XIV PREFACE
sur les boutons, vêtement qui rappelait peutêtre un peu trop le collège, mais qui était certainement aussi seyant que l'affreux habit noir d'aujourd'hui.
Après nous entrons dans la période brillante du second Empire. La guerre de Crimée, l'exposition ne font pas oublier la musique, et nous assistons au défilé des opéras et des pièces interprétés par des noms qui ont si souvent retenti à nos oreilles. Je ne saurais dire la grâce mélancolique évoquée par cette exhumation d'un passé si récent. Nos mères en crinoline, et en beaux bandeaux dits à l'impératrice, ont assistée ces représentations, et nos oreilles enfantines ont cent fois entendu parler du Pardon de Ploermel, d'Hercula' nurrii des Noces de Figaro et de Lalla- Rouck, etc. L'Empereur, par l'entremise du maréchal Vaillant, témoigne à l'hôtel de la rue Bergère la plus grande bienveillance, et Morny est là pour soutenir les débutantes.
Mais nous arrivons à la fin de cette apothéose, de ce finale à grand orchestre. Peu-