‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 27 sur 140 · CONCILE DE NICÉE · texte numérisé non relu

CONCILE DE NICÉE

L'importance et les conséquences funestes de la doctrine d’Arius déterminèrent le pape Sylvestre et l'empereur Constantin à convoquer un concile à Nicée. Les évêques s'assemblèrent au nombre de 318 : on y remarquait un certain nombre de confesseurs de la foi. Ily avait des évèques venus de la Perse et de la Scythie.

Jamais rien de pareil ne s'était vu, ni même imaginé ; on y voyait l'élite de l'humanité chrétienne, prête à résumer dans un acte de foi, la croyance de tous les siècles. Pas une vérité n'avait été définie d’un commun accord par les philosophes ; or les plus grandes vérités furent proclamées dans ce concile et mises à la portée du commun des hommes. Les Pères consignèrent dans le Credo la doctrine qu'ils avaient confessée dans les prisons et les tortures, et ce Credo, qui définit avec une si merveilleuse précision

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les vérités les plus sublimes, deviendra jusqu'à la fin du monde et pour l'univers chrétien un chant populaire de foi, d'espérance et d'amour.

L'assemblée était présidée par les légats du Pape, Osius de Cordoue et les prêtres Victor et Vincent, du clergé romain ; leurs noms se trouvent les premiers dans les souscriptions du concile. Le concile fut ouvert le 9 juin 325. Constantin se plaça à l'extrémité de la salle où il resta debout jusqu'a ce que les évêques l'eussent prié de s'asseoir.

Arius eut la liberté d'exposer ses erreurs. Ayant proféré des blasphèmes, contre Notre Seigneur, on voulut le condamner par acclamation, quelques évêques s'y opposèrent, il y eut une discussion dans les formes, à laquelie prit part avec vigueur St-Athanase, alors diacre. Le mot de consubstantiel fut choisi pour exprimer la croyance catholique, —ce mot n'était pas nouveau dans l'Eglise : on s'en était servi plusieurs fois. Osius dressa le formulaire, le Syrrbole, auxquels tous les évêques souscrivirent, excepté d'abord cinq, Eusèbe de Nicomédie, Théognis de Nicée, Maris de Chalcédoine, Théonas et Secundus de Lybie: ensuite il n'y eut plus que ces deux derniers.

Le concile de Nicée termina la question de la Pâque, en ordonnant de la célébrer le dimanche qui suivrait le 14e jour de la lune de mars, après l’équinoxe du printemps. Il fit aussi des règlements relativement au schisme des Méléciens. Vide Darras, T. 9, p. 242.

Le concile écrivit une lettre à l'église d'Alexandrie et à celle de l'Afrique pour lui annoncer la condamnation d'Arius. Constantin publia les ordonnances du concile, exila Arius et ordonna de jeter ses écrits au feu. Les Pères de Nicée demandèrent la confirmation au pape Sylvestre.

Constantin, trompé, rappela et protégea Arius. St- Athanase fut condamné dans le conciliabule de Tyr et exilé à Trèves. Peu de temps après, Arius finit à Alexandrie d'une manière tragique. Athanase rappelé à la mort de Constantin fut obligé de s’expatrier de nouveau, à cause des violences de Grégoire, évêque intrus d'Alexandrie.

Le concile de Sardique (Sophia) justifia Athanase et confirma les décrets de Nicée.

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faire condamner St-Athanase, il exila les évêques qui ne voulurent pas se conformer à ses vues, et le condamna luimême à l'exil, —deux ans après il le renvoya sur la demande du Pape.

Quoique la plupart des évêques catholiques fussent exilés, le peuple conserva la foi, malgré les violences de l'Empereur. Les évèques ariens n'osaient prêcher ouvertement leurs doctrines, et les évèques exilés enseignaient la vérité au milieu des peuples chez lesquels ils se trouvaient.

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