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HISTOIRE DE LA ORÉGE

plus grand éclat. Plusieurs causes amenèrent cette catastrophe. *

Depuis longtemps la maison de Priam et celle d'Agamemnon étaient aigries Pune copire l'autre par le souvenir d'outrages réciproques restés impunis et qui excitaient enire elles une hahie implacable.

Tantale^ bisaïeul d'Agamemnon, régnant autrafeib en Lydie, avait retenu dans les fers un prince trojen nommé Ganymède. ïros, vengeant cette injure, avait chassé d'A^ sie Tantale et.Pélops, qui furent obligés de chercher une autre fortuné dans la Gi^ce.

Laomédon^ voulant embellir et fortifier sa capitale, s'était aerv| d'un ^ésor déposé dans les 'temples d'Apollon et de Neptune. Bientôt une p^ste terrible ravagea la Troudé : les prêtres attribuèrent ce fléau à Timpiété du roi. L^oracle déclara que Laoinéd<Hi ne pouvait apaiser les dieux qu'en exposant sa fille Hésione à la fureur d'un monstre marin.

Hercule^ de la race des Pélopides^ amvait alor^ à Troie. Il promit de délivrer la princesse, et^ en effet, il extermina le monstre^ Hésiûne devait être le prix de ce service; Laodémon la lui refusa. Hercule, furieux, saccagea le pays, renversa les murs de la ville, enleva Hésione, et la conduisit dans le Péloponèse.

> Enfin un dernier attentat gt éclater la haine des deux peuples, et excita tous les Grecs à prendre les armes contre les Troyens .

La reine Héoube, au moment de donner le jour à Paris, avait rêvé qu'elle accouchait d'un tison qui embraserait la ville de Troie. Priam, effrayé de ce songe, donna rendre d^xpeser et à'abapdonner son enfant sur Iq mont Ida. Il fut sauvé par des bergers qui Télevèrçut. Doué d'une grâce et d'une beauté singulières, il osa, dès quMl fut devenu grand, reparaître dans les murs de Troie. Priam le reconnut : la tendresse l'emporta sur la crainte ; il le reçut dans ses bras.

PRiMiia AGS. . 387

Peu à^ tempâ «ipHis, Pâfiâ se rendît eii Grèce dans, le dèBôeitt de Voir sa tante Hésione, qu'Hercule avait enle- Vèe) et qu'il avait fait épouser à un prince nomtné Télatnôii.

Le naariage de Ménélas avec Hélène attirait alors beaucoup d'étrangers à Sparte4 Paris y vint : les charmes d'Hélène renflammèrent; la beauté du prince troyen séduisit la jeune reine de Spi^rte : Pâris^ entraîné par Soti amour et par le désir de venger llnjure faite à Hésione, enleva Hélène et la conduisit à Troie.

Ménélas, furieuï, implora le secours d'Agamemnon, son frère, qui trouva le moyen de faire partager soti resr sentiment à tous lès prittces grecs ; ceux-ci regardèrent Fenlfevement d'une femme comme une insulte faite à la Grèce par l'Asie. La ruine d'Ilion fut résolue* Si quelques rois hésitèrent à s*engager dans'ûne entreprise si périlleuse et qui devait coûter tant de sang, ils furent bientôt entraînés par l'éloquence du vieux Nestor, roi de Pylos ; par les discours artificieux d'Ulysse, roi d'Ithaqi\e, le plus rusé des Grecs ; et surtout par Fardeur et par l'exemple de Diomède, fils de Tydée, roi deCaJydon; d'Ajax, prinoe de Salamine; d'Achille, fils de Pelée, prince deThessfidie> et d'une foule de jeunes guerriers, brûlant du dé.sir d'effacer la gloire des héros de Thèbes et de ColchTde,

Tous ces princes confédérés rassemblèrent dans le port d'Aulide une arlnée de cent mille hommes. Ils élurent Agamemnon pour leur chef, et douze cents vaisseaux les transportèrent sur les rivages de la Troade.

Le célèbre poète Homère, qui chanta cette longue guerre trois cents ans 'après la prise de Troie, représente à cette époque le ciel divisé comme la terre. Les dieux, selon la fable, prirent parti, les uns pour le roi d'Ilion, et les au* très pour les princes grecs : Apollon, Mars ^t Véniis protégeailmt Troie; Pallas et Junon avaient juré sa ruine ; et Jupiter, dans sa balance, pesait leurs destinées.

Les combats de la terre se répétaient dans le ciel ; et

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