‹ Histoire ancienne mnémoniqueChapitre 78 sur 103 · ROI DE MACEDOINE · texte numérisé non relu

ROI DE MACEDOINE

(Voyez le tableau, 4* colonne.)

iVofa. Ce lègue à raison de la niullitude et de llfnportance des evencmens a cte divise en deu^ époques formant deux médaillons.

PREMIÈRE ÉPOQIJE.

336. — Alexandre, âge de viii^t ans, remplaça Philippe , son pcie , sur le trône de Macédoine \ il hérita de même de son ambition sans bornes^ mais, pour la salisfalrc, il compta moins sur les ressorts dQ la politique que sur la force des armes. Déjà il sV'iait signalé sous Us drapeaux de son père , et lorsqu'à son tour il posséda la couronne, il parut digne à la fois d'inspirer la crainte et Tadmiration.

* — Alexandre était félève d'Aristote le

PLUS GRAPiD PHILOSOPHE DE SON SIECLE, Philippe qui savait apprécier cet homme célèbre lui écrivit a'près la naissance du jeune prince. « Tai unjils^ lui dit- il ^ elje remercié moins les dieux de me V avoir donne que de Va^'or fait naître du temps d'Aristote. Je me flatte que vous le rendrez digne de me succéder et de gouvernrr la Macédoine, v

Alexandre, en eflét, puisa dans les leçons

de son maître , tout ce qui pouvait élever son âme et son génie. Il joignait à un esprit. vif et pénétrant un désir insatiable de s'instruire et se montra toujours le protecteur zélé, des LETTRES , des SCIENCES ct dcs ARTS. L'îliadc d'Homère faisait ses délices , parce qu'il y retrouvait les combats des anciens héros. Passionné lui-même pour la gloire, e'leve en quelque sorte a l'omdre des lauriers de sok- PERE , on le vit souvent soupirer au récit de ses exploits: mon père prendra toiU^ disaitil à un de ses amis , et ne nous laissera rien àfaire.

336 , etc. — Victoires sur les Thraces , les PÉoNiEiss, etc. — Quand tout faisait présager un maître à la Grèce, et au monde un grand homme, les peuples soumis par Philippe ne voyaient dans son fils qu'un enfant, et croyaient s'affranchir aisément, de sa domination: ils se hâtèrent donc de prendre les armes.

Loin d'éviter l'ennemi, Alexandre vole à sa rencontre \ en peu de temps, il est vainqueur ^QiThraces ^àesPèoniens ^àQS Illyriens Qi^yMves barbares.

336. — Prise de la ville de Thèbes. — Poursuivant sa marche victorieuse, Alexandre vint assiéger Thèbes, qui avait iriassacré une partie de la garnison macédonienne. Porté toutefois à la clémence, il offre le pardon aux assié^^és , pourvu qu'on lui livre les coupables. Les Thébains refusent, combattent et sont vaincus ^ leur ville est prise et saccagée. Alexandre fit épargner la maison du poète

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Pindare , et celles des familles ihébaines , qui jadis avaient dq^iné l'hospitalilé a Philippe son père. Au milieu de ce désastre, les Tliébains montrèrent un courage digne des héros de Leuctres et de Mantinée^ aucun ne fléchit devant le vainqueur.

A la nouvelle des malheurs de Thèbes , les Athéniens consternés demandèrent la paix. Alexandre ne voulait pas détruire Athènes, si célèbre par ses grands hommes et par les monumens du génie \ il lui pardonna sans exiger autre chose que le bannissement d'un factieux nommé Charidème.

334. — Conquêtes de l'Asie-Mineure '. — Maître de la Grèce dans une seule campagne , Alexandre songe aussitôt à réaliser le grand dessein qu''avait formé son père de subjuguer les Perses. Nommé généralissime de l'expédition , ses préparatifs se font en toute hâte, et c'est avec une armée de trente-cinq mille liommes seulement, qu'il marche à la conquête d'un vaste empire, défendu par d'innombrables soldats, mais affaibli, il est vrai, par les vices du gouvernement, la dépravation des princes et l'esclavage des peuples.

Une dernière révolution avait placé sur le trône de Perse Darius Codoman j ce prince nîgnait lorsque Alexandre passa en Asie.

• L''éléve devra indiquer sur la carte la marche suivie par Alexandre. Les lieux où furent livrées les principales batailles sont indiquées par une épée. Voyei Issus^ Aihelles, etc.

Après avoir trav^ersé THellespont, et honoré en Phrjgie le tombeau d'Acliille , Alexandre se trouve en présence d^rennemi ; il passe le Granique sous les yeux des Perses , les combat et les met en fuite. Le succès d'une entreprise dépend souvent du premier pas ^ cette première victoire , en effet , frappe de terreur l'armée persane.

Darius tente vainement de faire diversion aux entreprises d'Alexandre , en portant la guerre en Macédoine ^ il échoue dans cette expédition, tandis qu'Alexandre, toujours victorieux, se rend maître de l'Asie-Mineure tout

entière

333. — Prise DE la ville de Tarse. — Ayant franchi avec rapidité les détllés étroits de la Cilicie, les Macédoniens s'emparent de Tarse, ville opulente , qui renfermait d'immenses richesses.

C'est là qu'Alexandre couvert de sueur, se baigna imprudcmmcnl dans le Cydnus • il en sortit avec une maladie aigué qui fit trembler pour ses jours. Dans ce pressant danger, un faux avis lui rendit suspect Philippe son médecin qni , disait-on, voulait l'empoisonner: plein d'une noble confiance, Alexandre montre à Philippe la lettre qu'il a reçue , et accepte au même instant le breuvage qu'il lui présente.Un prompt rétablissement prouva Tinnocence de l'accusé. Avec moins de fermeté, Alexandre était perdu , sa force d'esprit le sauva.

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