‹ Histoire ancienneChapitre 90 sur 116 · ROYAUME DE THÈBES · texte numérisé non relu

ROYAUME DE THÈBES

(An du monde 2466. — Araut Jésus-Christ 1538^

Cadmus, premier roL — Ses successeurs..— ftègne d^Amphion. — Intention de la lyM. — Règiiede La!u8. — Naissance d*ffidipe. — Son parficide. — Le Sphini. — Inceste d'iEdipe. •*- U s^eule. -^ Règne d*Stéocle et de Polynice. — Xan^us» . dernier roi de Thèl>es. .

Cadmus, premier roi de Thèbes, fils d'Agénoret cousin d'Égyptus ,et de Danaiis, se rendit d'abord à Tyr, et conduisifen Grèce une colonie -phénicienne, sous prétexte de chercher sa sœur que Jupiter avait enlevée. Il s*établit en Béotîe: y bâtit la ville de Thél)es, et sa citadelle y porta le nom de Cadmée,

Polydore, Labdacùs et Lycus lui succédèrent.

Polydore fut déchiré par les Bacchantes. Une mort prématurée termina les jours de Labdacùs : il ne laissait qu'un fils dont le berceau était entouré d'ennemis ; ce fils

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se nommait Laîns. Le ibyamne fut goaternéifarLycos, qui s'empara de rautorité royale. ' .-

Sa femme Antiope^ séduite par Jupiter,- en avait eu âeiix enfants, nommes Âmphion et Z^thus. Le roi ^ irrité des désordres de cette femme coupable, qui prétMidait les couvrir par son intimité avec le maître des .dieux>, la répudia et la chassa de son palais. Ses fils la^vengèrent : ils prirent la ville de Thèbes, dont Amphion se déclara roi. Sa douceur et son éloquence charmèrent ses sujets ; leur attachement légitima son usurpation. Il agrandit la ville et bâttt des temples.

Amphion fit entendre' en Béotie les preipiers accords de la lyre; les poètes pr^endirent que les pierres mêmes, sensibles à ses .accents , venaient se- ranger à sa volonté pour élever les édifices de Thébes.

Cependant Laïus, fils de Labdacus, réclama ses droits au sceptre paternel : se^ armes furent heureuses ; il battit Amphion, le chassa de ses États et remonta sur le trône.

Après cette victoire, il épousa Jocaste, fille de Crcon, prince thébain. Cette union devint la source des plus grands malheurs pour ce monarque et pour sa famille. Effrayé par un oracle qui lui avait prédit que son fils tran» cherçtit ses jours, il fit e;xposer sur le mont Cythé'ron renfant deJocaste, qu'onappela OEtJipe, parce que ses pieds s'étaient enflés Icw^u'oo Savait lié et suspendu aux branches d'un arbre. Un berger lui sauva la vie, et le. conduisit à Corinthe, oix il fut éle^vé.

Lorsqu'il eut atteint J'âg^ viril, comme il parcourait la Grèce pour chercher des aventures, à Texemple des héros dé ces temps barbares, il rencontrer son père dans la Phocidl, le combattit sans le connaître .et le tua.

Créon, père de Jocaste, prit les rênes du ^ouveraement. La Béotie était alors désolée par une guerrc'civilc qu'excitait une fille naturelle de Laïus, nommée Sphiiige., La fable on f*^t un monstre ailé, moitié femme et moitié

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dragon, qn{on appelait Sphinx. Il égorgeait tous ceux qui ne pouvaient deviner le sens obscur de ses paroles.

Créop, effrayé, Jif publier qu'il donnerait le royaume et Jocaste à celui qui jexpliqueraitrénigmeduSphinx.Œdipe se présenta: le monstre lui demanda^ dit la fMeyqtielétait Ikmimal qui marchait à quatre pieds le matins à deux au milieu du jour, et le, soir à trois. OËdipjB devina que c'était rhomme. Il conabattit ensuite le Spliinx, ou plutôt Sphing% et rimmola.

. Créon tint sa parole : CEdipe régna et devint l'époux de sa mère. Le ciel, irrité de cet affreux liynienij répandit dans la fiéotié une peste qui la dépeuplait. Oh consulta Foracle^qui déclara'que la peste cesserait lorsqu'on aurait banni de Thèbes le meurtrier de Làïiis:

Après beaucoup de recherches, Œdipe décoijvrit à la foiD*son ineoste et son parricide. Se trouvant lui-mènie indigne de voir le jour, il s^arracha les yeux et s'exila : Jocaste se donna la mort. Deux jumeaux, Ëtéoçle et Polynice, fruits- de cet hymen funeste, et dont les combats, dit la fable, avaient commencé' da^s le. sein de leur mère, coavinrent d-abord de régner alternjativemerit.

Étéocle monta sur le trône.; mais, lorsque Tannée ftit >«xpirée, il refusf^ de béderje pouvoipà son" frèrew

Polynice appela à feon secours Adraste^ roi d'Argos, Ty* dée, Am{^biaraûs, Capanë^, Bipponiédon, Parthén,(^ée et Thésée. Ce» princes alliés -firent le siège de Thèbes, qui eut lieu trente ans avanfla- guerre de Troie. Il fut long, opi- • niâlre et ç^Oglant Presque tous les chefs des deux partis y périrent; enfin dans une bataille générale, .ÉtéOcle et Polynice tombk^ènt sous les coups Tunde l'antre.

Le» fils des rois alliés, qu'on appelait les Épigônesy s'emparèrent de Tbèbes. Le nom des princes qui y régnèrent n!ést pas connu. On àait que le dernier s'appelait Xanthus, ^l^t-qU'aprèS, lui le gouvernement devint républicain .

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