‹ Histoire ancienneChapitre 91 sur 116 · ROYAUME DE CORINTHE · texte numérisé non relu

ROYAUME DE CORINTHE

(An du inonde 2628. — Arant Jésus-Christ 1376.)

Incertitude surrorigine des Corintt^ieqs. — i. Sisyphe, le«r preriiier lioi. — Sh successeurs. — Retour des Bacchides. — Règnes dé Gypséhii et 4e ^éri^dre» 9Qn fils. ^ GouTernement démoeratiqnc.

. Les anciens auteurs lié s'accordent^as sur rorigine 4e8 Cprintliiepsr On croit que Sis^pl^e, lew premier roi, hàtit la yiUe d'Épliyf e, ^'ans Ja suite fi^ppeléç Carinthe. Il était petit-fîlp d'Hélèfte ; sa fewme s'a^ielait Mérope, et était petiterQlle d'Atl^r Ses suqeesseursfur^QtGUuoqsaoa fils, Bellérophon, OrnitbyPïi,.Terpqiiidye, Alinu»% Là fable dit que Sisyphe était fils d'Éole, qu'il chassa Médêede Gorintbe, et qu'U epch^lna.la Mort jusqu'au moment où Mars vint la délivrer pour satisfaire PÎutoa, dont l'eipinre de-? venait dé8§yt, .Homère explique cette .ftUégpïié en repréientant Siay* phe comme nu roi pacifique, qui épargnait^le sang de ses sujets et de s^s voisins, h^s poètes iîepenâant le plooeat dans les enfers, où il esit Qondapuié & rouler perpétaeUement un^e ^rocbe qu'ilélèvQ en,yain suff une montagne, ef (jui retombe sans cesseï*. II Wi^ita, disentrils, ee supplice en trabissaut un secret de Jupiter.

> QueJ^ues historiens regardent Glauous eonune inistituteur des jeux isthmiques.. Bellérophon, son. fils, .tenni&a en héros toutes les guerrj&p qu'il avait entreprisai; et, pour dire. poétiqueineut qu'il triompha des plus graqds obstacles, la fable le représenté monté sur la choml P^ gase^ et yajmqueur d'un monstre qu'où nommait la Chi-

Il est impo3siblé d'écdaircir la confusion qui rég^e dans l'histoire des roi^ de Corinthe. Aucune^ action ne jslgaak leur vie. Un d'eux, nommé Bacchis, donna son nom à sa race. Elle fut détrônée. Corinthe libre remporta quel-

[liîO ay, !•-€• ] premier âge. 383

ques victoires sur mer, et fonda les colonies de Corcyre et dé Syracuse.

Les Bacchiâes^ après un long bannissement, rentrèrent dans leur patrie et y établirent le gouvernement uistocratique. .

Dans la suite, Cypséius s'empara de l'autorité, se fit pardonner ime ustirpationparla douceur, et régna trente ans. Son fils Périande lui succéda : il gouverqaen tyran. L,es princip'^ux citoyens qui lui donnaient de l'ombrage furent immolés ; il. assassina sa femme. Cependant son es^ prit et ses liaisons avec les philosophes de son temps le firent compter au nombre des sept sages de la Grèce. Il aurait été plus juste de le* compter au nombre des mons<tres dont la destruction était un bienfait pour l'humanité.

Après $a mort^ les Corinthiens^ las desa tyrannie^ renversèrent le gouvernement monarchique, bannirent sa famille et rétablirent le gouvernement démocratique. -

Coriiithe, placée entre le Pélopcmèse et. le continent, était appelée Vml de la Grèce. Elle aur.ait pu aspirer à ddvepir là ville la plus puissante de l'Europe; eile se ooiiienta d'être la plus riche et la plus commerçante.

Nous ne parlerons point ici de la Macédoine. Ce pays, destiné à devenir un jour si fameux, resta' longtemps ignoré, sauvage et en quelque sorte séparé de là Grèce.

niilippe fut le premier de ses rois qui lui donna de l'éclat; et ce royaume passa presque subitement de la barbarie à la civilisation, de Tobscurité à la lumière, .de la faiblesse à li| puissance.

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