‹ Histoire anecdotique des barrières de Paris (volume 2)Chapitre 4 sur 47 · LA "B ARRIÈRE "DES %ÉSERVOIRS · texte numérisé non relu

LA "B ARRIÈRE "DES %ÉSERVOIRS

Pas plus que les deux précédentes , elle n'offrait rien de remarquable : un petit bâtiment composé de quatre frontons surmontés d'un tambour, — voilà tout. Elle était si peu intéressante & il y passait si peu de monde, qu'on avait même fini par la condamner & qu'elle n'exiftait plus depuis longtemps que de nom lors de la grande suppression du i^' janvier

Ce nom , elle le devait à sa proximité des bassins qui servaient — & servent encore — de réservoirs à la pompe à feu établie en 1778 sur le quai de Billy, par les frères Périer, pour élever l'eau de la Seine & la diftribuer dans Paris. Ces bassins, conftruits sur les hauteurs de Chaillot, à la jonction des rues du Cheminde-Versailles & Pauquet-de-Villejuft , à trente-cinq mètres environ au-dessus de l'étiage du fleuve, sont

5o Les barrières de Taris

une ressource précieuse pour la capitale, qui con somme autant d'eau pour sa toilette que pour sa santé. Aussi la pompe à feu du quai de Billy ell toujours en travail : chaque coup de pirton de ses machines élève douze cents litres d'eau qui, des réservoirs de Chaillot, se diftribuent dans Paris par quatre conduites, dont trois alimentent la rive droite & une la rive gauche. Ressource précieuse, sans doute, — mais qui n'a pas empêché des bâtiments voisins, ceux de la Manutention des vivres militaires, d'être dévorés^par les flammes dans ]a nuit du i8 novembre i855 ; un terrible incendie, dont les Parisiens se souviendraient longtemps — s'ils n'avaient pas la mémoire si courte.

Page 1