Cf. Raimond d’Aguilers, 12, p
2. Le long de l’Oronte, en amont et à l’est d’Antioche, où se trouvait le gros de l'armée turque. Plus loin, on voit que les Turcs s’enfuient dans la direction du pont du Far.
3. Hagenmeyer (édition des Gesta^ p. 378, n. 42) voit dans ce château de Tancrède le château de Harenc, situé à l’est. Cependant, l’expression deinde^ « ensuite », indique deux poursuites distinctes. L’armée turque paraît avoir été coupée en plusieurs tronçons, dont l’un s’enfuit à l’ouest, vers le château dont Tancrède avait reçu la garde (cf. p. 97, n. 4).
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DE ANTIOCHENAE ARCIS DEDITIONE
neam obviantes illis et quantos comprehenderunt ex illis, interfecerunt.
Nos autem revertentes ad civitatem cum magno gaudio laudavimus et benediximus Deum qui victoriam dédit populo suo. Ammiralius itaque, qui castellum* custodiebat, videns Curbaram et omnes alios fugientes e campo ante Francorum exercitum, magis timuit : statim vero cum magna festinatione petebat® Francorum vexilla*. Cornes igitur Sancti Egidii qui illic astabat ante castellum, jussit ei portari suum vexillum; ille autem accepit illud et diligenter misit in lurrim. Statim dixerunt Longobardi* qui ilÜc stabant : « Hoc vexillum non est Boamundi*. » Interrrogavit ille et dixit : « Cujus est? » Qui dixerunt : « Sancti Egidii comitis. » Accessit ille et apprehenso vexillo reddidit comiti. Ipsa vero hora venit vir venerabilis^ Boamundus deditque illi suum vexillum*; ille autem illud accepit cum magno gaudio et iniit pactum cum domino Boamundo ut pagani qui vellent christianitatem recipere essent cum eo et qui vellent abire sanos et absque ulla lesione abire permitteret. Consentit ille quicquid admiralius postulavit et continue misit suos servientes‘=' in castellum. Non post multos dies baptizatus est admiralius cum illis qui Christum recognoscere maluerunt. Illos vero qui suas voluerunt tenere leges fecit dominus Boamundus conduci in Saracenorum terram*.
Hoc bellum factum est iv® kalendas* julii, vigilia-''
a. siatimque cum festinatione magna petere cepit C>, C®. — b. Fin de la lacune de A'^^fol. 33'. — c. honorabilis .4', J3, C. — d. misit duos servientes A^; misit homines suos C. — e. in IV* kalendas A^y B. — /. in vigilia C.
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CAPITULATION DE LA CITADELLE d’aNTIOCHE 1 Sq
les Turcs, coururent vers la montagne pour leur barrer la route et tuèrent tous ceux qu’ils purent prendre.
Nous regagnâmes la ville avec une grande joie, louant et bénissant Dieu qui donna la victoire à son peuple. L’amiral qui avait la garde du château*, voyant Courbaram et tous les autres s’enfuir du champ de bataille devant l’armée des Francs, fut saisi de crainte ; immédiatement, en grande hâte, il demandait des bannières franques*. Le comte de Saint-Gilles, posté là devant le château, ordonna de lui porter sa bannière; il la reçut et l’arbora aussitôt sur la tour, mais les Longobards* qui se trouvaient là dirent : « Cette bannière n’est pas celle de Bohémond. » — « A qui appartient-elle, interrogea-t-il? » — « Au comte de Saint-Gilles, répondirent-ils. w Alors il s’approcha et, prenant la bannière, il la rendit au comte. A ce moment survint le vénérable Bohémond et il lui donna sa bannière*. Le Turc la reçut avec joie et conclut un traité avec le seigneur Bohémond, d’après lequel les païens qui voudraient recevoir le christianisme resteraient avec lui, tandis qu’il permettrait à ceux qui le voudraient de se retirer sains et saufs et sans aucun dommage. Il consentit à toutes les demandes de l’amiral et plaça aussitôt ses sergents dans la citadelle. Quelques jours après, l’amiral fut baptisé avec tous ceux qui préférèrent reconnaître le Christ. Quant à ceux qui voulurent garder leurs lois, le sire Bohémond les fit conduire dans la terre des Sarrasins 5.
Cette bataille fut livrée le quatrième jour avant les calendes
1 . L’émir qui avait reçu de Courbaram le commandement de la citadelle d’Antioche. Voir p. îi2-ii3.