‹ Histoire anecdotique du pianoChapitre 3 sur 3 · DE M. PIERRE-AMÉDÉE PICHOT · texte numérisé non relu

DE M. PIERRE-AMÉDÉE PICHOT

l'ar livraisons inciisiicllcs (reiivirmi SOO pages, queliiiiefois accompaijnées de «raviiros el de oaiies

Lilléralure. — Beaux Arls. — Sciences. — ilisloire. — Crilique.

Biographie. — Économie politique. — Industrie. — SUilislique. — Agriculture.

Commerce. — Voyages. — Romans. — Théâtres. — Miscellanées, etc., etc.

Ce n'est pas après plus d'an demi-siècle d'existence qu'ini recueil qui occuiio dans la presse le rang de la Revue Britannique a liesoin d'un long prospectus. Mais la Revue Britannique, jalouse d'acquérir de nouveaux lecteurs, tout en conservant ses souscripteurs primitifs, ne saui'ait négliger d'appeler de tenips en temps l'allentioiîdu public éclairé sur ses nombreux travaux, qui composent une véritable encyclopédie scicnlifique et littéraire. Fière d'avoir eu l'initiative d'une foule d'idées utiles et pratiques, toujours en quête de tout ce qui peut rajeunir sou programme, la Revue Britannique doit faire remarquer à ceux qui ne la connaissent encore que par sou premier litre, qu'aucun recueil de notre époque n'est moins restreint dans les limites d'une spécialité. Par conséquent, quoique puisant largement dans les Revues anglaises et tenant au courant de tout ce qui se passe en Angleterre, sa Revue n'est pas un recueil anglais, mais un recueil internatio7ial ou plutôt cosmopolite et univej'sel, où toutes les pensées se font jour ; un recueil indépendant par sa direction, affranchi de toute coterie, et le seul peut-être des recueils français qui subordonne à un plan rationnel la variété continuelle de ses articles, dont un coup d'œil jeté sur la liste ci-après peut donner une idée.

Sans vouloir critiquer les autres organes de la presfc au profit de la Revue Britannique, il- est permis de faire observer que c'est la seule Revue peut-être, qui, dans le choix de ses articles d'imagination, ait toujours sévèrement respecté la morale et les mœurs. En même temps (|ue plus d'une nouvelle publiée par la Revue Britannique a été heureusement transportée au théâtre, ou peut lire en famille le recueil entier, qui oJîre des sujets d'instruction et d'amusement pou^ Ions les ÛKCS.

La Revue Buitannique, qui a pour principaux collaborateurs des savants el des écrivains d'un talent reconnu, traduit librement et en français littéraire les documents dont elle fait usage ; mais c'est en reliant ensemble les diverses parties de la rédaction, c'est en remplissant les lacunes par des notes, enfin en tendant toujours à cette unité relative, sans laquelle on réunit au hasard quelques miscellanées, mais on ne fait pas une Revue. Aussi la Revue Britannique aux articles traduits a-t-elle toujours ajouté des articles originaux sur les sciences, riiisloire, l'industrie, etc.; des extraits de tout livre important publié dans les deux mondes. Enfin, à côté de la correspondance scientifique, littéraire, industrielle, etc., datée de Londres, d'Edimbourg et de Dublin, prennent place des correspondances de Belgique, d'Orient, d'Espagne, d'Allemagne, d'Italie, de Russie, d'Amérique, etc., la Revue Britannique comprenant dans son cadre toutes les littératures ; celles du Midi comme celles du Nord. Là sont consignés les projets, les essais nouveaux tentés dans l'intérêt de la science, de l'art ou de l'industrie ; là se retrouvent tous ces jalons précieux qui servent à indiquer la marche delà civilisation, n'importe sous quelle forme se produisent ses progrès, n'importe sous quelle latitude ils se réalisent.

Une existence de cinquante-cinq années a valu à la Revue Britannique -quelques richesses bibliographiques; la bibliothèque du directeur actuel est une des plus complètes en livres anglais qu'il y ait à Paris et elle s'augmente chaque joiir des Magazines el Recueils périodiques et de tous les ouvrages importants qui paraissent à Londres et à Edimbourg, à Leipzig, à Florence, à Madrid, à Boston, à New- York, etc. Chaque année, enfin, le Directeur, par de nouveaux voyages en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, etc., resserre ses anciennes relations et en crée de nouvelles.

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