HISTOIRE -DB LA GRÈGE. [A T. J.-C. I560-1S
gnes. Les ÉgyptieBs firent adorer leurs dienx dans FAitique ; ils consacrèrent la viHe'd'Athènes à Hioerve^ coihme Argos ravdit été à Junon, et Thèbes à Baecfans.
Pour inspirer l'humanité A ces peuples sauvages, le lépslatenr égyptien ordonna dlionocer les morts, de les enterrer.avec pompe, de consacrer par des éloges le sf)UYénir des homoies vertueux^ et de flétrir la mémoire des méchant«. Il éta})Ut un tribunal dont la sagesse fut longtemps célèbre ; jamais on ne se plaignit d'un jugement de Taréopagc. 11 .eut la gloire de faire connaître la justice aux Grecs. P<»ur remédier *è Taridilé du pays, dont la population devait s'accroître rapidement^ il forma ses sujets à la navigçition, etbientôtleâblés apportés d'Afrique assurèrent des( subsistances abondantes à ce nouveau peuple;
Les successeiirs de ce sage roi furent Çrânaiis, Ampliictyon, Éricbtbonius^, Pândion !•% Érectbée, Cécrops II, Pandion II,'Égé'ç, Thésée, Ménesthée, Déinophoon, Ôxjmthes, Phidas^ tiraéthès, Mélaïithi\s eî Cbdrus. ; Si les institutions de Cécxôps durèrent longtemps, sa posterUé ri'eutpas le même bonheur: Cranaûs fut chasse d'Athènes par Amphictyoli I*', et par Hellène, prince de Thcssàlie et fils de. Dèuc'alion, La fable place le déluge de Deucalion au temps où vivait Granaûs* Un plus ancien déluge , celui d'OgygCs , avait eu lieu en Grèce longtemps aufiaravaDt («iVant Jésus-Christ 1796). Quelques auteurs prétendent que ce fut Hellène, leThessalien, qui donna son nonri aux Grecs, nonirfiés Helléniens.
Amphiityon devint célèbre par une allianxuî qu'il forma entrç plusieurs villes dé la Grèce, que les uns portent au nombre de douze; et les autre? au nombre' de trente et uncT Ces peuples confédérés envoyaient des députés deui fois paï* an aux Tlicrmopyles pour déUbérer sur les aflTaîres publiques : leur réunion s'appelait le conseil des ampHictuons; il jugeait tous les différends des pciipics et deâ villes, et veillait à la défense du temple d'ApollOn à Delphesç Cette institution, qui nous donne 1«> premier exemple
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d'une confédération et d'nne sorte de gouvernement représentatif, coHserva beaucoup de force, d'indépendance et de crédit, jusqu'au temps de Philippe, roi de Macédoine, qui en brigua la présidence pour en faire un instrument de son ambition.
On croit que ce fut sous le règne d'Amphictyon que Bacchus , qu'on nommait anssi Diolîysius, vint des Indes dans TAttique. Il enseigna aux Grecs plusieurs arts, et entré autres celui de cultiver la vigne. Sa gloire excita l'envie : les Athéniens attentèrent plusieurs fois à ses jours; mais, après sa 'mort, ils le divinisèrent.
On place à l'époque da règne d'Érecthée Tenlèyement de Proserpine, fille de Gérés, reine de Sicile, par Pluton, roi d'Épire, Gérés accourut en Grèce pourchercher^afiHe : on dit qu'elle s'arrêta à Eleusis, chez Triptolème, qui apprit d'elle le labourage. Les lumières qu'elle répandit dans cette contrée la firent regarder comme une déesse. On établit son culte à Eleusis : les mystères de ce culte devinrent célèbres dans l'univers ; les princes les plus puissants et les personnages les plus distingués par leur science et' par leurs vertus s'y disaient initier :. retenus par des lois sévères, aucun n'en trahit le secret; mais on croit généralement qu'on y enseignait aux initiés une religion plus simple, plus spirituelle et «plus morale que celle du peuple, auquel on laissait les images et les fables. * -
Ge fut le roi Érichthonius qui établit à Athènes les courses de clijars, les fêtes de Minerye, nommée» Panat/iënées , et qui apprit aux Athéniens l'usage d^s monnaies d'or et d'arggnt. - #
-Pandîon II eut deux fils : Egée et Pallas; celui-ci deyint célèbre par Tambiti on de ses cinquante enfants, qu'on nommait les Pq,llantiâes. " '
Egée eut la gloire d'être le père de Thésée. Éthra, fille de Pitthée, Tundes^ages et illustres guerriers d^a Grèce,' fut la.J]açre de Thésée^ Elle n'était point l'épouse d'Egée, mois elle avait cédé à son am^r. . "
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