‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 12 sur 140 · ADMIRABLE LÉGISLATION DE CONSTANTIN · texte numérisé non relu

ADMIRABLE LÉGISLATION DE CONSTANTIN

Jamais il ne s'est opéré dans le monde politique un changement pareil.

Le Christianisme avait changé les mœurs par les préceptes de la morale évangélique. Aussitôt qu'il fût libre et qu'il pût être aidé de l'autorité civile, il changea les lois; ceci se voit clairement par la législation de Constantin.

1. Le droit de vie et de mort du père sur son enfant, déjà modifié, fut complètement aboli, et le père qui tuerait son fils, condamné comme parricide. Il conserve cependant le droit d'infliger des châtiments modérés. L'exhéredation est maintenue, mais les fils ont le droit du pécule, quast castrense.

2. Il fut défendu au père de tuer ou vendre ses enfants nouveaux-nés. L'Etat fut chargé de pourvoir aux besoins des enfants dont les parents déclaraient qu'ils n'ajaient pas les moyens de les élever. Celui qui recueille un enfant nouveau-né doit se présenter devant l'Evèque et déclarer s’il compte l'élever comme un fils adoptif ou un esclave : l'acquisition de l’enfant étant constatée par un acte régulier, afin que cet enfant,étant devenu homme, pût se faire reconnaître et recouvrer sa première condition en payant une indemnité. Théodose I déclara libres tous les enfants vendus pour cause d'indigence et Justinien décida que l'enfant exposé serait toujours présumé libre. Valentinien [ avait voulu qu'on considérât comme homicide le père qui exposait son enfant.

3. Constantin abolit les peines établies contre les célibataires et les releva de quelques incapacités civiles.

4. En 314, Constantin rend un édit qui affranchit tous les Chrétiens que Maxence avait condamnés à la servitude. En 316, il permet les affranchissements dans l'Eglise, devant l'Evèque. Dans les Eglises qui jouissaient du droit d'asile, l’affranchissement pouvait avoir lieu par la seule signature d'un prêtre,apposée à l'acte.

Il fait revivre la peine des homicides contre tout maître convaincu d’avoir tué son esclave, peine tombée en désuétude peu après qu'Antonin l'eut établie. Il défend à tout infidèle de posséder un esclave baptisé. L'’esclave abandonné par son maître, en maladie, fut déclaré libre, celui qui était maltraité pouvait demander un autre maître,

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