ALBANIE
Caractère des Alt»iiieiie. ^ Bataille entre Pom^ et Cotif. — MoH de oefénérat,
L'Albanie, voisine de l'Ibérie^ et que les Persans modernes nomment JSchirvan , était habitée autrefois par un peuple simple, laborieux^ plus renommé par sa vertu que par sa puissance ; il n'attaquait pas l'indépendance des autres nations, mais il défendait courageusement la sienne . Pompée porta ses armes en Albanie. Cosis , frère du roi Orœsès, commandait les Albcmiens. Les deux armées se u io
iTO PEUP11« B'ASIE. [Av. Jf.-G. fn-s»».]
livrèrent bàtaiUe. Au milieu de la mêlée « Cosis se préci*pita Bur'Pompée pour le percer; mais le Romain lui en-fonça son fer dans la poitrine, et remporta une victoire complète. Il parait que les empereurs romains traitèrent TAlbanie comme Tlbérie» et la laissèrent gouvernée par des rois jusqu'au règne de Justinien.
BAGTRIANE.
7oroastre né dans la Bactrianc. — Roi» de cette contrée. — EnTahi^semeot des Parthe».
La Bactriane, aujourdliui le Corassan^ eut, dit-on, la gloire d'avoir donné naissance à Zoroastre. Cette province de l'empire de Perse, voisine de la 8cythie , était remarquable par le courage de ses habitants et par la bonté de ^ sa cavalerie. Bessus, satrape des Bactriens, trahit Dariua, espérant, par sa mort, gagner la faveur d'Alexandre, qui Taccablade mépris et le fit mourir. Lorsque ce grand monarque périt, et que ses généraux se partagèrent son empire, ThéodOte , gouverneur de la Bactriane , prit le titre de roi ; mais il fut bientôt détrôné par son fi^ère Euthydème, dont on ne connaît le régne que par ce crime, Ménandre lui succéda. U aecrut ses États par des conquêtes, et n'eut pas le sort des conquérants , car il fut adoré de ses sujets; après sa mort, toutes les villes de son royaume se disputèrent le partage de ses cendres et lui élevèrent chacune un mausolée pour rappeler ses vertus et la gloire tle son règne. Un de ses successeurs ayant été assassiné par son fils , le peuple se révolta contre le parricide. Les Parthes profitèrent de ces troubles , tuèrent le meurtrier , s'emparèrent de la Bactriane et la réunirent à leur empire.
11 existait autrefois dans TOrient un grand nombre de royaumes et de nations. On ne peut suivre leur histoire. Le temps nous a constrvé les noms de ces pays et de quelques-uns de leurs chefs, sans nous transmettre la suite des événements dont ils ont été le théâtre ; o'est seu-
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lement en pareouraut l'histoire des peuples qui les ont conquis , que nous pouvons noui? faire quelque idée des faits qui les concernent.
Les Syriens ne nous sont connus que pai' le vécAi des guerres que les Juifs ont soutenues contre eux, et par les conquêtes des rois d'Assyrie qui s'en emparèrent. Mais, après la mort d'Alexandre , il se forma un nouveau royaume de Syrie. Nous en parlerons dans la suite avec détail, puisqu'il devint une djBs principales puissances de l'Asie, sous la domination des successeurs du ciHiquépant macédonien.
Les Mosdîites, les Ammonites, les Madianites, les Iduméefts, ler'Amalécites, les CUananéens et les Philistins m^e qiSbnt donné leur nom à la Palestine, ne nous sont connus que par les Juifs, qui conquirent la plus grande partie de ces pays, et furent continuellement en guerre avec ceux de ces peuples qui n'avaient pas reconnu leur autorité.
-lî serait impossible de traiter séparément l'histoire de ces petits royaumes qui ne nous présentent que des faits épars, des règnes sans suite, des événements sans liaison, des limites peu certaines. L'histoire des Hébreux, des Égyptiens, des Assyriens et des Perses nous fait connaître tout ce qu'il est désirable de savoir sur ces peuples, |qui tiraient, dit-on, leur origine de Gham, et dont la plupait descendaient des enfants d'Agar et de ceux d'Ësatï.