égypte2; Nofirhotpou II Khâsoshshourî, dont le père n’appartenait pas à la famille régnante, devint roi du chef de sa mère Kama3. Quoi qu’il en soit de ces interruptions dans la succession directe, l’examen des monuments nous enseigne que la treizième dynastie assura à l’Égypte entière quelques siècles de prospérité. Les Sovkhotpou et les Nofirhotpou qui se pressent sur ses listes, et dont les noms rappellent involontairement à l’esprit les dix-huit rois éthiopiens qui, au dire d’Hérodote, étaient bien antérieurs à Sabacon4, surent conserver les conquêtes de leurs prédécesseurs et parfois même les étendre. Le vingt-quatrième ou vingt-cinquième d’entre eux, Sovkhotpou Khânofirrî5, pouvait encore ériger des colosses dans l’île d’Argo au fond de l’Éthiopie, à peu près cinquante lieues au sud de Semnéh6. A l’intérieur, ils continuèrent les travaux d’hydrographie entrepris par les Sanouasrît et les Amenemhaît. L’un d’eux, Sovkhotpou S ke rnk h ou to ou ï r î 7 , faisait relever et inscrire à l'observatoire de Semnéh les hauteurs de la crue du Nil pour les quatre premières années de son règne8. Ils mirent tous leurs soins à l’embellissement des grandes villes de l'Égypte, et ils exécutèrent des travaux à Thèbes dans le grand temple d’Amon9, à Bubaste, dans le

1. La tentative la plus heureuse qu’on ait faite jusqu’à présent, pour

restituer les parties du papyrus de Turin où sont énumérés les rois de cette dynastie et de la suivante, est celle de Lauth, Manetho und der

Turiner Kônigspapyrus , p. 255 sqq. — 2. Brugsch, Geschichle Ægyptens, p. 180. La filiation est prouvée par plusieurs scarabées contempo¬

rains (Mariette, Mon. divers , pl. 48 j ). Cf. Louvre, G 8. — 3. Lepsius,

Denkm., II, 151, e-h. — 4. Hérodote, II, c. — 5. Sovkhotpou IV d’après

E. de Rougé, VI d’après Brugsch. — 6. Lepsius, Dénient.-,, II, 151 i. —

7. Sovkhotpou III de Brugsch. Geschichle, p. 183. — 8. E. de Rougé,

Sur une inscription trouvée à Semnéh ; Lepsius, Denkm., II, 151 b et d. — 9. Statues de Sovkhotpou Skhemouaztoouïri trouvée à Karnak (Ma¬

riette, Karnak, pl. 8 m), de Sovkhotuou Nibka... et de Sovkhotpou

Delta, où fut trouvée, dit-on, la belle statue de Sovkhotpou Khânofirrî, aujourd’hui conservée au Louvre1, à Tanis, où ils semblent avoir eu l’une de leurs résidences favorites2. Le sanctuaire d’Abydos fut de leur part l’objet d’une vénération particulière. Le roi Nofirhotpou Khâsoslishourî lui concéda des dons considérables3, le roi Rànouzir Rânmàtân le restaura et le décora à neuf par l’entremise d’un de ses officiers4, Sovkoumsaouf Skhemouazkourî y consacra sa statue5, et les particuliers, suivant l’exemple du maître, prodiguèrent les faveurs de tout genre au temple d’Osiris. Le style des œuvres de cette époque est déjà inférieur à celui des œuvres de la douizème dynastie : les proportions de la figure humaine commencent à s’altérer, le modelé des membres à perdre de sa vigueur et de son fini. Malgré ces défauts, souvent peuapparents, la plupart des statues royales jusqu’à présent connues sont d’une beauté que l’art des époques postérieures a rarement égalée. Il suffit d’examiner avec soin l’un de ces morceaux et de se rappeler qu’on en rencontre de semblables tout le long de la vallée du Nil, depuis la troisième cataracte jusqu’à l’embouchure du fleuve, pour rester convaincu que l’Égypte était alors une grande puissance, réunie sous un seul sceptre et non pas, comme le voudraient certains auteurs, un État divisé en deux royaumes indépendants l’un de l’autre6, ou possédé mili-

Mirkoourî, jadis conservées a Louqsor, dans la maison de France, aujourd’hui à Paris (Mariette, Karnak, pl. 8 k-l) ; bloc trouvé à Karnak, et portant les cartouches de Nofirhoptou Khâsoshshourî et de Sovkhotpou Khânofirrî (Mariette, Karnak, n-o), etc. — 1. Louvre, A 16; une autre statue du même roi (A 7) est de provenance inconnue. — 2. Mariette, Abydos, t. Il, pl. 28-30. — 5. Louvre, C 11 et 12, traduction de Horrack, Sur deux stèles de U Ancien Empire, dans Chabas, Mélanges égyptologiques, III® série, t. II, p. 203 sqq. Le nom du roi, que j’ai vérifié sur l’original une fois de plus, est bien Rànmâtan (Maspero, Notes sur quelques points de grammaire et d’histoire , dans les Mélanges , t. II, p. 140), et non Râ-en-Maâ-ent (Wiedemann, Ægyptische Geschichle, t. 1, p. 278, n. 4). — 4. Aujourd’hui au Musée du Caire (Mariette, Abydos , II, pl. 26, et III, p. 30). — 5. Mariette, Première et Deuxième lettres à M. le vicomte de Rouge sur les fouilles de Tunis. Cf. E. et J. de Rougé, Inscriptions recueillies en Égypte , pl. LXXVI, l’inscription d’une statue de Sovkhotpou Khânofirri trouvée à Tanis. — 6. Brugsch, Histoire, t I, p. 71-72.

PERIODE THËBAINE.

tairement par les rois pasteurs établis dans le Delta1.

Les dernières années de la treizième dynastie furent-elles aussi heureuses que les premières? On ne saurait le dire dans l’état actuel de la science. Tout ce que l’on peut affirmer, c'est que les monuments en sont rares, et qu’ils ne présentent pas le même mérite que ceux des souverains du début. Les listes de Manéthon enregistrent un fait certain : vers cette époque, le centre de la puissance égyptienne se déplaça. La prépondérance que Thèbes avait maintenue pendant sept cents ans et plus sur le reste des cités lui échappa et dévolut aux populations du Delta. Les Pharaons de la douzième et surtout ceux de la treizième dynastie avaient préparé ce résultat en favorisant le nord, Mendès, Sais, Bubaste, Tanis surtout, au détriment du midi. Quand ils disparurent, Thèbes perdit son rang de capitale, et ce fut &une ville de la Basse Égypte, ce fut Xoïs, qui lui succéda. Le Delta avait profité des travaux exécutés naguères par les Thébains autant, sinon plus, que la vallée proprement dite : ses marais s’étaient colmatés, ses campagnes assainies, ses canaux régularisés et le commerce avec l’Asie y apportait une richesse sans cesse croissante. Xoïs, située au centre même de la plaine, entre les branches phatmétique et sébennytique du Nil2, n’avait jusqu’alors joué qu’un rôle des plus effacés : elle sembla avoir gagné plus que les autres à la prospérité générale. La quatorzième dynastie, sortie de ses murs, compta, dit-on, soixante-quinze rois, qui dominèrent quatre cent quatre-vingt-quatre ans. Leurs noms mutilés se pressaient en colonnes sur les pages du Papyrus royal de Turin, et les chiffres qui désignent la longueur de leur règne sont souvent assez bas, deux ans, un an, trois ans : on voit qu'ils se sont succédé sur le trône très rapidement, mais leur histoire est inconnue. Tout au plus pourrait-on supposer que les derniers d’entre eux

1. Cette théorie, qui est de Lepsius, a été combattue dès sa naissance par M. de Rougé, Examen critique, deuxième article, p. 50 sqq; elle paraît être abandonnée aujourd’hui. — 2. Xoïs est aujourd’hui Sakha (Champollion, l’Égypte sous les Pharaons , t. II, p. 211- 225)

furent assaillis par des révolutions et par des guerres civiles qui amenèrent leur chute 4.

1. Voici, rétablie en non entier, la série des Pharaons de la XII* dynastie :

XIe Dynastie (diospolitaine).

XIIe Dynastie (diospolitaine).

Shotpabrî

Amenemhait I

’Airevépr];.

Khopirkerî

Sanouosrît OüSIRTASEN I

Sscroy'/tDai;,

’A[jipavs[LY)<;.

Noubkoourî

Amenemhait II

Khaiuiopirî

Sanouosrît Ousirtasen II

XlécruxjTpiç.

Kiiakoourî

Sanouosrît Ousirtasen III

Aa(3apY]ç.

’Ap.épr,ç.

’Ap.evéfjurçç.

Sxspdoçpcç.

Namatrî

Amenemhait III

Makhroourî

SOVKOUNOFRIOU

Amenemhait IV

XIIIe Dynastie (diospolitaine).

XIVe Dynastie (xoïte).

Depuis une dizaine d’armées, une partie de l’école allemande a réduit considérablement la durée du Premier Empire thébain et de la domination des Hyksôs, en s’autorisant d’une mention d’un lever liéliaque de Sirius dans un document écrit sous la XIIe dynastie : celle-ci aurait régné entre le xxie et le \ixe siècle avant J. -C. Sans entrer dans le détail, il suffit pour le moment d’indiquer qu’en admettant cette donnée, l’espace manque pour placer convenablement les XIIIe, XIVe, XVe, XVIe et. XVIIe dynasties. Si les chiffres fournis par Manéthon pour l'époque sont Hop forts, ceux de l’école allemande sont trop faibles.

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