PRÉFACE
a paru, en 1833, dans le Ithixta Cf>n- ? temporanea de Turin , lÏTraison de novembre, et. sous le titre de // Cardinale i Mazarino ^ une biographie jusque-là inédite du cardinal. Elle avait été trouvée dans la bibliothèque de l'Université de la même ville. L'éditeur s'est borné, dans on court avant-propos, à quelques remarqnes qui l'ont amené à conclure que l'auteur devait avoir été condisciple et ami de Mazarin, qu'il était probablement habitant de Rome, enfin que son écrit était adressé à un prince sérénissime qui l'avait demandé, et qui sans doute était le cardinal Maurice de Savoie, second fils de Charles-Emmanuel I", fr^e de Viclor-Amédée et oncle de Charles- Emmanuel II, Il n'a d'ailleurs pas songé seulement à donner la moindre indication sur l'écriture, sur le format, sur la date du manuscrit; et pas davaniage à ajouter au texte quelques éclaircissements absolument nécessaires. Il n'a pas même rétabli dans la plus mince notule les noms
IV pre;fage.
italianisés des personnages français, laissant Ciore pour CoeusfrCy Ruiné pour Rouvray, Semiens pour Servien, lÀuni pour Lionne, etc. Encore moins a>t-il pris la peine de chercher quel degré de confiance doit être accordé aux récits de l'écrivain inconnu.
Quelque défectueuse que soit cette publication, el]e a pourtant, peu de temps après son apparition, appelé l'attention d'un spirituel érudit qui l'a analysée, trop brièvement à notre avis, dans VAthenxum du 10 mars 1856, t. V, p. 171. M. Charles Asselineau nous paraît ne s'être proposé que de signaler l'existence de la nouvelle biographie.
A cette époque^ nous avions déjà, nous-métoe, préparé, avec le secours de notre oncle, M. Thabuis de Guidon, une traduction complète de l'article de la Rivista : qu'en devions-nous faire? nous ne le savions pas bien encore ; mais il y avait là des faits très-intéressants, des anecdotes très-curieuses; et nous voulions, en tout cas, les avoir à notre disposition.
Plusieurs circonstances nous ont fait ensuite négliger ce travail jusqu'à l'année dernière, que nous l'avons relu avec un soin plus attentif. Nous avons été alors singulièrement frappé de l'intérêt que présente la partie relative aux premières années et aux premiers çmplois de Mazarin, avant son entrée définitive dans les Conseils du roi de France. Mais quelle pouvait être la valeur des récits du biographe? Nous nous sommes appliqué à les comparer avec les apologies des historiens du cardinal et avec les médisances des pamphlétaires de la Fronde. Cette comparaison achevée,