CONCILE DE RIMINI
Le concile s’assembla au mois de juin 359, en mème temps que celui de Séleucie. Il fut convoqué par ordre de l'Empereur, sans la participation du Pape, qui n’y envoya pas ses légats. Tous les évêques ne furent pas convoqués, vu qu'en même temps il se tenait un autre concile à Séleucie, sans communication avec celui de Rimini, d'ailleurs les plus célèbres, les plus savants évêques de l'Eglise étaient alors en exil.
Le nombre des évêques était d'environ 400, parmi lesquels 80 Âriens.
Les évêques s’en tinrent d'abord à la profession de foi de Nicée, et firent un décret dans ce sens, auquel souscrivirent tous les évêques catholiques: ils anathématisèrent formellement tous les Ariens. Plustard, Taurus, Préfet du Prétoire, par ordre de l'Empereur, présenta au concile une formule équivoque à signer : cette formule n'avait rien contre la foi, mais elle ne renfermait pas le mot consubstantiel, les Ariens s'engageaient à y souscrire.
Le désir de la paix, les prières, les menaces déterminèrent les Pères à l'adopter. Mais on dit anathème à quiconque soutenait que Jésus-Christ n'est pas Dieu, fils de Dieu, éternel, engendre du Père avant tous les siècles.
L'omission du mot consubstantiel fit triompher les Ariens. Aussitôt que les Pères de Rimini connurent le parti que l’on tirait de la formule à laquelle ils avaient souscrit, ils protestèrent avec les jurements les plus solennels qu'on leur attribuait une intention qu’ils n'avaient pas eue. Le pape Libère annula la déclaration de Rimini, blama les Pères et exigea d'eux une rétractation.
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D'après ces faits le concile de Rimini ne fut pas œcuménique et d’ailleurs il n'erra pas dans la foi.
L’hérésie d’Arius causa de grands troubles dans l'Eglise,elle parut s’éteindre dans l’Empire, à la fin du 4e siècle, mais elle s’insinua chez les peuples barbares et se maintint chez les Wisigoths jusqu’au 7e siècle.
(Voir Dictionnaire de Théologie, Bergier.—Dictionnaire des Hérésies. Hist. de l'Eglise, Rohrbacher.