LA "B ARRIÉRE "DE LA GLACIÈRE
Elle n'avait qu*un seul bâtiment à deux périftyles^ chacun de trois colonnes, — ce qui était suffisant. Son nom lui venait de ce qu'on la traversait pour aller au village de la Glacière, autrefois célèbre^ aujourd'hui délaissé. Autrefois, dans l'espace compris entre la ruelle Barrot & la poterne des Peupliers, il y avait une succession de prés qu'inondaient chaque année les deux bras de la Bièvre & aussi la Fontaineà>Mulard , où j'ai souvent polissonne avec de petits faubouriens de mon âge— des échantillons de la nombreuse tribu des Beni-Mouffetard. L'hiver, l'eau des prés gelait) &, avant d^en casser la glace, on autorisait les amateurs des deux sexes à y venir patiner. Plus tard, les amateurs émigrèrent, & aujourd'hui les étangs de la Glacière sont complètement abandonnés pour les
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lacs du Bois de Boulogne, — qui offrent pourtant plus de dangers.
Cette barrière de la Glacière s'est aussi appelée Barrière de Lourcine, parce qu'elle était située dans le voisinage de la rue de ce nom, que les frères Lazare affirment être une corruption de Laorcine. Les frères Lazare sont certainement en poflure d'être mieux informés que m©i, puisqu'ils sont employés à la Préfe<^ure de la Seine. Toutefois je me permettrai de leur rappeler que quelques auteurs ont supposé — avec raison — que ce nom venait de locus cinerum. Barrière de Lourcine ou barrière de la Cendrée, c'était tout un.