PREFACE XV
dant l'exposition de 1867, les violons de Johann Strauss firent tourbillonner tout Paris. Le Lyrique donne Roméo et Juliette; VOpéra déploie des splendeurs incomparables et joue son répertoire devant un parterre de rois. Hortense Schneider triomphe sous la couronne ducale de Gerolstein, et les archiducs télégraphient de Vienne pour retenir des avant-scènes aux Variétés. Partout l'on s'amuse, c'est un délire général, et Rossini luimême, organisant le grand concert du palais de rindustrie, mêle en souriant de l'artillerie à l'orchestre, en ajoutant avec sa bonhomie narquoise : Excusez du peu.
Mais hélas les jours sombres arrivent : Comme l'avait dit le marquis de Massa dans les Commentaires de César :
Ayons toujours du canon dans nos poches On ne sait pas ce qui peut arriver.
Et de fait, ce qui arrive c'est la guerre, et aux airs joyeux d'Offenbach succède de nouveau la Marseillaise qui va résonner à tra-