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THÉSÉE

(An du moDde 2740. — krud Jésos-Christ 1264.)

t^tthée» aïeol de Thésée^ gouvemait la ville de Trézène. Egée laissa dans cette TÎUe le jeune enfant qu'il avait eu dlÊthra, et dont il cachait avec soin la naissance, pour ne point exciter la haine de son frère PaUas et de ses enfants. En partant de Trézène^ il plaça sous un rocher énorme une riche épée^ et fit jurer à Étiira de ne révéler à son fils le secret de sa naissance que lorsqu'il serait assez fort pour soutiBver le rocher et s'armer du glaive qui devait servir à le faire reconnaître. Le jeune Thésée , destiné à la gloire , écoutait dans son enfance ^ avec une ardçur inquiète , le réoit des grandes actions d'Hercule, et hrûlait du désir de limiter. Lorsqu'il eut atteint Tâge où la force pouvait seconder son courage, Hercule était en Xydie ; les hrigands» profitant de son ahsence , reparaissaient dans la Gf èce , et les monstres infestaient de nouveau les forêts. Éthra y ne pouvant plus contenir le courage bouillant de son fils^ luiapprit le nom de son père , le conduisit vers le rocher et lui ordonna de le déplacer. Il y parvint sans peine ^ et y trouva les signes qui devaient constater sa naissance. Armé du glaive royal, il s'arracha rapidement des bras de sa mère, et parcourût la Grèce, qu'il remplit bientôt di^ bruit de ses aventures et de ses succès. Gihnis, brigand redoutable et cruel, attachait les vaincus à des hranc^es d'arbre qu'il courbait avec effort , et qui les écartàaient en se relevant. Il tomba sous les coups du jeune héros.

Son épée trancha les jours de Scyrron, qui défendait l'accès d'une montagn^e et précipitait les voyageurs du hautd'ui^ rocher dans la mer. , #

Le tyran Procuste étendait ses prisonniers su^ un Ut dont la longueur devait s^ir' de ftiesure à leuj^ corps, qu'il allongeait ou raccourcissait par d'afireux supplices.

[1264-1151 hi. J.-C.] PREMIER AGE. 375

Thésée Pimmola sur ce lit^ funeste théâtre de tant de crimes.

Après ^voir ainsi marché sur les traces d'Alcide, son modèle^ il vint à la cour ti* Athènes, dont le trône était ébranlé par de violentes dissensions. Les Pallantides, sacrifiant la iiatnre à TàmbitioUv méprisaient la vieillesse d^Ë^ée^ conspiraient Qontre ses jours, et suivaient les conseils de la perfide Médée, ^ui se trouvait alors en Attîque.

Les projets parricides des enfants de Pallas furent suspendus par l'arrivée imprévue du jeune guerrier. Son nom était devenu l'effroi du crime. Médée , accoutumée aux artijBces, parvint jà inspirer des soupçons au vieux roi d'Athènes, sur les desseins secrets d'un étranger qui, fier de sa vaillance, pouvait aspirer au trône. Le faible Egée la crut, et la mort de Thésée fut résolue.. Mais, au milieu du festin çuj devait terminer sa vie, au mcnnentoA on lui présentait une coupe empoisonnée, le jeune héros, tirant son épée pour trancher , suivant Tusagé , la Aiande qui était devant lui , Egée reconnut son glaive , son fiLs i renversa la coupe , et , n'écoutant que sa tendresse, découvrit hautement le secret de sa naissfpnce. Leâ Pallantidfes, furieux, coururent aux armes. Thésée les combattit, les tua et chassœ Médée.

L'aréopage décida que la mort des Pallantides, quoique nécessaire , devait être expiée. Thésée fut banni pour un an, et ne revînt dans Athènes qu'api-cs s'être fait absoudre parles juges qui s'assemblaient à Delphes, dans le temple d'Apollon.

11 trouva l'Attique ravagée par un taureau furieux, né dans les champs de Marathon : Thésée l'attaqua, le terrassa et le montra changé de chaînes aux regarda du peuple.

Les Athéniens ayant fai^t périr Androgée, fils de Minosj roi de Crète, ce nionarque leur avait déclaré^ la guerre, et, après une grande victoire, les avait contraints à lui livrer.

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tous les , sept ans, un certain nombre de jeunes ejifants qui trouvaient en Crète la mort- ou Tesclavage.

Lorsque Thésée reparut dans Athènes, on allait payer pour la troisième fois ce fatal tribut.: le Jeune prince, rassurant le peuple, lui promit de Tafifrançhir de cette honteuse sujétion. Il s'embarqua promptement, et conduisit en Grèce, non des victimes j mais Ses soldats.

Son audace fut couronnée de succès; il vainquit Taurus, général des iroupes de Minos, et ce roi sage eut là générosité de pardonner aux Athéniens, de rendre hommage à la valeur de Thésée , et de lui accorder sa fille Ariane en mariage. / "

Si Fon en croit d'autres historiens, Ariane, séduite par thésée, lui' donna le moyen.de surprendre Taurus. Api*ès sa victoire, iL enleva la jeime princesse, qui lui fut ravie dans sa route par Bacchus.;

Le chagrin de cette perte lui fit oublier dé hisser sur son vaisseau, comme il en était convenu, une voile blanche, signe de viclojre et de succès. Egée, voyant le navire'entrer dans le port avec une voile noire, crut son fils perdu, et se précipita dans la mer, qui depuis a conservé son- riom.

La fable raconfe a\itrement cette aventure ; elle dit que les victimes de Minos étaient renfermées dans un labyrinthe, et dévorées par le Minofaure, monstre moitié homme et moitié taureau, issu des amours infâmes de Pasiphaé, reine de^C'rète; qu'Ariane, ainoureuse de Tliésée, lui donna un peloton de fil, à l'aide duquel il sortit. du labyrinthe,, après avoir tué le Minotaure ; que, vainqueur de ce monstre , il enleva la princesse qui l'avait secouru, et rabijiidonna ensuite» sur le rivage de Naxos.

Ce qui est constant,' c'est que Thésée délivra son pay«s d'une Jionte use servitude; et qu'à son retour, il monta sur le trône vacant par la mort d'Egée.

Thésée fut le dixième roi d'Athènes. Il donna au gouvénK^ment uhû. forme plus régulière. Los douze villes éo

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TAttiqne étaient devenues des répuUiqiies particulières; des clipfs indépendants' se faisaient la guen^e et ôtaient toute force et toute utilité à l'autorité royale, qui se trouvait toujours entre deux écueils , le mépris qu'inspire la faiblesse et la haine qu'excite l'arbitraire.

Thésée mit le peuple dans son parti, et, malgré Topposition des riches et des. grands^ qui ne combattaient' que pour /leurs intérêts en prétendant défendre la prérogative ' royale, il obtint, par la persuasion , une soumission plus soKde que celle qu'il avait gagnée par la forcé.

Athènes devint le centre et la métropole de l'Étiat ; la »fuissance législative fut attribuée à rassemblée générale de la nation, qu'on distribua en trois classel^^ les nobles ou notables, les agriculteurs et les artisans. Les principaux magistrats devaient être choisis dans la première classe et ehargés de la conservation du culte et de d'interprétation ' des règlements. Thésée, comn\e roi, avait pour attribution la défense lUcs lois promulguées par le:.peuplei, et le commandement des troupes. ' ;• 'Par ces changements, le -gouvcrnemerit d'Athènes devint démocratique , ce qui fut la cause des agitations qui tremblèrent constamment TAttique. '

Thésée institua une fête solennelle pour consacrer cette ' révolutîcm et la réunion deè différents peuples de ses États. Il agrandit Athènes, y construisit mi bâtiment pour l'a- .^réppage. Les étrangers, attirés par le commerce, accrufe^t la population; la réunion du territoire de Mégare recula les limites du royaume. Une colonne, placée sur risthme de Corinthe, marqua la séparation de l'Attique et du Pélopônèse. On célébrait, près de ce monument, les jeux isthmiques, à l'instar des jeux d'Olympie,.

Les soins paisibles de Tadministration ne pouvaient satisfaire longtemps le génie ardent de Thésée. Descendant de son trône pour chercher de nouv^es aventures, il prit part à la dofaite des Centaures, accompagna los iArgonautes dans leur expédition, terrassa 1(; sanglier de Càly-

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