HISTOIRE DE LA GRÈGE
les divinités de TOlympe, descendantau,inilieu des camps, s'exposaient àû glaive des mortels : tant était vive et brillante Timagination de ces peuples, dont l'esprit semblait n'avoir plus à faire de progrès, lorsque leur raison et leur civilisation étaient encore dang Tenfance.
Troie était défendue par des remparts et des tours ; une armée nombreuse la couvrait. Le fameux Hector, fils de Priam, le pieux Énée, Déiphobe, Paris et uti grandnombre de princes d'Asie, alliés duroi de Pergame, résistèrent aux premiers efforts des Grecs, qui furçnt obligés de se retrancher dans leur camp, et d'y renfermer la plus grande partie de leurs galères. Ces bâtiments n'étaient point pontés, les plus forts ne pouvaient pdrter que cent cinquante hommes, et, pour ne point les exposer aux tempêtes, on lés retirait sur le rivage.
Tout annonçait une longue guerre : les forces étaient à peu près égales des deux côtés ; les hautes murailles bravaient facilement les. effortsjd'une armée qui ne connaissait point les piachines de guerre.
La plaine qui séparait la ville de Troie du camp des Grecs devint le théâtre d^une multitude de combats qui ne décidaient rien ; les troupes s'.approçhaient sans ordre ; on se lançait d'abord des flèches et des javelots ; on se mêlait ensuite pour se battre corps à corps. Tantôt les princes montaient sur des chars, tantôt ils combattaient à pied ; ils s'accablaient réciproquement d'invectives.
Lorsqu'un chef tombait, la mêlée devenait furieuse autour de lui; les vainqueurs cherchaient à le dépouiller de ses armes ; les vaincus voulaient dofcudi'e son corps : la nuit séparait les combattants, et la prochaine aurore éclairait de nouveaux combats. On ne savait ni préparer la victoire, ni en profiter par des manœuvres : les batailles ne produisaient aucun fruit ; les défaites ne coûtaient que du sang, ot le triomphe ne donnait que de la gloire. «^
Après dalpugb 6t infructueux combats, interrompus par des trêves qu'en s'accordait poiu: briller les morts et pour