NARRATIO TERTIA
[9.] Interea, reddita civitate etTurcis deductis Constantihopolim, unde imperator magis magisque gavisus quod civitas reddita sit ejus potestati, jussit maximas eleemosynas erogari nostris pauperibus*. Denique
a. cum magna fiducia omis dans C®. — b. que omis dans et A^. — c. ebdoraadas A^. — d. Incipit liber IIIus A^; I (interea), initiale en rouge A^; liber II explicit. Incipit liber III A^; explicit liber secundus B.
de Manuel Boutoumitès, qui reçut un sauf-conduit pour entrer dans la ville.
1. Tous les chroniqueurs expriment leur indignation de la conduite de l’empereur (Raimond d’Aguilers, 3, p. 239-240; Foucher de Chartres, I, 10, p. 333). En réalité, à cette date les chefs croisés n’étaient pas brouillés avec Alexis et paraissent avoir eu
Original from
UNIVERSITY OF WISCONSIN
CAPITULATION DES TURCS (26 juilî IO97) 43
veillance, ordonna qu*ils s’en iraient impunis et sans rien craindre et qu’ils seraient amenés devant lui en toute loyauté à Constantinople. Il les ménageait soigneusement, afin de les avoir tout prêts pour dresser des embûches et des obstacles aux Francs^
Ce siège dura sept semaines et trois jours*. Beaucoup des nôtres y reçurent le martyre et, dans la joie et l’allégresse, rendirent à Dieu leurs âmes bienheureuses. Parmi les pauvres, beaucoup moururent de faim pour le nom du Christ. Montés triomphalement au ciel, ils revêtirent la robe du martyre^ en disant d’une seule voix : n Venge, Seigneur, notre sang répandu pour toi, qui es béni et digne de louanges dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il*! »
[TROISIÈME RÉCITJ
[La marche des croisés en Asie Mineure
(juin-juillet 1097)]
[9.] Sur ces entrefaites, la ville ayant capitulé, les Turcs furent conduits à Constantinople, où l’empereur, de plus en plus charmé que cette ville eût été restituée à sa puissance, fit distribuer d’abondantes aumônes à nos pauvres®.
de tout autres sentiments. Anselme de Ribemont montre les Grecs et les Latins s'unissant pour louer Dieu. L’entrevue de Pelekanon entre Alexis et les croisés, que l’Anonyme ne mentionne pas, semble avoir été très cordiale (Anselme de Ribemont et Etienne de Blois, lettres, dans Epistulae et chartae^ p. 140 et 145). Cf. Anne Comnène, XI, 3, p. 109.