‹ Histoire ancienne mnémoniqueChapitre 46 sur 103 · SUR LE 8* ET LE ']" SIECLE · texte numérisé non relu

SUR LE 8* ET LE ']" SIECLE

Nota. Ces questions se rapportent au tableau comparé des principaux états de lu Grèce.

8* siècle.

Dans quel siècle fut fonde le royaume de Macé- «loine ? — Par qui fut-il fondé ? — Les successeurs de Cavaiius, jusqu'à Philippe II, sont-ils connus dans riiistoire ?

En quelle anne'e furent établis dans la Grèce les jeux olympiques ? — Qu^appelait-oa une olympiade'? — A quelle distance Tune de l'autre se célébraient les olympiades ? — Combien d'années faisaient deux olympiades ?

Eu 754, quel changement eut lieu dans le gouvernement d'Athènes ? — L'archontat resta-t-il perpétuel et héréditaire ?

En quelle année commença la guerre des Spartiates et des Messéniens ?

7^ siècle.

En quelle année se termina la guerre des Spartiates et des Messéniens ? — Quel peuple fut vaincu? — Dans quel pays se réfugièrent les Messéniens ? — Quelle ville fut fondée par eux ?

En quelle année , Dracon donna-t-il des lois aux Athéniens ? — Par c{uel motif les lois de Dracon furent-elles abandonnées ?

HISTOIRE GRECQUE, 3' e'pOQUE. 3 l5

Tttst tfitf t/rrj ustftJ^tj tii-ttJtJfttrj tnttjMnmtfSftf*.n\f*fj tfft.r-f*.r<i

6' sii

SOLON , Le'gISLATEUR D\\TnÈ>ES.

(Voyez le tableau compare, 2' colonne.)

94. — Legislatio' de Solon. -L'apparition <lc ce grand liomme doit cire considérée comme roriginederillustralion d''Athènes. Après avoir j énoncé aux lois cruelles de Dracon, les Athéniens . livrés de nouveau à la licence , avaient reconnu plus que jamais la nécessité d*'un sage gouvernement. mais ils différaient toutefois sur la forme à lui donner. Solon parut dans ces conjonctures : distingué par sa naissance , il l'était plus encore par ses lumières et ses vertus, et, d'une voix unanime, il fut choisi pour législateur et premier magistrat; le peuple même voulait le proclamer roi: mais, etfrajé des écueils qui environnent le trône , il accepta le gouvernement de la république et refusa le sceptre.

LY'tudc et les voyages avaient rendu Solon un des hommes les plus babiles de son siècle, il joignait r\ des mœurs douces le zèle du bien public et le don do la persuasion. Ses lois néanmoins

Il6 mSTOIEÈ GRECQUE.

furent imparfaites, parce que les Athéniens, disait-il, ne pouvaient en recevoir de meilleures.

La majorité des liabitans d'Athènes désirant la démocratie , le législateur conserva cette forme degouvernement^lepouvoiR SUPRÊME fut remis ENTRE i^ES MAi>s DU PEUPLE, ctlcs magistratures furent confiées aux principaux membres de Téfat.

Un se'nat composé de quatre cents personnes devait examiner et discuter toutes les propositions avant qu''elles fussent soumises au peuple.

Les citoyens riches furent divisés en trois classes, selon leur degré de fortune. Les pauvres, qui formaient une quatrième classe, furent exclus de toutes les charges et de toutes les dignités. Solon, pour les dédommager, leur accorda le droit de suffrage dans les assemblées publiques où se décidaient les affaires importantes, telles que la paix, la guerre, les alliances, les lois, les impôts, etc., etc.

Les assemblées du peuple se tenaient tous les huit jours ^ chaque citoyen âgé de cinquante ans pouvait y haranguer.

Les juges étaient pris indistinctement parmi tous les citoyens ^ le sort les désignait.

Le législateur étendit aux classes les plus infortunées le bienfait de son administration ; il régla , en un mot , les droits politiques et civils de tous les Athéniens , et leur assura le plus précieux de tous, la liberté individuelle ^ c'està-dire le privilège de n'être jamais enfermé dans une prison avant d'avoir été condamné par un

jugement, excepté pour les crimes de trahison ou de conspiration contre Tétat.

U ostracisme ^ dont on ne connaît pas précisément Torigine, fut remis en vigueur par Solon. On appelait ostracisme, un bannissement de dix. années auquel étaient souvent condamnés les hommes illustres devenus suspects à la nation.

On écrivait sur une coquille (ostracon) le nom de celui que Pon voulait bannir : de là le nom à"^ ostracisme. Il fallait six mille suffrages contre celui qu*'on poursuivait^ le nombre des citoyens allait au plus à vingt mille.

Le rétablissement de la paix intérieure fut le premier résultat des sages loigÉkSolon. ' Les Athéniens , qui les avaient '^Çres avec enthousiasme, jurèrent de les conserver pendant un siècle.

5g4. — Education des Atuéniens. — Solon dirigea l'éducation des Athéniens vers un but entièrement opposé à celui de Ljcurgue: à Sparte, les exercices militaires étaient Punique occupation de la jeunesse, laute autre était interdite: Solon, au contraire, inspira aux Athéniens Pamour des lettres, des sciences et DES arts. Le commerce et Pindustrie furent également encouragés parle législateur. Les lois de Lycurgue, enfin, devaient inspirer aux Spartiates le désir et Pamour delà guerre, tandis

' Voyez le médaillon. — Les branches d'olivier indiquent ici la paix inlérieiirc , elles caractérisent en mtme temps Athènes dont ïoUyicr était uae^ des principales productions.

llB HISTOIRE GEECQL'E.

que Solon semblait avoir donné aux Athéniens tout ce qui peut embellir les douceurs de la paix.

Thespis ^ à cette époque , avait inventé Part dramatique, et Ton vit représenter à Athènes les premières comédies ^ mais ces pièces étaient de mauvaises farces qui servirent seulement à préparer les voies au génie.

Le célèbre fabuliste Esope parut vers le même temps.

* ■ — RÉTABLISSEMENT DE l'aRÉOPAGE. So-

loii rétablit Tautorité de Taréopage, institué par Cécrops^ fondateur d'Athènes , et fort déchu depuis Dracon. Ce tribu>al célèbre , compoÉÉliK hommes les plus respectables et les plus éoji^ , avait Pinspection sur les affc^ires publiques et sur l'éducation de la jeunesse. Ses jugemens se rendaient de nuit, en plein aie, sur la simple exposition des faits, ils ne furent jamais taxés d'injustice.

Malgré les avantages qu'offrait legouveineraent établi par Solon , les Athéniens, naturellement légers et inconstans, lui demandaient sans cesse des changemens ou des modifications. Lassé de leurs sollicitations importunes, il laissa au temps le soin de consolider son ouvrage , et résol ut de s'éloigner. Ayant obtenu la permission de siibsenter pour dix ans, il partit après avoir fait promettreaux Athéniens de ne rien changer à ses lois jusqu'à son retour,

v)e nouveaux voyages ajoutèrent encore aux vastes connaissances que déjà il avait acquises : dans ce temps, on trouvait en Grèce, en Asie, en Afrique , des hommes éclairés et vertueux

qui, liés entre eux par une amitié sincère, se réunissaient quelquefois pour s'instruire réciproquement. On désigna sous le nom des sept sages delà Grèce: Thalàs delMillet. — Pittacus de Mytilène. — Bias de Priène. — Cléobule de Linde, dans l'île de Pihodes. — Chi'lon de Lacédémone. — Solon d'Athènes, et enfin le Scythe Anacharsis^ qui , malgré son origine étrangère , mérita de faire partie de cette illustre réunion.

559. — Mort de Solon. — x\ près avoir parcouru différentes contrées, Solon revint dans sa patrie qu'ail trouva de nouveau déchirée par des factions. Toutes demandaient un changement dans la constitution, sans être d'accord èur ce qu'on voulait lui substituer.

Pisistrate^ parent de Solon, homme riche, ambitieux et populaire, aspiraitsccrètement au pouvoir suprême • il parvint à s^en emparer , moins par la force des armes que par ses artifices. Solon tenta vainement de ranimer dans les âmes Tamour de la liberté ; le chagrin que lui causa l'inutilité de ses efïbrts termina bientôt ses jours. Il ne put survivre à Tasservissement de sa patrie, il mourut dans un âge avancé, laissant a ses concitoyens de justes regrets et à la postérité une réputation sans lâche et un nom ii jamais révéré, La noble passion de s'instruire raccompagna jusqu'au tombeau. Je vieillis^ disait-il, en apprenant toujours quelque chose.

Après la mort de Solon, les regrets excités par sa perte avaient réveillé chez les Athéniens

l'amour de rindépendance -, Pisistrate fut précipité d'un trône conquis par ses artifices.

Les derniers siècles que nous venons de parcourir mériteraient peu de fixer Paltention, s'ils n'avaient produitLYCURGUE ET Solon;, mais ces deux grands hommes ont suffi pour illusl-rer à jamais cette époque et remplir ce long intervalle.

EXERCICES

SUR LE 6*" SIECLE, année 694 1 etc.

Page 1