SMERDIS
L'imposteur; le fils du mage, le faux Smerdis, prit insolemment le nom d'Artaxerçe/» et succéda sans obstacle à Cambyge, comme si Iç gceptre lui eût appartenu légitimement. Cédant aux intrigues des Samaritains, il révoqua les ordres de Cyrus relatifs au temple de Jérusalem, dont la reconstruction fut ainsi suspendue jus(ju*au règne de Darius.
Smerdis croyait gagner Taffection de ses sujets par des édits populaires : Il diminua tous les impôts; il exempta les Perses de tout service militaire pendant trois ans. Mais cette exagération de douceur, et le soin qu'il prenait de se renfermer dans son palais, firent soupçonner qu'il craignait qu'on ne découvrît 1 imposture.
n avait éppusé les femmes de son prédécesseur, parmi lesquelles se trouvaient Atosse, fille de Cyrus, et Phédime, fille du satrape Otanès. Le père de Phédime chargea sa fille de découvrir, par le moyen d'Atosse, si Smerdis était le vrai fils de Cyrus ; mais cUq ue put remplir ses intentions.
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parce (|ite Timpostéut' interdisait à seâ femmes toute oommunicatioii entre elles.
Sur ces entrefaites^ le satrape Otanès, ayant su que le fils du mage avait autrefois été mutilé pour un crime, manda à Phédime d'examiner adrôîtem^ la nuit si Smerdis ne portait aucLLEie cicatiico aux oreilles. ËUe obéit, et découvrit e^ïmpliHeuiGnt rimposLure de Tusurpateur. Otanès alorSj n*ayant plus de dout€j fit Uûë conjuration avec ciUq autres satî*apes et Darius, dont le père, nommé Hystâspe, était goiiverucur lîe Perse.
Les m^iges, alarmés de^leur réuniôtt, soupçonnèrent l'objet de lem^ assemblées, et, pour déjouer ce complot. Us proposèrtpt à Preiapë de déclarer devant le peuple que le prince qUi régnait était véritablement le înème fils de Cyrus, le même Smerdis que Cambyse lui avait ordonné de poignarde!*, mais dont il n'avait pu se résoudre â terminer ies jours. Prexape parut se rendre à leurs prières , à leurs j^iHénaces, à leurs promesses; mais, tout le peuple étant rassôMblé, il monta sur une tour, et déclara avec sincérité qu'il n*avait que trop bien exécuté les ordres barbares de Cambyse, qu^il avait tué de sa propre main Smerdis, et que celui qui occupait le trône était un imposteur. Cet événement excita dans la ville et dans le palais un grand tumulte. Les conjurés en ^prirent bientôt lac^use et en profitèrent. Ils marchèrent contre l'usurpateur, dont le peuple fo#|Éiit , \ et remplissait leiâ apl»rtements. Smerdis, suiti d^un de ^es frères et de quelques gardes, se défendit et blessa deux deâ conjurés; maiè enfin, ayant vu tomber son frère, il cherchait son salut dans la fuite, lorsque Gobryas le saisit entre ses bras et Varrèta. Cette scène se passait la nuit. Darius craignait^ en voulant tuer Wmposteuiv de percer Gobryas; mais celui-ci lui dit de ne point se laisser aiTèter par celte cr^n|e. Darius dirigea si adroitenruiut son gkive, qu'il m ^W(i^;<[tte le faux Smerdis.
^îarès ravoir tué, on exposa sa tête aux yeux du peuple/ qui, ^an& sa fureur, extermina ions les mages du parti de
^08, PEUPiES D'ASIE. [Av. J.-G. 522-&85.]
' rimposteur. Ce jour de carnage devint une fête annuelle qu'on appela le massacre des mages.