Les barrières de l^aris
Fait pour changer sous lui la campagne en abîme, Kt pour servir de base à quelque aigle sublime Qui viendra s'y poser & qui sera d*airain !
O vafle entassement ciselé par l'hiftoire ! Monceau de pierre assis sur un monceau de gloire!
Édifice inouï !
Toi que Thomme par qui notre siècle commence, De loin, dans les rayons de l'avenir immense,
Voyait, tout ébloui ! »
Il a coûté dix millions , mais il ne faut pas les regretter : c'eft une page d'hiftoire contemporaine, glorieuse entre toutes, imprimée en pierres qui auront la pérennité de l'airain & raconteront aux siècles futurs émerveillés la grande épopée républicaine-impériale, plus digne de mémoire que VIliade du vieil Homère. Dix millions! un peu plus de la moitié de ce qu'avaient coûté en hommes les batailles de Jemmapes & de Valmy, de Montenotte & de Lodi, d'Arcole&de Rivoli, des Pyramides & d'Aboukir,d'Héliopolis & de Marengo, de Gènes & de Hohenlinden, d'Ulm & d'Aufterlitz, d'Iéna & d'Auerftaedt, d^Essling & de Wagram, de Lutzen&de la Moskowa, de Dresde & de Leipzig, de Hanau& de Montmirail, de Waterloo & de Ligny. Non , je ne regrette pas les millions dépensés : je regrette seulement les hommes tués — si inutilement — & ce n'eft qu'en frissonnant , comme Voltaire le 24 août de chaque année, que je passe sous cet arc de triomphe, frère, jumeau de la 'colonne Vendôme
« Que jamais sans pâlir ne regardent les mères ! »
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Cela vient sans doute de Phorreur que j'éprouve pour ces grandes hécatombes humaines, — faites sans aucun profit pour l'Humanité, pour la Liberté, pour le Progrès. L'arc de triomphe de Titus^ passe encore — quoique érigé à l'occasion d'une bataille , la prise de Jérusalem , — parce que très-précieux pour l'histoire de Part. L'arc de triomphe de Rimini aussi , — parce que le plus ancien des arcs élevés par les Ror mains. L'arc de triomphe de Conftantin aussi* L'arc de triomphe de Gallien aussi. L'arc de triomphe de Septime-Sévère aussi. Mais celui-là , l'Arc de Triomphe de la barrière de l'Étoile, il évoque pour moi, chaque fois que je le contemple, le spedacle d'héroïques boucheries — qui, pour être héroïques, n'en sont pas moins des boucheries; & à cause de cela, par moments, 'appelle sur lui le jour expiatoire prophétisé par le poète des Voix intérieures J(\m\, complétant lapenspe d*Isnard, s'écrie dans un superbe mouvement d'esprit :
«c A ta beauté royale il manque quelque chose. Les siècles vont venir pour ton apothéose, Qjai te Tapporceront.
manque sur ta tête un sombre amas d'années Qui pendent pêle-mêle & toutes ruinées Aux brèches de ton front !
1 te manque la ride & Tantiquité fière, . Le passé, pyramide où tout siècle a sa pierre, Les chapiteaux brisés, Therbe sur les vieux fûts ; U manque sous ta voûte où notre orgueil s'élance Ce bruit myllJrieux qui se mêle au silence, Le sourd chuchotement des souvenirs confus !
§4 Les barrières de 'Paris
La vieillesse couronne & la ruine achève. Il faut à rédifîce un passé dont on rêve.
Deuil, triomphe ou remords.
Nous voulons» en foulant son enceinte pavée.
Sentir dans la poussière à nos pieds soulevée De la cendre des morts !
Il faut que le fronton s*effeuilJe comme un arbre. Il faut que le lichen, cette rouille du ii>arbre, De sa lèpre dorée au loin couvre le mur; Et que la vétuflé, par qui tout art s'efface, Prenne chaque sculpture & la ronge à la face Comme un avide oiseau qui dévore un fruit mûr.
Il faut qu*un vieux dallage ondule sous les portes, Que le lierre vivant grimpe aux acanthes mortes,
Que Teau dorme aux fossés ; Que la cariatide, en sa lente révolte, Se refuse, enfin lasse, à porter Tarchivolte,
Et dise : C'est assez !
II faut que le vieillard, chargé de jours sans nombre. Menant son jeune fils sous Tarche pleine d'ombre, Nomme Napoléon comme on nomme Cyrus, Et dise, en la montrant de ses mains décharnées : « Vois cette porte énorme! elle a trois milles années, « C'efl par là qu'ont passé des hommes disparus ! »
Beaucoup d'hommes — & de femmes. Car de tous les vomitoires de Paris c'eft celui qui rend le plus grand nombre de Parisiens. Il eft effrayant le nombre de promeneurs & d'équipages de toutes sortes — broughams & briskas, Aies & tandems, calèches & carrosses, fiacres & tapissières — qui traversent chaque jour cette place pour se rendre^ soit au Bois de Boulogne, soit à
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Ncuilly- dont elle eft le chemin : autant vaudrait compter les sables de la mer ou les étoiles du ciel. Effrayant aussi le nombre des gens, étrangers ou provinciaux, qui la traversent pour entrer dans Paris.
C'eft par la Barrière de l'Étoile que, le 1 5 décembre 1840^ l'empereur Napoléon rentra mort, mais glorieux, dans ce Paris que, le 29 juin 181 5, il avait quitté vivant^ mais vaincu. Je m'en souviens, quoique je fusse bien jeune alors, — car je mis plus de quarantehuit heures à me dégeler.
C'eft par la barrière de l'Étoile que passa pour la dernière fois, le i3 juillet 1842, le duc d'Orléans, héritier présomptif de la couronne de France. Il devait, raconte Emile de Labédoilière^ aller à Saint-Omer inspe£Ver des régiments désignés pour le corps d'armée d'opération sur la Marne, puis rejoindre sa femme aux eaux de Plombières. A onze heures du matm, il monta seul dans un cabriolet à quatre roues en forme de calèche, attelé de deux chevaux à la Daumont. Son intention, en quittant les Tuileries, était d^aller au château de Neuilly faire ses adieux à sa famille. Il avait l'habitude de suivre l'avenue qui ed perpendiculaire à la porte Maillot; mais, le i3 juillet, il suivit la route transversale qui coupe le village de Sablonville pour regagner l'ancien chemin de Neuilly jusqu'à la cour d'honneur du parc. L'atmosphère était brûlante; quand les chevaux haletants arrivèrent devant la porte Maillot, le poftillon ne les maîtrisait plus qu'avec peine, quoique son porteur eût seul pris
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le galop. Naturellement, entre les deux routes, Pune perpendiculaire j l'autre diagonale^ qui s'offraient à eux, ils prirent celle qu'ils avaient ThabitUdede suivre, &j à ce moment, comme cela arrive souvent aux chevaux qui sentent les approches de leur écurie, leur vitesse augmenta. Le porteur donna même quelques ruades dans son palonnier. Attaché très-court, ainsi que c'eft l'usage^ particulièrement dans les attelages à la Daumont, le cheval se sentit gêné & s'emporta avec une rapidité qui entraîna le cheval sous-main, lequel était refté jusqu'alors tranquille. Le prince cria au poftillon :
« — Tu n'es plus maître de tes chevaux ? — Non, monseigneur, mais je les dirige encore. »
Et en effet, il n'avait perdu ni les arçons ni les étriers ; il tenait vigoureusement les guides & il pouvait espérer détourner ses chevaux, par la gauche, dans la vieille route de Neuilly, qui lui offrait la carrière.
«t — Mais tu ne peux donc pas les retenir? cria de nouveau le prince, qui s'était levé debout dans sa voiture. — Non, monseigneur. »
Alors le duc d'Orléans, qui était fort agile & d'une adresse extraordinaire, se confiant dans la solidité & le peu d'élévation de son marchepied, sauta à pieds joints sur la route & retomba violemment sur le pavé, poussé par la violence d'impulsion qui, de la voiture, s'était communiquée à sa personne. Quelques secondes plus tard, les chevaux se calmaient, la voiture s'arrêtait...
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Le prince — ajoute Labédollière — était refté sans connaissance ; on le transporta dans l'arrière-boutique d'un épicier nommé Cordier. Le maître de la maison, le portillon & tr©is ouvriers le déposèrent sur deux matelas, la tête près du fourneau oti Ton faisait ordinairement la cuisine. Plusieurs médecins accoururent & le prince fut saigné, mais sans que son état s'améliorât ; la blessure qu*il avait à la tête comprenait à la fois la contusion, la déchirure, la fraâure, lëcartement des sutures, toutes les lésions imaginables. L'évanouissement se prolongeait, & le mourant ne faisait entendre que quelques mots Incohérents prononcés en langue allemande... A quatre heures & demie le duc d'Orléans rendait le dernier soupir.
Etrange deftinée^ n'e(l-ce pas } que celle de ce fils de roi, futur roi lui-même, qui s'en venait mourir dans la boutique d'un épicier ! Les chevaux de sa voiture descendaient-ils donc de celui de Séjan, — qui descendait de ceux de Diomède ? Ah ! combien les petits, les humbles, les pauvres, les gens d'en bas, — qui regardent toujours d'un œil d'envie les gens d'en haut, — durent tressaillir d'aise è. la nouvelle de cette catastrophe qui humanisait la majefté royale en la rendant leur égale devant la douleur !
Et comme l'original Mark Tapley (de Martin Chu^!flejpit)y lui qui cherchait les moyens d'entretenir sa jovialité par des événements douloureux & des speâacles trifles, se fût engagé avec empressement parmi les serviteurs du roi Louis-Philippe! Au moins
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il refterait quelqu'un aujourd'hui pour entretenir de regrets la lampe du souvenir, sur laquelle tant de vents ont souf&é depuis 1842, — entre autres l'ouragan de Février.
Mais il me &ut quitter la route de la Révolte, où se trouve la chapelle Saint-Ferdinand, — élevée sur l'emplacement de la boutique de l'épicier Cordier, — & revenir aux alentours de la barrière de l'Étoile, par la grande avenue des Champs - Élysées, au bout de laquelle l'obélisque de Louqsor se dresse comme un point d'exclamation à la place même où tomba la tête de Louis XVI,
A gauche de cette avenue, & confinant à Tancienne barrière, eft la cité Beaujon, que je me reprocherais d'oublier, — non à cause du financier qui lui a donné son nom en y faisant conftruire sa Chartreuse aujourd'hui détruite, mais à cause de l'hôte le plus illuftre de cette cité. Honoré de Balzac, mort le 20 mai i85o, oc dans une petite maison myftérieuse qui avait abrité les fantaisies du faftueux financier. » On m'excusera de ne pas parler d'un autre hôte de celte cité, M. Arsène Houssaye : quelques-uns le disent homme de lettres ; moi je le crois propriétaire, — & les deux termes s'excluent.
Ce dont je ne serais pas excusable, ce serait de ne pas parler de personnages plus ou moins fameux dont parle, dans le Paris qui s'en va, sous le pseudonyme de C. de Sault, la fille de la comtesse d'Agoult, — le peintre Gigoux, le comte d'Orsay, le duc de Bruns*
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wick, & mademoiselle-madame Lola Montés : « Combien de jolies villas d'habitation s'élèvent sur l'emplacement des jardins Beaujon ! Ce quartier plaisait aux étrangers, aux artiftes & aux dilettantes. M. d'Orsay rhabita quelque temps. M. de Nieuwerkerke y venait travailler. Lola Montés y vécut légitimement mariée. Le duc de Brunswick y a enfoui ses trésors, mais son étrange & myftérieuse habitation touche à ses derniers moments. Déjà ont disparu, remplacés par la chaussée du boulevard : les ateliers de Dantan, son belvédère aux quatre vents, sa Pallgs Athénée enveloppée de vignes vierges, son jardinet dessiné, planté de ses mains & tout parsemé de sculptures & de surprises, comme les jardins de Pompéi ; le petit hôtel de ma« dame la comtesse d'Agoult, conftruAion de briques, originale & gaie, oti le peintre Jacquand avait révélé un rare talent d'archite^e, & bien d'autres agréables retraites, s
Un peu plus bas sont des hôtels conllruits sur l'emplacement d'un cirque immense — & ridicule — dû à rimagination de Le C^mus de Choiseul , oîi , pendant neuf ou dix ans, de 1771 à 1780, se donnèrent toutes sortes de spectacles, bals, concerts, &c., à l'imitation du fameux Colisée de Rome, — oli se donnaient des combats de gladiateurs & d'animaux féroces.
En face de ces hôtels & de la cité Beaujon, de l'autre côté de l'avenue, eft le Château des Fleurs, — une succursale du bal Mabille, — &, derrière ce « temple de Terpsychore, » se trouve le temple de la vieillesse.
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autrefois couvent d'Auguflines, — aujourd'hui maison de retraite pour les vieux naufragés de Tocéan parisien, hommes' & femmes, qui ont été rejetés sur le rivage de Chaillot avec une épave de 6,000 francs. Parmi ces naufragés^ les uns obscurs, les autres célèbres^ il fsiut citer : madame Fusil^ aflrice du Théâtre- Français, la générale Compans, née comtesse de Lannoy, la comtesse de Schomberg^ le neveu de Grétry, Colombel de la Meurthe, — un des rares membres du Conseil des Anciens qui s*opposèrent au coup d'Etat du 18 brumaire, — Châteauneuf, homme de lettres, ÔCc, &c.
Eft-ce à cause des hôtes de Sainte- Périne — ruines humaines pour la plupart — qu'il eft de bon goût, depuis quelques années, de crier : A Chaillot! toutes les fois que^ dans la conversation, quelqu'un dit une sottise ou émet une proposition extravagante ?
LA "BARRIÈRE T>U "RJDULE.
Elle était située à l'extrémité de ce qu'en 1 86 5 on appelle le faubourg Saint-Honoré, & de ce qu'en i635 on appelait la Chaussée du Roule y parce qu'elle conduisait au village de ce nom — qui^ par parenthèse, a subi bien des métamorphoses depuis le Crioilum de saint Eloi : Crioilum, Rotulus, Rolus, Rolle, Roule, Le dieu Vishnou n'avait pas plus d'avatars ! Mais, au fait, pourquoi Roule ne viendrait-il pas de Crioilum ? Cheval vient bien d'equus!
BoUe ou Roule, cette barrière ne se didinguait pas de ses sœurs par une décoration architeâonique plus étonnante : un bâtiment à quatre avant-corps^ avec couronnement & dôme, — c'était tout ce qu'elle offrait à notre admiration. Ses souvenirs hiftoriques ne sont pas plus riches^ & je n'aurai pas de peine à engranger dans ce livre la moisson que j'y ai faite. Son seul mé-'
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rite était d'être le chemin de Neuilly, — un village oti tout le monde est blanchisseur, — ^ des Terjies, — un autre village dont tous les h|ibitants sont employés.
Neuilly, dont on a dépecé le parc royal & vendu les débris du château incendié en 1848, Neuilly n'exifte plus que de nom, — un nom de la même famille que celui du village du Roule : Lulliacum, Nully, Neuilly, Ses hôtes les plus illuftres ont été des hommes de lettres & des hommes d'épée, Cambronne & Gouvion Saint-Cyr, Millevoye & Delisle de Salles, — Delisle de Salles, qui avait écrit au-dessous de son bufle :
«r Dieu, THomme, la Nature, il a tout expliqué ! »
à quoi le boobocnme Aodrîeux avait ajouté ua peu plus tard :
« Mais personne avant lui ne Tavait remarqué. *»
Quant aux Tames, ^— qui doivent leur nom à l'aacienne ferma d^Esterrte^ — iU ont en le même honneur que le village de Neuilly : Géricault, un ^and artifle^ & Michelet^ un grand écrivain» léa ont habités.
Je reviens avec empressement sur mes pas, je retraverse l'anc^ienoe barrière du Roule^ je redescends un peu le fauboucig Saint* Honoré & je trouve^ à nu gau« che^ un hôpital qui réhabilite la ménniire du financier Beaujon, un peu compitimise par ses folies amoureuses. On n'a le dxoit de jeter aa fortune par ks fenêtres
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qu'à la condition de faire pousser des bienfaits à quelques-unes des places oti elle tombe. On ne peut être oisif toute sa vie durant qu'à la condition d'être utile à l'heure de sa mort. C'eft deux ans avant la sienne que le faftueux parvenu songea à mettre son âme sous la sauvegarde d'une bonne adion qui , comme récompense, se perpétue en perpétuant son nom.
LA "BARRIÈRE rOE COURCELLES
Celle-làj située à l'extrémité de la rue de Chartresdu-Roule, — aujourd'hui absorbée par la rue de Courcelles, — était décorée d'un bâtiment un peu plus laid que les autres, parce que plus prétentieux ; un bâtiment à vingt-quatre cotonnes. Je scandalise peut-être les élèves de M. Lefuel ou de M. Duban en me prononçant aussi carrément contre les pâtisseries en pierre dure de l'honnête M. Le Doux, & ils se demandent peut-être de quel droit je romps ainsi en visière avec une tradition d'admiration presque séculaire ; je veux bien leur répondre que mon indifférence à l'égard de ces monuments vient de leur propre froideur à mon endroit : ils ne me disent rien , absolument rien. Je n admire que ce qui s'impose violemment à mon admiration. Et puis, je vous l'avouerai, — c'eft la dixième fois que je fais cet aveu, — les monuments les plus
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beaux^ quand ils sont neufs, ne valent pas le diable; comme à TArc de Triomphe de l'Étoile , il leur manque toujours « la ride & l'antiquité fière » : on devrait les démolir à mesure qu'on les conftruit.
La barrière qui nous occupe tenait son nom du village de Courcelles, son voisin. C'était une barrière silencieuse^ que traversaient de rares passants, & oti les gens peureux n'auraient pas osé habiter, à cause du voisinage du parc de Monceau , alors abandonné , — un parc de Bondy ! Depuis le !•' janvier 1860, depuis surtout la transformation du parc son voisin, la rue de Courcelles & ses alentours sont devenus plus gais & l'on n'a pas craint d'y venir demeurer, comme y étaient venus précédemment des grands seigneurs & de grandes dames, — voire des académiciens : le marquis de GoufHer, la marquise de Choiseul, la princesse Pauline Borghèse, la princesse de Cantacuzène, sir Bulwer, Cambacérès, Charles Dickens, Nisard...
LA "BARRIÈRE DE LA "Hp TONDE rOE