‹ Histoire ancienne mnémoniqueChapitre 51 sur 103 · DEUXIEME GUERRE CONTRE LES PERSES. EXPÉDITION DE XERXÈS · texte numérisé non relu

DEUXIEME GUERRE CONTRE LES PERSES. EXPÉDITION DE XERXÈS

481. — Près de dix années s'étaient écoulées depuis l'éclatante victoire remportée sur les Perses à Marathon. X.erxès y en succédant à Darius , son père , avait hérité de son ressentiment , et , après avoir terminé une guerre qu'il avait entreprise contre les Egyptiens , il fit d'immenses préparatifs pour une expédition nouvelle qui menaçait la Grèce d'une ruine totale.

Selon l'historien grec Hérodote , l'armée de XerA.Ci> iiiuuid.il h. pluoîoviro xixilUons d'hommes ; ce monarque insensé fit , dit-on , donner des coups de fouet à la mer, parce qu'un pont de bateaux sur lequel ses troupes devaient passer rilellespont ' avait été brisé par la tempête. Tous les entrepreneurs de cet ouvrage furent condamnés au supplice , comme s'ils avaient pu enchaîner les vents et les flots.

' Aujourd'hui délroit des Dardanelles.

iM^ ' HISTOIRE GRECQUE.

Instruits du danger qui les menace , les Spai'tiates et les Athéniens excitent toute la nation à prendre les armes. Quoique les Athéniens eussent équipé les deux tiers de la flotte , les Spai'tiates leur en disputèrent le commandement ; il fut déféré à Euribiade qui ne le méritait point. LéoîhIdas , roi de Sparte , brave et illustre guerrier, devait commander une partie de l'ai'mée de terre.

480. — Passage des Thermopyles. — Xerxès s'avançait rapidement , portant de toutes parts la terreur et la mort : il ahrive aux Thermopyles, DÉFILÉ DU MONT -^TA, entre la Thessalie et la Phocide; Léomdas, à la tète de quatre mille hommes , l'y attendait. Xerxès voit avec surprise qu'ime si faible armée ose disputer le passage à trois millions de combattans ; il tente d'abord de corrompre Léonidas , et lui promet l'empire de la Grèce , s'il veut reconnaître son autorité : Léonidas répond au monarque que son ambition est de délivrer sa patrie et non de Vasservir. Xerxès lui ordonne alors de rendre Ips armps : Viens les prendre, lui réplique le fier Spartiate.

480. — Combat des Thermopyles. — Le chef et les soldats jurent de mourir plutôt que de se rendre ; c'était se dévouer à une mort certaine.

Des deux côtés on se prépare au combat. Les Grecs , attaqués par une armée innombrable , opposaient une vigoureuse résistance , quand tout à coup les Perses décou\Tent un sentier par lequel ils gagnent la hauteur sans être aperçus. Ce poste ne pouvait plus se défendre ; Léonidas

voyant le mal sans remède, renvoie ses alliés, et à la tcte de trois cents Spartiates déterminés comme lui, il afironle Fcnnemi, le repousse, en fait un horrible carnage -, mais, accablé par le nombre, ilmeurt avfxtols sj:sgufrriers, un seul excepté , qui porte la nouvelle de Taclion ' .

Le fugitif fut traité à Sparte comme un lâche déserteur, et rcpay depuis sa honte par uoe mort glorieuse.

L'héroïque dévouement de Léonidas prouva à l'Europe et à PAsie jusqu'à quel point le courage pouvait braver le nombre, et la liberté, la puissance.

On e'lCVA U?J monument aux TnERMOPYLES

EN l''honneur de Leomdas et de ses braves 5 on y lisait cette inscription :

Passant , va dire à Lacédcinonc que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois.

Le passage des ïhcrmopyles avait coûté vingt mille honmies à Xerxès. Plus furieux que jan)ais, le ravage, la mort et l'incendie suivent ses pas. An milieu de ce désastre, il svq^posait les (irccs dan> la consternation et-le désespoir, lors- ([ii'il apprend qu'ils sont aux jeux olympi([ues, où une couronne d'olivier excite la plus vive émulation. Quels hommes ! s'écrie un grand de

' (Voyez le médaillon). — Les lancet quiaccompagnent, le chat- indiquent la mort de ces braves tiuerriers. . - .

sa suite, quels hommes qui ne combattent que pour l'honneur !

Le jour même du combat des Tliermopyles, la flotte grecque et la flotte persane s'étaient rencontrées près (ÏArtémisium^ promontoire de l'île d'Eubée. Sans cire décisif, ce premier combat naval fut à Pavantage des Grecs, et leur prouva que le courage et l'habileté des manœuvres peuvent quelquefois suppléer aux forces. ^

EXERCICES

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