LECTURES HISTORIQUES
Les faubourgs. — Les maisons on boue. — Fabrication de la brique et construction des maisons. — Le mobilier des pauvres. — Les voleurs et la police urbaine. — La famille : l'homme et les métiers manuels. — Le scribe et ses chances de fortune. — Les formules administratives. — La femme et son ménage : l'eau, le pain, le combustible. — Les enfants à la maison et à l'école : leur respect pour la mère.
Les parties de Thèbes qui s'étendent le long du Nil, entre Louxor et Karnak, présentent cet aspect morne et sordide qu'ont, la plupart du temps, les faubourgs de grande ville. Ce sont moins des quartiers bâtis régulièrement que des amas de huttes grises, raccordées l'une à l'autre sous tous les angles imaginables. D'étroits sentiers tortueux y cheminent comme au hasard, interrompus, d'espace en espace, par un étang limoneux où les bœufs vont boire et les femmes puiser l'eau (fig. 1), par une place irrégulière ombragée d'acacias ou de sycomores, par un terrain vague encombré d'ordures que les chiens du voisinage disputent aux éperviers et aux vautours.
La plupart des maisons sont construites misérablement n terre ou en briques crues revêtues d'un enduit de boue, es plus pauvres renferment une simple cellule carrée, parfois deux chambrettes ouvrant directement l'une sur l'autre ou séparées par une petite cour : une mince toiture en feuilles de palmier juxtaposées les recouvre, si *|j^ '- basse qu'un homme de taille moyenne, se levant sans précaution, pourrait la défoncer d'un coup de tête. Les plus riches ont un rez-de-chaussée solidement bâti, que sur-
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