LYDIENS
Description de la Lydie. — Le Paclocle. — Culte des Lydiens. — Leurs inventions.
• — Ca:«dicle, premier roi lydien. — Sa vanité cause sa mort. — Gygx8.~ Sédition apaisée par Toracle de Delphes. — Ahdys. — Son règne obscur. — Sidtittb. — Règne de douze ans. — âlyittb. — Ses conquêtes. — Fait la paix avec les Milé> siens. — Caiscs. — Ses richesses et ses conquêtes. — Son entretien avec Solon. — Fait la guerre avec les Perses. — Il est vaincu. — Le nom de Solon lui sauve la vie. — La Lydie réunie à la Perse. v
Il est impossible de fixer Tétendue des différents petits royaumes de FÀsie Mineure. Les peuples de ces contrées, tantôt agrandis par leura victoires sur leurs voisins, et tantôt resserrés dans des limites plus étroites par leurs défaites, envahis successivement par les Assyriens, lés Scythes, les Mèdes, les Grecs, éprouvèrent enfin le sort de toutes les nations civilisées, et devinrent des provinces de Tem^jire romain.
Le royaume de Lydie se tiouvait enti'C la Mysie, Ja Calie et rionie. Sa capitale était la ville de Sardes, située au pied du mont ïmolus, sur les rives du Pactole, fleuve fameux dans la fable et dans lliisloiir, et qui roulait de For dans ses sables. La pos^session de cette ville semblait si importante aux Perses, (|uc, lorsque les Grecs s'en furent emparés, Xerxès ordonna que ehaqu»', joiu*, à son repas, on vint lui dire : « Le* Grecs ont [m^ Sardes. »
Les Lydiens croyaient descendre des Égyptiens ; leur religion était celle des Grecs. Ce fut en Lydie qu'on vitbriller plusieurs héros des temps fabuleux : Hercule filait chez Omphale, reine des Lydiens.
Les Lydiens étaient laborieux; on y punissait l'oisiveté comme en Egypte. Us avaient adopté des Assyriens l'infâme coutume qui faisait de la prostitution un acte religieux. On leur.. attribuait l'invention dé la monnaie» des jeux de dés, des auberges, de plusieurs instiuments. Adonnés surtout au commerce, ils acquirent de grandes richesses ; les rois d^î Perse en recevaient d'énormes tributs ; et un seul négociant^ nommé Pythius, défraya l'armée de
il8 PEUPLES d'ASIE. [ât. J«-G. 6»7-450.]
Xerxès , et fit présent à ce prince d'un platane et d'une vigne d'or massif.
Le premier de leurs fois se nommait, dit-on, Manès. Ils le choisirent parmi les esclaves, espérant que le souvenir de sa servitude Tempêcherait de les opprimer. Quinze rois lui succédèrent; on ne connaît leurs règnes que par des fables trop grossières pour être rapportées.