‹ Histoire anecdotique de la jeunesse de MazarinChapitre 21 sur 22 · La solennité eut lieu le 7 septembre · texte numérisé non relu

La solennité eut lieu le 7 septembre

i6ôl. Il y en a une bonne relation intitulée :

Les Particularités des cérémonies obserçées en

la majorité du roi^ açec ce qui s'est fait et

passé au parlement^ le roi séant en son lit de

justice. Paris. 1651, 8 pages.

93. Elle a été imprimée dans la pièce qui a pour titre : V Entrée du roi dans son parlement pour la déclaration de sa majorité^ ensemble la

lettre écrite au roi par M. le Prince sur le sujet de son absence à V action de sa majorité. Jouxte la copie imprimée chez Nicolas Jacquard 1651, 8 pages; et puis séparément:

Lettre écrite au roi par M. le prince de Condé sur le sujet de son absence à l'action de sa majorité^ du 6 septembre 1651. Paris, Nicolas Vivenay, 1.661, 8 pages.

94. Déclaration du roi pour F innocence de monseigneur te prince de Condé^ vérifiée en parlement^ Sa Majesté y séant ^ le 7 septembre 1651. Paris, par les imprimeurs et libraires dn roi. 1651, 8 pages. Il y avoit eu la veille, c'est-à-dire avant Taction de la majorité, qu'on y prenne garde, une Déclaration du roi portant défenses au cardinal Mazarin , ses varents^ alliés et domestiques étrangers ^ sous quelque prétexte que ce soit^ de se montrer dans le royaume et autres pays sous la protection de Sa Majesté^ et a tous gouverneurs et autres officiers de les y souffrir^ sur les peines y mentionnées^ vérifiée en parlement le sixième septembre 1651. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi 1651, 14 pages.

95. Le prince de Condé partit, non de Limours, mais de Saint-Maur le 13 septembre.

Il donna avis de son départ au duc d'Orléans par la Lettre de M, le prince de Condé à Son Altesse royale sur le sujet de son éloignement de la cour^ du \3 septembre 1651 . Paris Nicolas Vivenay. 1C51, 8 pages. Nous n'en citerons

que cette phrase qui justifie en un point le biographe : « En même temps j'appris qu'on avoit donné ordre pour licencier ou charger les troupes qui sont sous mon nom ; pour à quoi parvenir plus facilement, Votre Altesse royale sait qu'on a séparé celles qni sont aussi sous son nom, du corps de l'armée; dans la croyance que Ton a, qu'elle n'autoriseroit pas cette violence. » •

96. Avant la fin de septembre, en effet, le roi se rendit à Fontainebleau ; et le S octobre, il partit de cette ville pour aller enlever Bourges au prince de Gonti qui s'en étoit rendu maître.

97. L'ordre de recruter des troupes est antérieur à la lettre qui contient l'invitation de revenir en France, ainsi qu'on va le voir ; car nous croyons devoir reproduire, à cause de sa rareté, cette lettre qui a été publiée sous le titre de Lettre du roi écrite au cardinal Mazor rin. S. I. n. d. 2 pages.

« Mon cousin, j'ai lieu de croire, selon les ordres que je vous ai ci-devant donnés, que les troupe» que j'ai désiré que vous missiez sur pied sont en état de marcher et de me servir. C'est pourquoi mon intention est que sans aucune perte de temps, vous vous acheminiez avec ces mêmes troupes du côté où je suis, et

sans répliquer à cet ordre, que vous y obéissiez. Je mande à mon cousia le maréchal d^Hoc* quincourt de s'avancer aussi avec celles que j^ai fait assembler en mes provinces de Picardie et de Champagne ; et par , un ordre que je lui adresse, je commande à toutes les villes de mon royaume de l'y recevoir et loger, et à tous mes officiers et sujets de favoriser sa marchç. Ce que j'espère qu'ils exécuteront, peu d'entre eux pouvant ignorer combien j^en ai besoin pour réduire sous mon obéissance ceux qui s'en sont soustraits, qui est le seul moyen qui peut avancer leur repos pour lequel je travaille incessamment. Et l'affection et la fidélité que vous avez toujours eues à mon service m'assurant que vous exécuterez sans remise ce qui est de ma volonté, je prie Dieu qu'il vous ait, mon Cousin, en sa sainte et digne garde. Ecrit à Poitiers le douzième décembre 1651, Signé Louis ; et plus bas de Loménie. au dos est écrit : A mon cousin le Cardinal Mazarini.

98. Nous avons dit plus haut {yoir la note 76) que le parlement ne rendit pas moins de trois arrêts contre Mazarin dans le seul mois de décembre. Celui du 29 donna lieu à une polémique très -vive dont les deux pièces principales sont les Sentiments d'un fidèle sujet du roi sur r arrêt du parlement du vingt -neui^ième

décembre 1661. S. 1. n. d., 73 pages, et le Complot et entretien burlesque sur F arrêt du 29 décembre^ contenant les principaux chefs diaccusation contre le ministère du cardinal Mazarin^ par le sieur de Sandricourt, Paris, 1652, 23 pages. C'est à ce propos qu'on peut » dire avec le biographe que les princes et le parlement « s'aidèrAit de la langue » ; mais il faut ajouter que l'arrêt lui-même était un instrument de plus dangereux usage puisqu'il mettoit à prix, la tête du cardinal.

99. Charles de Monchy, marquis et maréchal d'Hocquincourt, mort en 1658. Henri de Saint-Nectaire, marquis de la Ferté, maréchal de France, mort en 1681. Le premier commandoit en effet les troupes du cardinal Mazarin. Le second n'eut aucune part à cette expédition.

100. Le cardinal Mazarin rejoignit la cour le 28 janvier 1652, non à Amboise, mais à Poitiers. Il ne passa dans la première ville qu'au commencement de février, quand le roi se rapprocha de la Loire pour appuyer le siège d'Avignon.

101. Paul Mancini, fils aîné de Géronime Mazarini et du chevalier Lorenzo Mancini.

Nous verrous plus loin qu'il mourut des blessures qu^il avoit reçues au combat du faubourg de Saint- Antoine.

102. La conjonction et est de trop; car le premier président étoit en même temps garde des sceaux. On sait que c^étoit Matthieu Mole, mort en 1656. Le document que le biographe donne ici tant bien que mal en substance est Y Arrêt du conseil cTEtat duroi donné en faiseur du cardinal Mazarin; jouxte la copie imprimée à Poitiers par Julien Thoreau. 1652, A pages. Il est du 18 janvier.

103. C'est passer bien légèrement sur les événements qui marquèrent le commencement de cette année 1652, surtout en Guyenne.

Quoi qu'il en soit, le prince de Condé rentra dans Paris le 1 1 avril.

104. Nous ne voyons pas d'autre pièce à qui puisse s'appliquer ce passage, que là f^éritable lettre circulaire de messieurs du parlement enifoyée a tous les parlements de France, Paris, veuve J. Guillemot, 1652, 4 pages. Elle accompagnoit le Véritable arrêt de la cour de parlement^ donné toutes les chambres assemblées^ les vendredi et samedi 19 ô^ 20 juillet 1562. Paris, par les imprimeurs et libraires

ordinaires du roi. 1652, ô pages. Le parlement avoit par cet arrêt invité le duc d'Orléans à prendre la lieutenance générale du royaume ; et en cela il n avoit contenté ni les princes ni la faction, qui auroient voulu qu'il établît lui-même, suivant les expressions d'un faux arrêt publié dans le même temps, « l'oncle unique de Sa Majesté lieutenant général et souverain du royaume pendant la captivité du roi. »

106. Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, né à Sedan le 16 septembre 1611, mort le 27 juillet 1676. "

106. Jacques de Sault, comte de Tavannes, né en 1620, mort le 22 décembre 1683. On sait qu'il a laissé des Mémoires très-estimés. Il paroît que la Fronde le fit maréchal de France, comme la Ligue avoit fait son grandoncle Jean de Saulx vicomte de Tavannes, sans que ni l'un ni l'autre aient jamais pu jouir de cet honneur.

107. Le duc de Nevers. C'est le duc de Nemours, Charles-Âmédée de Savoie, tué en duel, le 30 juillet 1662, par son beau-frère le ducde Beaufort.

Nous ne devinons pas ce que c'est que Rivafaur. Le manuscrit 6486 du supplément fran-

cois porte // Roccafago. Ce seroit alors François yi, duc de La Rochefoucauld, qui fut en effet blessé grièvement dans cette journée et mourut en 1680.

François de Vendôme, duc de Beaufort, mort devant Candie le 25 juin 1669.

108« Il y a là une confusion étrange de deux combats parFaitemênt distincts : c^ui du A mai, qui eut lieu devant Etampes et qui interrompit la revue de l'armée des princes que Mademoiselle passoit à son retour d'Orléans; celui du faubourg de Saint-Antoine que Turenne livra au prince de Condé le 2 juillet.

Tavannes joua en effet un rôle brillant dans le premier; mais tout Thonneur du second, du côté de la Fronde, fut remporté par le prince. Dans la Relation i>éritable de ce qui se passa ^ le mardi 2 de juillet^ au combat donné aufau^ bourg Saint' Antoine entre les troupes du cardinal Mazarin^ commandées par les mare' chaux de Turenne et de La Ferté^ et celles de Monsieur le duc d^ Orléans et de Monsieur te prince. Paris, Nicolas Vivenay, s. d. 31 pages. Marigny dit des ducs de Nemours, de La Rochefoucauld et de Beaufort : « Dans cette attaque (celle de l'avenue de Charenton), le duc de Nemours, qui fit tout ce qu'on peut faire humainement dans la guerre, fut blessé à la main et

reçut sur sa cuirasse cinq ou six coups de mousquet et deux dans son chapeau. Le duc de La Rochefoucauld, dont on ne peut assez louer Tintrépidité, fut blessé d'un coup de mousquet au visage. ... Le duc de fieaufort, qui durant toute la journée avoit donné des témoi* gnages illustres d'une Taleur singulière, reçut en cette occasion quantité de coups sur sa cuirasse; et comme il étoit pied à terre, rudement attaqué par les ennemis et en danger de perdre ou la vie ou k liberté, Monsieur le Prince vint fondre comme un foudre sur les ennemis et lui donna loisir de remonter à cheval et de se retirer. » Nous ne voyons pas que Marigny parle des trois chevaux tués du prince de Condé; mais voici en quels termes il rend hommage à la conduite et à la valeur du prince : « Il seroit mal aisé d'exprimer la joie qu'eut tout le peuple de voir l'armée du prince ep sûreté, les acclamations dont il accompagna Monsieur le Prince, lorsqu'il rentra dans la ville, les bénédictions qui lui furent, données, et les grâces que l'on rendit à Dieu pour l'avoir conservé dans une si glorieuse journée. Mais il seroit encore plus difiBcile de donner à sa valeur les justes louanges qu'elle mérite. Il suffit de dire que dans une occasion, la plus dangereuse. et la plus belle que l'on ait vue depuis le commencement de la guerre, il a porté partout la ter-

reur et reffroi ; que les eanemis Vont rencontré partout ; qu^il a essuyé le feu de toutes les attaques; qu*il a, par son exemple, rehaussé Tardeur des plus braves; qu^il a, par son courage et sa prudence, raffermi ceux que le grand nombre et la mauvaise fortune avoient fait ployer; et qu^il a montré que sa présence étoit capable de suppléer à Tinégalité d'une armée plus foible d'hommes que celle qui Tattaquoit ; qu'enfin il étoit non*seulement capable de faire combattre et vaincre de vieux soldats, mais d*en faire sur-le-champ, puisque les bourgeois de Paris qui sortirent hors de la ville, le voyant à leur tête-, se crurent invincibles et allèrent aussi avant que les vieilles troupes. » Mancini étoit avec les volontaires sous le commandement du marquis de Saiiit-Mégrin dans l'attaque de la barricade que défendoient Tavannes et Clinchamp. « Le Mancini, neveu du cardinal Mazarin, fut du nombre des blessés, dit Marigny. Comme cette nouvelle lui fut apportée, il fit cent extravagances, et, pleurant devant le roi, lui dit que Sa Majesté lui étoit fort obligée puisqu*il venoit de perdre son sang pour son service. On enrendroitun notable à l'État, si, pour épargner le sang de tant de braves François,.rarrét qui met sa tête à prix étoit heureusement exécuté. » Mancini mourut des suites de ses blessures le 13 juillet. Il étoit âgé de dix-huit ans.

109. Mazarin partit le 19 août, non deCompiègne, mais de Pontoise. Il se rendit à Bouillon, dans le pays de Liège, et non à Bar-Ie- Duc. La cour n'alla à Compiègne que le 23.

Ce ne sont pas toutes les inexactitudes de ce récit; mais il seroit trop long de les relever. D'ailleurs les circonstances de cette seconde retraite du cardinal sont bien connues,

110. Ce fut Talon qui, à la sollicitation du parlement fit demander des passe-ports à la cour. Le chancelier et le garde des sceaux loi répondirent par un refus motivé sur ce que le roi avoit transféré son parlement à Pontoise et interdit à ses officiers toute fonction dans Paris. Leurs lettres furent portées et lues à l'audience du 30 septembre par le conseiller Doujat.

111. Les choses ne se passèrent pas absolument comme le dit le biographe. Il y eut d^abord un Edit portant amnistie de tout ce qui s'est passé à l* occasion du présent mouvement à la charge de se remettre^ dans trois iours^ dans Vobéissance du roi^ vérifié en parlement le 26 août 1652. Pontoise, Julien Courant, 1652, l5 pages. Le parlement de Paris le vérifia en «ffet ; mais par son arrêt, il en excepta : 1 . les auteurs et les complices de l'attentat fait à

la justice le 25 juin ; 2. ceux qui pouvoient être coupables de Tincendie et des assassinats commis en l'hôtel de ville le 4 juillet. Or il est à remarquer que l'affaire du 25 juin, qu*on a appelée la guerre des Menardeaux^ étoit imputée à la cour ; et la Fronde affectoit de renvoyer aux royalistes la responsabilité de l'incendie de Thôtel de ville. Une partie du peuple prit parti contre l'arrêt de vérification ; on fit une assemblée dans le jardin du Palais-Royal, le 24 septembre, pour contraindre le parlement à accepter l'édit sans exception ni réserve. Mais le surlendemain fut rendu V Arrêt de la cour du parlement portant dé fefUf es de s attrouper^ faire assemblée et afficher aucuns placards et bil^ lets tendant à sédition^ du jeudi 26 septembre 1652. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi. 1652, 4 pages. Le même jour, le roi donna une Déclaration en faiseur des bourgeois et habitants de la ifille de Paris ^ contenant la levée des modifications portées par C arrêt de (vérification de r amnistie accordée par Sa Majesté. Pontoise , Julien Courant, 1652, 3 pages; et il fit délivrer à Antoine Estienne une Commission du roi envoyée pour imprimer^ publier et afficher sa déclaration d'amnistie en faveur des bourgeois et habitants de la bonne ville de Paris, S. 1. 1652, 4 pages. La Déclaration fut donc imprimée, mais en se-

cret ; et rhomme à qui, au rapport du P. Berthod, M. de Beauvais en avoit remis quantité de copies pour les afficher dans les carrefours, fut pris par un conseiller que M. le Prince avoit mis au guet, et mené prisonnier à la Conciergerie. Il ne servit de rien au conseiller Charles Prévost et aux bourgeois de rassemblée du Palais-Royal d'avoir été mis sous la protection du roi par un arrêt du parlement de Pontoise en date du 25 septembre. Le 28, le parlement de Ps^ris n'en ordonna pas moins que ceux qui avoient été arrêtés seroient mis à la question parce qu'ils ne ^ouloient pas avouer « d'où les copies des Déclarations leur étoient venues, m Les planches des placards furent rompues chez l'imprimeur, qui du moins eut le bonheur de se sauver/ Le 3 octobre , il fut rendu un autre Arrêt de la cour de parlement portant que députation sera faite vers Sa Majesté pour la supplier de donner une amnistie dans les termes ordinaires^ çérifié en sa cour de parle»

ment de Paris. Paris, par les imprimeurs et libraires ordinaires du roi, 1652, 7 pages. Enfin après la rentrée du roi, il parut un second Edit portant amnistie générale de tout ce qui fut fait à r occasion des mouçements passés Jusques à pré sent y vérifié en parlement^ toutes les chambres assemblées au château du Louvre^ publié^ le roi y séant^ le ^2 octobre 1652. Pa-

m, par les imprimeurs et [libraires ordinaires du roi 1652, 8 pages.

112. La députation du clergé se rendit, la première, à Compiègne le 9 septembre; celle des six corps de marchands alla à Pontoise le 26 ; enfin celle de la milice fut reçue à Saint-Germain le 17 octobre. Il n'y eut pas de députation du parlement. Le roi n en voulut pas.

113. Pierre Broussel avoit donné sa démission dès le 24 septembre. Le duc de Beaufort ne consentit à donner la sienne que le 14 octobre.

1 lA. C'est aux députés de la milice que le roi fit cette réponse. Il leur dit que, content de leur obéissance et pressé de satisfaire à leur désir, il comptoit aller coucher au Louvre le 21 . Belation de tout ce qui s'est fait et passé en la députation du corps de la milice de Paris et V assurance que le roi a donnée de se rendre le 21 octobre à Paris , avec toute la satisfaction quon a désirée de Sa Majesté. Paris, Pierre le Petit, 1662, 8 pages.

115. Le roi rentra en effet dans Paris le 2 1 , comme il T avoit projeté, au milieu des acclamations du peuple; et les pamphlétaires sa-

luèrent son retour, il faut le dire avec plus de bonne volonté que de succès. Les P articula^ rites de tout ce qui s'est passé à rentrée et au retour du roi dans sa cille de Paris ^ le lundi 21 octobre 1652. Paris, Jacques Le Gentil 1652, 7 pages.

116. Gaston s'étoit engagé par écrit, le jour même de Tentrée du roi et pendant que le cortège royal étoit encore hors de la porte de la Conférence, à sortir de Paris le lendemain. n se retira en effet à Limours d où, après avoir signé un nouvel acte de soumission, il eut permission de se rendre à Blois.

117. Le prince de Condé avoit quitté Paris le 13 octobre avec le duc de ^Lorraine.

118. Mazarin rentra en France à la fin de 1652. Il rejoignit Tarmée de Turenne devant Bar-le-Duc, assista à la reprise de quelques chà* teaux dont les Lorrains s'étoient emparés pendant l'été, et arriva à Paris le 3 février 1653. Les manuscrits 104372 du Fonds Baluze et 5485 du Supplément françois Si'joutentaiU texte de la Rl\fista « qu'il fut reçu avec beaucoup de pompe et de faste. » Cela est vrai, car les officiers de la couronne et les grands seigneurs qui étoient à Paris allèrent à sa rencontre

jusqu^à Dammartin; le roi même TatteDdit au Bom*get où il le prit dans son carrosse pour le conduire au Louvre. Les mêmes manuscrits ajoutent encore « qu*il fut déclaré grand aumônier de France, dignité du défunt cardinal de Lyon. >• C'est' une erreur. Alphonse du Plessisde Richelieu, archevêque d'Aix en 1626, de Lyon en 1628, cardinal en 1629, grand aumônier en 1632, ne mourut que le 28 mars 1653; et il eut pour successeur dans la grande aumônerie le cardinal Antoine Barberini. Le cardinal Mazarin n^avoit pas pu prétendre à une telle charge puisqu'il n'étoit pas prêtre, ou suivant l'expression de l'abbé de Laffemas dans la Lettre à monsieur le cardinaL burles" que^ puisqu'il n'étoit

in sacris^

N'ayant ordres donnés ni pris.

119. Victoire Mancini mariée, suivant le père Anselme, le 4 février 1651, à Louis de Vendôme, duc de Mercœur et plus tard cardinal de Vendôme. Ce mariage qui a voit été Tobjet de difficiles négociations et le thème de nombreux pamphlets dès 1649, fut d*abord tenu secret; et ainsi il donna prétexte à des plaintes très-vives de la part du prince de Gondé. Le duc de Mercœur l'avoua enfin, le 3 août, devant le parlement qui Tavoit mandé

par arrêt. C'est peut-être à cause des oppositions ardentes qu'il rencontra, et du mystère dont en conséquence on se crut obligé de l'entourer, que le contrat ne fut dressé et signé que le 29 mai 1654, trois mois après le mariage du prince de Gonti. Les manuscrits 1 0487^ du Fonds Baluze et 5485 du Supplément fran-^ cois ajoutent donc gratuitement à ce paragraphe; « Mazarin ayant donné à sa nièce un demi-million de dot. >»

120. Le biographe commet ici une erreur; ce n'est pas la seconde Mancini. Les manuscrits 10487* du Fonds Baluze et 6485 du Supplément françois en commettent une autre lorsqu'à cette phrase incidente: « et dont le mariage avoit été empêché par les troubles du royaume, >» ils substituent celle-ci : « quand les troubles du royaume le (Mazarin) contraignirent de se retirer à Cologne. » Le projet de cette union étoit antérieur même aux premiers mouvements de la Fronde. On sait que le duc de Caudale étoit Louis - Charles - Gaston de Nogaret de La Valette , mort à Lyon en 1658.

C'est Anne-Marie Martinozzi.qui épousa le prince de Conti en 1654. Le contrat fut signé le 21 février, et le mariage célébré le lendemain 22.

121. Elle s'appeloit Laure Martinozzi. Le duc de Modène étoit Alphonse IV d'Esté, duc de Modène et de Reggio, mort le 14 octobre 1658, à Tâge de 28 ans. Le contrat porte la date du 27 mai 1655. La célébration du mariage n'eut lieu que trois jours après, le 30«

1 22 . Olimpe Mancini fut mariée, par contrat du 19 février 1657, à Eugène-Maurice de Savoie, comte de Soissons, fils du prince Thomas qui fiit général au service de France et même eut mie part considérable à la direction des affaires pendant le premier exil du cardinal Mazarin . U étoit donc cousin et non frère du duc régnant, Charles-Emmanuel II, et neveu de madame Royale, Christine de France, sœur de Louis XIII. Le biographe a pu pourtant parler du sang royal à propos de ce mariage ; car le comte de Soissons appartenoit par les femmes à la maison de France.

Il y a ici dans les . manuscrits 10487^ du Fonds Baluze et 5485 A\x Supplément françois des variantes qu'il n'est pas inutile de signaler. Le paragraphe commence ainsi: « Dans le temps que couroit Tannée 1657, Mazarin fut déclaré par le .roi duc et pair de France aux applaudissements universels; et poui*suivant ses projets d'établissements pour sa maison, il maria sa quatrième nièce de la Caza Mancini....

au prince Eugène de Savoie, fils du prince Thomas... » Le reste est suppriiité et remplacé par ce qui suit : « Cette dernière nièce fut trèsaimée du roi, tant aimée que peu s'en fallut qu'il ne Tépousât, se plaisant à ta combler des plus hautes faveurs ; et on dit que pour voir son amoureuse. Sa Majesté se travestit et courut ainsi dans Paris, passant sous cette forme devant le carrosse de sa belle aimée. »

123. Ces deux nièces étoient Hortense et Marie Mancini. La première fut mariée à Armand-Charles de La Porte, duc de Mazarin et de La Meilleraie, suivant contrat du 28 février 1661. Le mariage fut célébré le 1*' mars, huit jours avant la mort du cardinal. La seconde épousa, le 11 avril de la même année, Laurent Onuphre Colonna de Gioëni, duc deTaliacote, prince de PoUiano et de Gastiglione, connétable de Naples. On trouvera dans une des notes qui suivent quelques détails sur ce dernier mariage.

Le biographe a oublié une septième nièce:

Marie-Anne Mancini, qui fut unie le 20 avril 1662 à Godefroy Maurice de La Tour d'Au-^ vergue, duc de Bouillon, fils aîné de Frédéric Maurice et neveu du grand Turenne.

En terminant cette note, nous devons dire que les dates des contrats de mariage de la duchesse de Mercœur, de la princesse de Conti;

de la duchesse de Modène, de la comtesse de Soîssons et de la duchesse de Mazarin nous ont été fournies par M. Richard, conservateur adjoint de la Bibliothèque impériale , qui les a prises sur les originaux dans les papiers de Colbert.

124. Le biographe veut parler ici d'Alphonse Mancini, frère cadet de Paul ; mais le neveu du cardinal mourut le 5 janvier 1658 des suites d*un accident qui lui étoit arrivé au collège de Navarre. La faveur de Mazarin se reporta alors sur un troisième Mancini, Philippe Julien, qui, né à Rome en 1641, eut en 1654 rhonneur de porter le manteau royal au sacre de Louis XIV, fut capitaine-lieutenant des mousquetaires du roi, lieutenant général du Nivernois, de la Rochelle et du pays d'Aunis, chevalier du Saint-Esprit en 1661 , duc de Nevers et mourut à Paris le 22 mai 1707. Il avoit épousé Gabrielle de Damas, fille de Claude de Damas, comte de Thiange.

Dans les manuscrits 104872 du Fonds Ba^ luze et 5486 du Supplément français y le para-graphe relatif à Hortense et à Marie Mancini est transposé et refait ; celui qui tou(;he au duc de Nevers est supprimé. Après avoir parlé du mariage de la comtesse de Soissons, on continue de la manière suivante :

« En 1659, la guerre entre les deux couronnes touchant à sa fin , il plut à Sa Majesté , de Tavis de ce grand cardinal Mazarin, de conclure la paix entre TEspagne et la France, paix saluée par la joie universelle, surtout à cause du mariage qui s'ensuivit, du roi de France et d'Anne (Marie) Thérèse, fille aînée de Philippe IV, roi d'Espagne. Moins encore peut-être par Taccomplissement de ce mariage que par la conclusion de la paix, Mazarin s'acquit une éternelle gloire.

« 11 lui restoit deux autres nièces de la maiton Mancini qu il a voit fait amener de Rome en France et qu'il tenoit dans un couvent, pensant à les allier, quand il en seroit temps, aux plus nobles et principales familles francoises , ou bien à Rome, à la maison Orsini des ducs de Bracciano. En ce temps, il se réconcilia avec le cardinal de Retz; et il eut la pensée de marier son neveu, pour qui il avoit acheté le duché deNevers, avec la Gondy, nièce du cardinal.

« Poui*suivant l'élévation de sa maison, le roi fit, sur ses instances , élever Mancini , son autre neveu * au cardinalat par le pape Alexandre VII ; Mazarin renonçant en faveur de ce fils de sa sœur à des abbayes de France

i . François-Marie Mancini fut créé cardinal en 1 660 et mourut en 1672. Il fut un des exécuteurs testamentaires de son oncle.

de 30 000 écus de rente et lui donnant le beau, palais qu'il avoit acheté sur le Monte-Cavallo près du palais pontifical.

« Parvenu au plus haut point de satisfaction qu'il pût désirer, très-aimé du roi de France, du roi d'Espagne, de l'empereur et de tout le collège des cardinaux, s'étant fait des amis et en grande partie des parents de tous ses ennemis, ayant accumulé des trésors (des millions F. B.), étant allié, au sang royal et aux plus grands princes de France et d'Italie, ayant bâti dans ces deux pays des églises somptueuses et de très-beaux collèges, ayant fait nonuner des cardinaux sur sa recommandation, honoré et courtisé des princes et neveux du pape, ayant enrichi et élevé aux plus grands honneurs ses parents, à la fin il mourut à Paris en 1661, avec un très- sensible regret, au grand chagrin du roi, au comble de la gloire et de la considération non-seulement en France mais dans toute la chrétienté à cause de la paix universelle qu'il lui avoit donnée ; laissant au roi plusieurs traités politiques et chrétiens sur le gouvernement du royaume, tant pour l'offense que pour la défense, et sur les moyens de faire de grandes sommes de deniers.

« Et parce qu'il lui restoit à marier sa dernière nièce, il lui laissa pour cet effet par son testament 300 000 écus de dot. Elle fut mariée

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à Rome au prince et grand d'Espagne D. Lorenzo Golonna qui F alla prendre à Milan à son arrivée de Paris. Ainsi Mazarin fut apparenté à ses anciens patrons.

« Il laissa encore de quoi ériger un collège de jeunes nobles étudiants italiens, particulièrement romains, le dotant avec magnificence. Il laissa aussi beaucoup d'argent à des maisons religieuses, fit beaucoup de legs pour le repos de son âme et donna à tous ses parents et amis, pour qu'ils eussent quelque souvenir de lui tant en France qu'en Italie, comme il appert plus amplement par son testament qui est contenu dans ce même volume.

« A Rome dans l'église qu'il avoit bâtie, il fut fait, comme auparavant à Paris, un trèsbeau catafalque, avec une grande dépense , digne en quelque façon d'un roi, autour duquel le sacré collège entendit chanter une messe solennelle, avec beaucoup de nobles romains. »

Le testament dont il vient d'être parlé, ou plutôt un résumé de ce testament, se trouve en efifet daos le manuscrit 5485 du Supplément françois. Il est intitulé Reassunto del testamento del cardinal Giulio Mazarino. C'est une invention pure. Il commence par des conseils au roi très-curieux que l'auteur présente comme extraits d'un écrit plus étendu qui a pour titre: U Ombra del già cardinale Giulio

Mazzarini, U se termiae par une longue série de legs supposés. Nous reproduisons les conseils parce qu*ils appartiennent à l'histoire de l'opinion, sinon à Thistoire des événements.

Nous citons ensuite quelques legs qui ont une certaine corrélation avec des faits rapportés dans notre travail.

Le cardinal Mazarin laisse au roi :

« D'abord un long écrit de politique sur la raison d'Etat, où il lui décrit la manière dont il doit gouverner son royaume, et où il lui montre le moyen de faire de grosses sommes d'or sans charger et fatiguer son peuple, l'économie avec laquelle il doit dépenser ces sommes soit pour la guerre, soit pour les subsides, soit pour la gloire et la splendeur de son nom, soit enfin pour tous les accidents qui peuvent tomber sur la France , tant dans l'ofiFensive que dans la défensive. Cet écrit fut ingénieusement intitulé après sa mort :L! Ombre de Mazarin apparue à Louis XIV ^ roi de France,

« -Dans cette ombre, il lui 'donne le moyen de dominer [adumbraré) les premiers potentats de J 'Europe, afin de prévenir les événements qui peuvent naître dans les affaires de l'EkatjCt découvrir les mouvements de ceux avec qui la France est intéressée ou doit s'intéresser.

Parmi ces derniers, il faut compter la Hollande,

qui s^est montrée ingrate et insolente envers la puissance françoise, et qui à cause de cela doit être acquise par tous les moyens qui seront avantageux. Il lui dit en outre que la Hollande est rebelle à Dieu et à son roi , qu'elle nourrit dans son sein les hérésies les plus perverses qu'il y ait, contre la sainte Eglise ; qu'il convient par conséquent qu'elle soit rendue sujette du roi très -chrétien, d'autant plus qu'elle a été dans lé domaine des rois de France pendant 477 ans. Et parce que manifestement Mazarin écartoit de longue main les obstacles que pouvoient opposer à ce projet TAllemagne, l'Espagne, TAngteterre et les autres Etats, il lui donne ses dernières considérations et avertissements pour détourner et rejeter les empêchements qu'ils y pourroient apporter. Il lui exprime où, quand et comment il peut et doit se préparer à Thivasion de la Hollande. « Il lui dit que pour éterniser la gloire de la France et son propre nom , il doit dans un temps précis faire la conquête de l'Afrique avec le royaume de Tjinis et d'Alger ; lui remontrant que cela rendroit facile un puissant armement maritime avec lequel il s'empareroit du port de Gigeri sur le continent africain.

Pour cette affaire et celle de Hollande , il laisse au roi six millions d'or qu'il a dans diverses* forteresses de France.

« Il lui laisse pour précepte politique qu'il doit purger la France de toutes sortes d'hérésies, etparticulièrement des huguenots,lesquels, avec leur dépravation hérétique, ont toujours tenu rÉtat d^ns Tagitation , et qu'il doit user de toute sévérité envers un si grand mépris du catholicisme et du saint-siége apostolique , lui recommandant l'exemple du roi Henri III.

« Qu'il doit coopérer avec la cour romaine, par le moyen de la faction françoise, à faire élever au pontificat un sujet affectionné à sa couronne^ et qu'il se l'attache, s'il est du parti contraire, montrant l'exemple d'Innocent X qui , bien qu'élu pape par les Espagnols , davantage bien qu'Espagnol lui-même par son génie, néanmoins avec révérence, expression affectueuse , humilité et démonstration , se rendit, à la fin de son pontificat, dépendant de la France, avec laquelle il traita de choses de beaucoup d'importance et de grande conséquence , au temps où la mort ne trancha pas seulement la vie à Sa Sainteté, mais encore rompit la trame qu'elle tenoit pour l'utilité de l'Etat ecclésiastique, de la France et de la maison Pamphili.

« Qu'il doit, par raison d'Etat, avoir en Italie quelques bonnes forteresses, ce qui sera d'une très-grande conséquence pour la France, entre autres en ce qu'elles tiendront en respect

plusieurs souverains tant de l'Italie que d'ailleurs; et il lui nomme spécialement Cazal, Monaco et autres semblables qu'il lui avoit procurées par amitié et pour de l'argent ; c'est pourquoi il lui laisse , outre les cinq raillions dits plus haut, deux autres millions a or qu'il a dans les banques et au Mont-de-piété de Rome.

« Qu'il doit, à l'exemple de l'Espagne, du Portugal, de l'Angleterre et de la Hollande, avoir commerce avec l'Inde, dont le trafic et les marchandises apporteront beaucoup d'utilité et d'avantage à la France et en enlèveront une bonne partie à ces nations ; et parce que cela ne peut se faire qu'avec bon nombre de gros vaisseaux et un fonds de 25 millions, il lui laisse le moyen de prendre ce fonds sur ses finances et sur la Paulette sans altérer l'ordinaire ; et de ses deniers propres, pour la dépense des vaisseaux susdits, il lui laisse un million et demi de livres.

« Il lui laisse pour maxime irréfragable de politique qu'à l'avenir, il ne doit mettre personne, ni étranger, ni François, dans le poste où, par la bonté et la générosité de Louis XIU et du cardinal de Richelieu, il a lui-même été conduit, disant que pendant l'enfance de Sa Majesté et suivant les guerres domestiques et étrangères de la France, il a été très-instam-

ment sollicité par les Espagnols et autres ennemis de la couronne de favoriser les grands troubles dont le royaume étoit travaillé en ce temps -là, pour quoi faire on lui promettoit tout ce qu'il pourroit désirer, et entre autres choses, de marier sans aucunes dépenses ses quatre nièces dans les premières maisons d'Espagne, lesquels mariages auroient eu pour conséquences de tirer sa personne de ce côté et de pri-^ ver la France de son gouvernement ; ces mariages, ils promettoientde les faire aussitôt que, comme premier ministre, il auroit conclu une paix avantageuse à la couronne d'Espagne.

Mais parce que la fidélité et l'expérience des choses heureuses pour la France qn^elle a toujours procurées jusqu'à son dernier moment, parlent clairement de son gouvernement et de son administration, et attestent son affection et non- seulement dans le royaume, mais encore dans le monde entier, pour prouver son attachement au roi, il lui laisse tout son héritage, de quelque qualité qu'il soit, sauf la bibliothèque et trois millions d'or.

« Puis, que Sa Majesté doit vérifier avec toute rigueur les comptes du ti'ésorier général du royaume, Fouquet, lequel a une immense richesse, et n'a pas soldé ses comptes avec la chambre royale, que l'on calcule devoir, après une administration de tant d'années, au roi

20 millions de livres; comme aussi qu'il doit (aire rendre un compte minutieux par tous les trésoriers des finances.

« Enfin il lui dit qu^il ne doit pas faire la guerre en Italie sans T union de quelques puissances italiennes, parce que Texpérience et la raison lui enseignent que les guerres d'Italie ne peuvent avoii' aucun bon succès pour la France. »

Nous le répétons : tout cela n'est que fiction ; mais la fiction, il faut en convenir, est heureuse. Elle est comme une sorte de divination de quelques-uns des principaux actes du grand règne : la guerre de Hollande en 1672 , rétablissement des François dans les Indes en 1680, la révocation de Tédit.de Nantes en 1685. Nous voulons bien ne pas parler de la résolution que prit le roi d'être lui-même son premier ministre, ni de l'arrestation et du procès de Fouquet, ni de l'expédition de Gigeri en 1664. Ces événements avaient pu être prévus, discutés, délibérés , pendant la vie du cardinal Mazarin ; mais les autres? Gomment a-t-il pu ainsi les entrevoir et les annoncer en quelque façon comme les dernières volontés du cardinal? Il falloit donc que l'opinion publique en eût déjà reçu le germe,. pour ainsi parler? Nous n'y verrions pas de difficulté pour nous, puisque le dernier,

la révocation de Tédit de Nantes, a des marques évidentes de son origine dans les assenablées du clergé dès le temps de la Fronde. En voici un exemple que nous empruntons à la Remontrance du clergé de France faite au roij la reine régente sa mère présente , par révérend père en Dieu , mess ire Gui Hébert de Choiseuil du Plessy-^Praslain^ éçêque de Comange, assisté de MM. les évêques et députés de rassemblée générale. Paris, Antoine Vitré, 1651, 22 pages. « Nous ne demandons pas, sire, à Votre Majesté, quelle bannisse à présent de son royaume cette malheureuse liberté de conscience qui détruit la véritable liberté des enfants de Dieu, parce que nous ne jugeons pas que Texécution en soit facile ; mais nous souhaitons du moins que ce mal ne fasse pas de progrès et que, si votre autorité ne le peut étouffer tout d'un coup , elle le rende languissant et le fasse périr peu à peu par le retranchement et la diminution de ses forces. »

Les deux seuls legs que nous allons citer montreront, pensons-nous, que l'auteur, dans l'addition qu'il a faite au travail du biographe, s'est inspiré de ce prétendu résumé du testament :

« Il laisse au cardinal Mancini, son neveu, à qui il a fait donner- le chapeau, sur la demande du roi, par le pape Alexandre VII,

60 000 écus et autres 30 000 écus annuels auxquels il a renoncé sur les abbayes qu'il possédoit en France ; et davantage, il lui laisse son beau palais et jardin, à Rome, sur le Monte- Cavallo.

« Il laisse au cai*dinal de Retz un carrosse de ville d'un très-beau dessin, enrichi d'or,, et un très-gentil genêt d'Espagne. »

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