NARRATIO O CT A VA
[19.] Jamjam-^omnes semite pene prohibiteet incise undique erant Turcis, nisi ex ilia parte fluminis ubi erat castrum et quoddam monasterium^. Quod castrum, si
a. tumulos C‘. — b. faucam yl>. — c. equos qui fuerunt ad mare nuntiis ammiralii de Babylone delata B et Tudebode, p. 4g.
— d. itaque B, O. — e. portam A^, A^, 5, C*; portum dans Tudebode. La variante portam n'a pas de sens; il s’agit de Port- Saint’Siméony dont l’accès est désormais libre pour les croisés.
— /. J[amjam], initiale ornée et alinéa dans A^; alinéa dans A^; initiale en rouge dans A^.
1. Sur cette ambassade égyptienne, voir chap. xvii, p. 87. Cf. le récit de Raimond d’Âguilers, 8, p. 249.
2. Le 8 mars, date confirmée par la lettre du clergé et du peuple
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UNIVERSITY OF WISCONSIN
LES CROISÉS CONSTRUISENT UN CHATEAU (8 lUafS IO98) 97
édiHce. Ils ordonnèrent d’exhumer les cadavres, de briser les tombes et de les tramer hors des sépulcres. Tous les cadavres furent jetés dans une fosse et les têtes coupées furent apportées au camp, afin qu’on pûl en savoir le nombre, sauf qu’ils avaient chargé de têtes quatre chevaux des ambassadeurs de l’amiral de Babylone et les avaient envoyés vers la mer*. A cette vue, les Turcs furent saisis de douleur et d’une tristesse mortelle. Chaque jour ils se lamentaient et ne faisaient pas autre chose que de pleurer et pousser des cris.
Le troisième jour^, nous nous réunîmes tout joyeux pour construire le château dont il a été question avec les pierres que nous enlevions aux tombes des Turcs*. Une fois le château terminé, nous commençâmes à resserrer de tous les côtés nos ennemis, dont l’orgueil était déjà réduit à néant. Quant à nous, nous allions en toute sécurité n’importe où, au port ou dans les montagnes, louant et glorifiant notre Dieu, à qui reviennent gloire et honneur dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il!