‹ Histoire ancienneChapitre 45 sur 116 · LYCIENS · texte numérisé non relu

LYCIENS

Forme de leur gouvememeut. — La Chimère.

Le nom de tous les peuples de FÀsie est plus connu que leur lûstoire. Tour à tour envahis par les Égyptiens, les Assyriens, les Lydiens, les Mèdes, les Perses, les Grecs et les Romains, leurs limites ont sans cesse varié, et leurs rois n'ont jamais joui que d'une existence et d'une puissance éphémères. Les Lyciens - avaient des mœurs plus rudes et un courage plus ferme que les Phrygiens. Us s'étaient rendus fameux sur mer par leurs pirateries. Après avoir été gouvernés par des rois, ils furent assez longtemps en république, sous l'autorité d'un sénat composé de députés de toutes les villes du pays. C'est sur une de leurs montagnes que les anciens auteurs avaient fait naître et exister la Chimère, monstre qui fut vaincu par Bellérophon, roi de Lycie.

134 PEUPLES d'aSIE. [Av. J.-C. 657-559.]

CILrCIENS. .

La Cilicie habitée par deux nations. — Leurs pirateries. — La ville d'Alexandrette.

La Cilicie, située entre la Syrie, la Cappadoce et la Méditeri'anée, renfermait, pour ainsi dire, deux nations opposées. L'une, qui habitait lei^ plaines, était un débris de tous les peuples de TAsie Mineure qui avaient fui kt fureur des conquérants perses et assyriens ; la proximité des montagnes les attira dans ces lieux, oùîa nature présentait des asiles sûrs et des défenses faciles. L'autre partie de la nation, qui habitait les rivages de la mer, était un mélange de malfaiteurs, dé bannis et d'aventuriers de tous les pays : ils passaient pour être menteurs, cruels, avides. Leur langage mêlé de syriaque, de grec et de persan, formait un idiome aussi grossier que leurs habitudes.

Leurs côtes, parsemées de petits havres, protégées par des promontoires escarpés, leur donnaient une grande facilité pour cacher et défendte leurs bâtiments. Ils faisaient des descentes en Grèce et même en Italie, d'où ils emmenaient des esclaves quMls vendaient en Egypte, en Chypre et en Asie. Les Romains prirent souvent les armes contre eux ; mais ces pirates se réfugiaient dans leurs cavernes, et reparaissaient sur la mer dès que les flottes romaines s'étaient éloignées. Alexandre bâtit dans leur pays la ville d'Alexandrette, qui fut longtemps un entrepôt fameux pour leur commerce de POrient. Pompée, irrité des brigandages de Ciliciens, attaqua ces corsaires avec cinq cents vaisseaux, débarqua sur la côte, à la tète d'une armée nombreuse, et parvint à détruire les repaires de ces brigands.

[057-55d av. J:-C,] SCYTHES. 135

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