CONCLUSION
En résumé les troubles de la Fronde^ snecédant presque sans intermption à la foUa cabale des importants^ n'ont pas arrèié le mouvenieiit des scî^ces» des lettres et des arts ; ils onk seulement appauvri les populaiions et préparé la monarchie absolue oe Louis XIV. C'est que, malgré les misères et les tyrannies qu'on lui oppose, la pensée marche toujours, épurée, rendue subtile par le malheur. Si le parlement mancjua de force et de courage, si Gondé et ses amis firent dégénérer la Fronde en une sorte de lutte féodale, si la cause populaire tomba aux mains des brouillons ou des intrigants, cela n'empêcha pas les masses, la bourgeoisie surtout, d'entrevoir un horizon nouveau, d'être initiées dé« Bormais à la politique.
Pendant les magnifiques années du règne de Louis XIV, pendant les années honteuses du règne de Louis XV, cette initiation se compléta peu à peu, quoique sourdement, pour déterminer enfin l'immense révolution de i789.
Les chefs du mouvement frondeur, pour la plupart incapables dès son début, ne tardèrent pas à renier la mission
Sui leur avait été confiée, à s'annihiler devant Louis le rand, à e gémir sur leur passé, » à devenir des courtisans dodles, en extase devant le roL««oleiL
Condé, qui avait fait de la FVonde une lutte tonte persoufnelle, qui métamorphosa ses pettU'nudIres en frondeiirs, resta toujours inquiet et mocontent, §[agna des batailles ponr son maître Lonîs XIY, puis se retu-a à Chantilly, où il vécut dans le délassement des lettres, le goût des arts et la culture des fleurs. Le père Rapin publia son éloge sous ce titre: le Magnamme; la Bmyère le dépeignit sous le
DE LU FRONDE
nom à' Emile; Bossuet immortalisa en lui le Héros» Condé fut véritablement un <r ambitieux désappointé, » dont il ne faut admirer que le génie militaire. On écrirait de longues pages sur les petitesses de ce grand homme, aussi indécis ci nul dans les conseils, c|u'il était injpétucux et meurtrier dans les combats. Il hérita de son père un penchant à l'avarice, et cependant il contracta d'énormes dettes, pour satisfaire son amour de la gloire et ses prétentions ambiti(!Uses. Condé est mort à Fontainebleau, le 11 décembre 1680, dans de profonds sentiments de religion, et même, dit-on, d'intolérance; son humeur inégale ne fut un secret pour personne ; son mépris de la mort, lorsqu'il s'agit d'éviter la honte d'une défaite, explique comment il fut prodigue du sang des soldats.
Turenne, devenu franchement royaliste, lui qui avait été général frondeur pendant la guerre de Paris, et qui avait d'abord si fermement blâmé les actes du ministre italien, fournit une plus honorable carrière, tout e en pleurant moins les erreurs de sa jeunesse. » Redouté de l'ennemi tant qu'il vécut, vénéré après sa mort, il a été regardé par les générations qui se sont suivies comme le type acfievé du grand capitaine, malgré l'incendie et le ravage du Palatinat, — tache principale de sa vie militaire. Il eut, par ordre de Louis XIV\ sa sépulture à Saint- Denis, puis, par ordre du consul Bonaparte, son tombeau aux Invalides ^ Turenne avait été élevé dans la religion réformée ; mais en 1667, le jeune roi désira vivement sa conversion : pour la décider, Bossuet composa son Exposition de In docti^ine chrétienne, et Turenne abjura entre les mains de l'arche vcque de Paris, — afin de pouvoir être élu roi de Pologne, prétendirent les uns ; ann d'épouser la duchesse de Longueville, dirent les autres ; par ambition, enfin, selon Voltaire.
Condé représente le héros nobiliaire ; Turenne, malgré ses manies aristocratiques, représente le héros populaire de l'époque.
^ Voir notre Hislùir€''muêée dê la République françaistf 3* éditioO| t. 2, p. 333.
Confi, après avoir fait sa paix avec le roi, s'entendit avec le cardinal, fut nommé gouverneur de Guienne, et dirigea une campagne déplorable en Italie. Ce général frondeur écrivit sur la grâce, sur « les devoirs des grands », et contre les spectacles, a 11 aurait mieux fait, dit Voltaire, d'écrire contre les guerres civiles. » Dans son testament, il plaça cette phrase : « J'ay un très gi-and regret d'avoir esté assez malheureux pour me trouver en ma jeunesse dans une guerre contre mon devoir pendant laauelle j'ay toléré, ordonné et autorisé des violences et des aésordres innombrables... » La faiblesse de son caractère ne se démentit jamais. Gouverneur du Languedoc, vers la fin de sa vie Conti tomba dans une dévotion excessive, au point, a-t-on cru, d'abréger ses jours à force d'austérités. Ce prince mourut à Pézénas (21 février 1666). Il ^le sut acquérir qu'une demi-renommée, non par çes talents, mais |i cause de sa naissance. Un mot sememeoi à sa louangei il aima MoUb^ et Tonlut le prot^gp ! ^
BeauJbrt» le rot 408 Bcile$, existence romanesque, fhi plus tard f reéii en grâce; » en 1665, il ^mmanda une expédition en Afrique, et batltt deux fois sur mer les Âlgé-i riens ; en 1669, il conduisit des secoors aux Vénitiens contre les Turce» et se distingua au riége de Candie. Là il tenta une vigoureuse sortie ; mais, au moment où, dana sa bril«» lante audace^ i\ ehassait les musulmans de leurs post^ trois caissons dé poudre sautèrent, et il périt a^ec soixante de ses meilleurs officiers. Beaufort, soit comme chef des ânportafilt, woii ccmmie chef de fcondeurs, se comporta sans cesse en casse-cou politique. L'étourderie était son fait. Une anecdote le caractérise. Pendant la Fronde, à une époque oii les esprits inclinaient à se soumettre, le roi des Halles s'avisa de demander au président Bellièvre s'il ne changerait pas la face des aflaires en donnant un soufflet au duc d'Elbeuf. a Je ne crois pas, répondit le magistrat, ue cela puisse changer autre chose que la face du duc *Elbeuf. » Beaufort, ce petit-tiLs naturel de Henri IV, posséda beaucoup de la valeur de son aïeul, sans avoir la moindre dose de son bon sens.
' La Rochefoucauld devint chevalier des ordres du roi
Loiiîs XTV, rentra en grâce et passa sa vieillesse dans Tintimité des dames de La Fayette et de Sévigné. Il a laissé de remarquables maximes et d'intéressants mémoires. Celle qui occupa tant de pince en son cœur, la duchesse de Longueville, finit par se retirer du monde, alla vivre duns une solitude entière, et mourut dans la pénitence. De l'extrême agitation elle passa au repos suprême. Pour madame de Chevreuse, elle finit dans l'ombre, vieille, sans inHuenee, 4 ràge de soixanfc-dix-neuf ans.
En général, les grandes frondeuses perdirent tout ressort aussitôt que les cabales cessèrent. Ces héroïnes, n'ayant plusde théâtre, n'eurent plus de prestige. Les unes se jetèrent dans la dévotion , méritèrent que Ninon les appelât « les jansénistes de l'amour; » les autres tinrent bureau d'esprit; plus d'une se consola en accueillant les galantes déclarations de tel ou tel partisan de Mazarin. Elles redevinrent femmes, étrangères aux choses de la politique, essentiellement occupées à plaire. Mademoiselle de Montpensier, que son sarnom de c Jeanne Darc frondeuse » avait iânt réjouie, et dont le caractère offrit quelques beaux et brillante côtés^ entretint longtemps correspondance avec Condé, quand celui-ci se fut Joint aux Espagnols. Elle ne reparut complètement à la uour que bien plus tard ; ses aiBcwi avee Lauzun fireilt beaucoup de bruit et lui vahirent mille chagrins cuisante. Dans ses dernières années» HadexDoiselle se livra tout entière à la religion, aux prat^u^ pieuses; par son testament elle laissa d'immenses l^nsauxég^ses. Ses ilfemoirtfS'montrent jusqu*à quel point elle s'occupa d'elle, exclusivement, pendant les troubles. Vanité^ intrigue, tel fut le mobile de sa conduit&et de celle de ses pareilles.
Que dire des autres personnages de la Fronde? Leur changement de front n'eut rien qui doive étonner. Nés courtisans, ils continuèrent à fréquenter la Cour, pour y remplir des emplois divers, aux cotés de leur maitrc, oubliant la bourgeoisie et le peuple dont ils s'étaient momentanément, servis, désespérant à jamais de la cause féodale dont ils
avaient révé le triomphe impossible. Louis XIV tes réduisit
Si8 HISTOIRE ÂNECDOTIQUE
à rim{missaD«e en d^anielant leun chàieaiix-forts» qui formèrent un monceau de mines.
Mazarin, enfin» yunqneor sur toute la ligne, se montra \ quelque peu ingrat envers Anne d'Autriche, si courageuse I a le défendre, et qui mourut d'un cancer, à Tàgede soixantequatre ans. Mâzarin conclut la paix des Pyrénées (1659) et termina ainsi les guerres de la France et de rÉspagnCu Deux ans après le traité qui préparait la grandeur de Louis XIV, ce cardinal expira, laissant une fortune colossale, près de cent millions de notre monnaie actuelle, dont le quart devait appartenir à ses nièces, aux Mazarinettea, On ne le ménagea pas plus après sa mort que pendant sa vie. Aux éloges furent opposées une foule d'épitaphes en vers» en prose» latines ou françaises, celle-ci par exemple ;
Ci>gît rennemi de la Fronde, Celui qui fomhtk tout le monde-i Hfonrba jiuqnes am tombeaa; Il fonrba mSme le bourreau,
Evitant une mort infâme.
Il fourba le diable en ce point Qu'il pensait emportor son âme; Mais raffronteur n'eu avait point.
Ainsi, la mozortfMkfo surrécut àrhomme qui en avait été le sujet multiple et perpétuel ; les satiriques Tinsultèrent
Sr delà le tombeau : à entenidre eeux-ei» le successeur de chelieu aurait cumulé tous lesYices, -—fourberie, mauvaise foi, avarice, rapacité, impudidtémême, sans posséder Vombre de la plus mince vertu. Et pourtant, il fut impossible à ses ennemis de le déclarer vindicatiJf ou cruel. On Taccnsa fort a d'avoir pris sur le peuple, > et ce fut avec raison. Se-s économies sur la maison du roi et sur Tadminis* tration loi composèrent un trésor particulier.
Le talent de Mazarin a trouvé beaucoup de contradicteurs. Nous n*oserions pas dire que cet homme d* Etat fut véritablement grand, mais nous n'hésitons pas à reconubitre qu'il fut prodigieusement habile. Habile d'une façon mesquine, quant à ce qui regardait les choses de l'intérieur,' mais plus noblement sous le rapport des négociations étran-
DE tk FRONDE
gères. Parmi les historiens, les uns ont exagéré son mérite; les autres Tont nié ou méconnu.
n a réussi! voilà le mot de Ténigme ; il a réussi à vaincre la prépondérance naissante de la bourgeoisie, les menées ambitieuses die la noblesse. Rr son fm; Louis XIV» qui n*avait encore que vinglntrois ans à la mort dû cardinal, ne put ni ne voulut supporter rien de contraire an réfome despotique. Oh rapporte que le lendemain du trépas de Mazam d'archevêque de Rdnen vint trouver le roi et lui dit : — Sire, j'ai l'honneur de présider à l'assemblée du clergé de voire royaume : Votre Majesté m'avait ordonné de m*a*dresser à monsieur le cardinal pour toutes les afTaires ; le voilà mort; à qui Votre Majesté veut-elle que je m'adresse à l'avenir? — A moi, monsieur l'archevêque I... » Dans son conseil, Louis XIV déclara : c Je serai à Vavenir mon premier ministre. » Mazann n'avait rien épargné, dans les derniers temps de sa vie, pour rendre le jeune prince i^te à le remplacer.
Désormais , le parlement ne devait plus remontrer, et moins encore fronder; il n'avait qu à ol)éir. Adieu les velléités de pouvoir, les malencontreux désirs d'administrer la France, sans s'y être préparé de longue date. Le parlement restait, après comme avant laFronde, iin simple corps judiciaire, à nombreuse clientclle; et même, aux yeux des justiciables, il perdit un peu de sa dignité, à cause de ses fautes, de ses indécisions, et de ses incessantes p^^Unodies.
FIS DE l'histoire ANECDOTIÛUE DE LA FRONDE.
TÂBLfi DË8 MÂÏl£ttES
CHAPITRE PRKMIKR. — Intkoduction. — Portraite des Importants, des PetitS'Maitres, des Frondeurs et des Mazarins. — La fortune rapide de Giulio Mazarini. — Mort du cardinal de Richelieu ; gravures, vers, anaiîrarnme, cajiards, etc. ; quatrain de Benscrade. — Mazarin sjiccède de fait à Ricliclicu. — Caractère du nouveau uiinislre. — Louis XIH liérite. — Retour des exiiï's ; délivrance des « emljastillés. — Mot du comte de Tréville. — Gaston, duc d'Orléans. — Quatrain sur Richelieu et Bassoinpierre. — Le maréchal de Vitrv. — Le comte de Cramail. — (Année lt)i2 jusqu'au 21 lévrier 1643.)
CHAP. 11. — Maladie de Louis XIII. — Ses rancunes.
— Intrigues. — Le conseil de Régence. — Mort, enterrement, apothéose et portraits de Louis XIII. — Sort de son lestaincnl. — Mazarin va partir pour Rome. — La régentf! et le cardinal s'entr'aident. — Apostrophe à riniagc de Richelieu. — Portrait |)hysique et moral fie Mazarin. - Hniumaiies à Mazarin, à la régentei uuroi.
— (Uu il février 1643 au 8 mai 1643.) . '
réte BroHttel. Gotine en carnme. — La Meilleraie- PolioncèteSé — Gondi médiateur. — Journées des S6, 27 août 1648. — DescriptioB poétique des barricades. %
— UiUmlfe cour de Parlement. — Pourparlers avec Anne d'Aubridie. — Transaction. — Journée du 28 août .
— IHomphe de Brouseel. On dé&it les barricades.
— (Da 28 août 1648*aa 1« septembre 1648). ... 58
GHAP. — Madame Anne et le Mazarin sont insultés.
— Gloire militaire de^ondé ; ses lettres ; ses mécontentements ; ses susceptibilités. — Conférence à Saint- Germain. — L'assassinat de Tautorité royale. — Paix de Westphalie. — Le parti frondeur se. dessine. — Commencement des Matmnades, — Gazettes. — Imprimés de tontes sortes. — Gdporteurs ; leur escorte. — Célébrité du Pont-Neuf. — Le nés du gazetier Théophraste on Cacophraste Renaudot. — Isaac et Ëusébe BenMdot.--(Daie'sftptembre 1648aHl<'' janwl649.) 70
GHAP. Vin. — Pièces sur Mazarin. — Son nom est une injure. — Idées de Condé. — Enlèvement du roi. — Misère au château de Saint-Germain. — Paris mécontent. — La Fronde s'organise. — Les copies et /'onginal. — L'ouï-diPe de la Cour. — Contrat de mariage du Parlement avec la viâe de Paris. — Arrêt contre Mazarin. — Le cabitf^BT de la Cour. — Satires nou« Telles. — Justes plaintes des bourgeois de Paris. — Les chefe militaires de la Fronde. — D*Elbeuf et ses ttm ffiB. — Coati. — BoidUon. — LooguevUle. — > Parallèle entre ^eaufort et Gaston d*Oriéans. — Le plaisir i THOtel de Ville. — Armement des Pnisiens.
— (Du 1er janvier 1649 au 13 janvier 1649.) ... 80
GHAP. IX. — Les frondeurs prennent la Hastille. — La Fronde s'étend par toute la France. — Blocus de l^iris.
— Le pain de Gonesse. — Capitaine Picard. — Autorité du Parlcmcat. — Emprisonnement de la Uaillère
et de Launay-Gravé. — Le petit Gatilina. — Faits de « guerre des pots de chambre ; » mort et épitaplie de Tancrède de Rçhan ; dennen moments et mort du duc de GhâtiMon. — Le numehoir de Monsieur le Primie.
Pièces contre Condé. Ihi messager de paix mal reçu. — Le Senor don José lUeseas, ambassadeur d'Espagne. — Comédie du coadjuteur ; on se moque de lui et de ses amis espagnols. — Les troupes weymariennes de Turenne. — Traité de Saint-G«rmain. — Mot do Matthieu Mdé. — Les saintes huiles du coadjuteur. (Du 13 janvier 1649 au 1» avril 1649.) • . 97
CHAP. X. — Parti des Mitigés. — Enthousiasme en écrits. — Il faut désormais âler doux. — Guerre de plumes. — La Fronde se transforme. — Condé se plaint de Tingrate Gour. — A propos du siège de Cam- Vrai. — Les amours de la reine et du cardinal ; les pamphlétaires traitent la question. — Gkude Morlot, lihraire. — Répression. — Fin de Fancienne Fronde et commencement de la nouvelle.— La statue de Henri IV et la statue de Louis XIII. — Garaetèies de la nouvelle Fronde ; les personnalités. — Anne d'Autriche boude Paris. — Le roi des Halles et ses sujets et sujettes. — Le branle-Mazarin, etc. — * Anecdote du iardin- Renard. — Loub XIV & Paris* — Hommages au jeune prince. — - Chanson tm k retour de dam Anne, — Rivalités. --(Du le' avril4649 au 25 août 1649.). . 114
CHAP. XI. — Los chefs de la Fronde nobiliaire, — Monsieur et madame de Longueville. — Le prince do Marsillac. — Naissance et baptême du comte de Saint- Paul. — Prétentions de Gondé. — Son mépris pour l^Iazarin. — Trahisons de la Rivière. — Mot de mademoiselle de Montpensier. — Pamphlets contre Tabbé. — I^ marquis de Jarzé. Ses gahinteries ; ses prétendus triomphes amoureux. — Réaj^^arition de d^Émery à la surintendance. — Les rentiers de TRôtel de Ville et leurs
syndics. — Assassinat comique de Guv-Joly ; peur de Cliarlon. — Un clioval victimé. — Échauiroun'c tir. la Boulaye. — Guel-apcns contre Condé, sur le Poiit- Neuf. — Procès ; témoins à brievet ; habile défense de Gondi. — Le public au Palais. — Fôle de Noël. — Le eoflOjQQteur et son bréviairo. — (Du 25 août 1649 au k janvier 1650.) 129
• CHAP. XII. — Cond(^ brouilh' avec les Frondeurs. — Les amours du marquis de Jarzé. — On éloigne madame de Beauvais. — Couplet sur Jarzé. — Conduite de Monsieur le Prince envers la cour. — Mariage du duc de Richelieu et de « la laide Hélène. » — Pensées de vengeance chez Anne d'Aulriciie. — Gondi chancre de front. — (liston et mademoiselle de Soyon. — Gaston supplée La Ptivière. — Intrigues de madame de Chevreuse. — Gaston abandonne Condé. — Arrestation de Cundé, de Contiet de Longueville. — Détails. — Grand bruit dans la presse et feux de joie. — Pamphlets. — . « Retour du prince de Condé dans lerentre de sa méro. » — V Imitation de M. de Beaufart. — Miossens. — Condé plaisante sur Cadet- la-Perle. — Sauve-quipeut parmi les chefe de la Fronde.— (Du A janvier 1650 au 18 janvier i 650.) U3
CHAP. XIII. — Déplorable état des provinces. — La procession du roi René à Aix. — D'Kpernon et la ville de Bordeaux. — Siège du Cliàteau-Trompette. — Misères de la Guienne. — Madame de Loniiueville en Normandie. — Elle « englue » Turennc à Steuay. — Soulèvements divers. — Faits et gestes de la princesse de Condé. — La cour de Chantilly. — Pierre Lenet. — Sanglants épisodes en Guienne. — La cour du château de Turenne. — Séjour à Bordeaux ; plaisirs. — Les vendanges. — Bordeaux traite de la paix. — Les dames du Parlement de Bordeaux aux dames du Parlement de Paris, et réponse de celles-ci. — Entrée et résidence
du roi à Bordeaux. — EYënemento de Par». — Requête pour la liberté des princes. — Vie et mort de h princesse douairière de Condé. — Accusations. — Masarin « achète » Rhctel. ~ Ressources de Gondi. — Le rot prisonnier; les princes délivrés. — Hazarin quitte Paris et Gondé y entre. — Hazarift à Bruel. — Les théatins se dispersent. — Mort et épitaphe de d'Ëmery. — (Du 18 janrier 1660 au 6 avril 1661.)
CHAP. XIV. — Retour de Mars, jardinier à Paris. — Le Claquei de la Frofide. — Les belles frondeuses. — Le Trou fait n la nuit par Mazarin, et le Cardinal errant. — Mazarin est pendu en efligie. — Afort funeste de Mazarin. — Récit de Loret. — Credo de la Fronde. — Assemblées de l;i noblesse et du clergé. — Mazarin à liruel. — Nouvelles exigences de Monsieur le Prince. — Conduite du coadjuteur; ses griefs contre Condé. — (iricfs de madame de Montbazon. — Condé est menacé ; il quitte Paris. — Conseils de Mazarin à Anne d'Autriclie. — Les sous- ministres renvoyés. — Monsieur le Prince à SaintrMaur. — Placards divers. — Gondi pris entre les deux battante d^une porte.— Gondi bénissant Gondé. — Historique du plaeturd. — Biagorité du roi. — Gondé part pour la Guienne. — Nouveaux ministres. — (Du 6 avril 1661 au 8 septembre 1661.) 174
CHAP. XV. — État (les provinces. — La Fronde à Bordeaux; VOrmée\ articles d'union des ormistes. — La colombe miraculeuse. — Sceau des publicistes de l'Ormée. — Influence croissante des ormistes. — Enthousiasme pour les princ^es. — Tiédeur des parleinm' tdres. — Lutte avec le quartier du Chàteau-Ilouge. — La Chambre de l'Ormière. — Jugements divers, — Duretête; ses façons d'agir et de parier. — Les condéens sont absorbés. — Réaction contre TOrmée; supplice de Duretête. — La Fronde en Provence; les sabrcars et les caniv^U, — Afiaires de Soinlouge. — Plan de Mon-
pnges
sic'iir le l^riiu'O. — (iomii v;i rire cardinal do Retz. — Turenne etlîoiiilhui s'enleiuleiu avec la Cour. — Rentréo dp Mazarin, avec des soldats. — Mise à prix de la lèto du cardinal. — Vente de sa bibliothèque. — Jules et Brute. — Arrestation de Bilaut. — Conduite du parlement. — Mazarin à Poitiers. — Révolte d'Angers. — Mademoiselle et ses 7naréchaîeS'de-ramp. — Jeanne Darc frondeuse. — Combat de Bléneau. — Condé et Turenne. — (Du 8 septembre 16^1 au 11 avril 1G52. 185
CHAP. XVI. — Condé dans Paris.— Tumulte. — AlTairc de la rue de Tournon. — Situation malheureuse delà capitale et de ses environs. — Essais infructueux d'arrangements avec la Cour. — Prise et reprise de Saint- Denis. — Processions de châsses ; k dévot Condé. — Offres de Christine de Suède au parlement. — Mesures de bienfaisance; œuvre. — Guerre des iMenardcaux. —
' La paille. — Condé et Turenne, au faubourg Saint-Antoine. — Bataille. — Lâcheté de Gaston d'Orléans ; courage de sa fille. — Elîet d'un coup de canon. — Condé est sauvé par Mademoiselle. — (Du 11 avril 1652 au 3 juiUet 1652.) m
ClIAP. XVII. — Ce que vent Condé. — Grande assemblée à l'H(Mcl (le Ville. — Les condéens sur la place de Grève. — Les princes dévouent les magistrats municipaux à la haine du peuple, — Incendie et massacre de THôtel de Ville. — Inaction du duc d'Orléans et de Condé. — Mademoiselle de Montpensier se montre. — Pendaison remise. — Brousscl, prévôt des marchands;" flon incapacité. — Mauvaise situation des Parisiens. — Confusion. — Duel de Beaufort et du duc de Nemours.
Soufdet reçu par le cojute d(î Bieux^^ coup do poing donné à Condé. — Les mitiyés prennent le dessus. — LeParlciuent à Pontoise; mort de Benserade. — Complot royaliste. — Papier ou ruban opposé à la paille.— — Broussel cesse ses fonctions. — Découragement de
pagr>
la Fronde. — Mazarin s'en va encore. — (Du 3 juillet
"1652 au 12 août 1652.) 21i
CHAP. XVIII. — Mazarin réside à Sédan. — Gondi en
députation. — Il harant^ue Louis XIV ; réponse du roi.
— Autres députations. — Derniers efforts de Condé.
— TurcnnR le tient en érhec. — ConAè. sort dft France.
— Rentrée du roi dans Paris. — Mot audacieux de mademoiselle de Montpensier. — Lit de justice. — Bannissement de Beaufort, La Rochefoucauld et Kolian.
— liegrets amers de La Rocliefoucauld. — La Fran chise. — Amnistie. — Le Parlement bâillonné. — Réactions. — Complot. — Quelques imprimés du temps.
— Sort de madame de Lon^meviile. — (ïondi, suspect, est arrêté. — Œuvres de réaetion. — Retour définitif de Mazarin à Paris. — Vers : louanges et satires. — Mazarin reprend son luxe et sa puissance. — (Du
12 août 1652 au 29 mars 1()53.) 222
CHAP. XIX. — Les frondeurs dans les provinces. — Misère ^^énérale. — Comment (inissenlies frondeurs des deux époques. — Tableau de Paris et des provinces.
— Mœurs diverses. — Oublieux. — Les femmes. — Le hocca ; détails sur ce jeu. — Les tontines. — Académistes. — Les vices des grands. — Peinture, littérature, innovations diverses. — La milice bourgeoise. —
(Du 29 mars 1653 à la fin de la Fronde.) ..... 231
CHAP XX. — Conclusion 2ii