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tin de l’église des SS. Apôtres, et le transporter dans une autre. Il conçut, par suite de cette affaire, une grande haine contre les Ariens, rejeta leur doctrine et se fit l’auteur d’une hérésie nouvelle. Il nia la divinité du Saint- Esprit, qu'il prétendit n'être qu'une créature semblable aux anges, bien que d'une nature plus élevée.
L'hérésie de Macédonius infecta surtout les monastères. Elle fut condamnée dans le rer concile de Constantinople. Il se trouva à ce concile 1530 évêques, tous de l'Orient, Ce concile n'eut l'autorité d'un concile œcuménique que par l'adhésion d'un concile des évêques d'Occident tenu à Rome l’année suivante, par le Pape St-Damase.
L'hérésie de Macédonius renversait le mystère de la Trinité, dogme fondamental du Christianisme, et niait la communication de l'esprit divin faite aux âmes par les sacrements, notamment par ceux de la Confirmation et de l'Ordre.
Pélage, Breton de naissance, étant à Rome, se laissa entraîner dans des erreurs sur la grâce par Rufin, prètre de Syrie, vers l’an 400. Il soutint qu'Adam et Eve avaient été créés mortels, que leur péché n'avait pu nuire qu'à eux et non à leur race ; que les enfants qui meurent sans baptème ont la vie éternelle, que l'homme, avec les forces naturelles de son libre arbitre, est capable d’accomplir tous les préceptes divins et d'arriver à la perfection, sans le secours de la grâce.
Pélage eut pour disciple Célestius, qui mit beaucoup de zèle à défendre sa doctrine. L’hérésie fut condamnée d'abord dans un concile de Carthage, où Aurélius, évêque de cette ville, excommunia Célestius ; celui-ci en appela au Pape. Pélage, repoussé d'Afrique, s'en alla en Palestine. St-Jérôme l'y combattit, comme St-Augustin l'avait combattu en Afrique. On tint un concile à Jérusalem, où l’on décida de renvoyer la question au Pontife Romain.
Dans un autre concile,tenu à Diospolis, Pélage déguisa ses sentiments et les condamna de bouche. Cependant, deux conciles tenus, l'un à Carthage et l’autre à Milève, en Afrique, proscrirvirent de nouveau l’hérésie,et demandèrent la confirmation de cette sentence au pape Innocent Ier. Celui-ci réprouva solennellement le Pélagianisme. St- Augustin, au sujet du rescrit du Pape, dit: /am de hâc causa duo concilia missa sunt ad sedem apostolicam, inde
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eliam rescripta venerunt : Roma locuta est, causa finita est, Serm. 131, No 20.
Plus tard, le pape Zosime, trompé par une déclaration de soumission à l'autorité du St-Siège, faite par Célestius et Pélage, se montra favorable, non à leur doctrine, mais à leur personne, pour les ramener charitablement ; mais, ayant reconnu leur fourberie, il les condamna solennellement et l'Empereur Honorius porta la peine d’exil contre eux et leurs adhérents. Cette hérésie ne se soutint pas longtemps. Elle fut surtout réfutée par St-Augustin, qui à cause des écrits publiés contre les Pélagiens, a été surnommé le Docteur de la grâce.
Nestorius, né en Syrie, avait été élevé à Antioche, où il avait pratiqué la vie monastique. Renommé comme éloquent et sévère dans ses mœurs, il fut placé sur le siège de Constantinople, il y déploya d'abord un zèle sévère contre les hérétiques, et en même temps beaucoup de présomption. Bientôt, il répandit son hérésie. Elle consistait à diviser Jésus-Christ en deux personnes, l’une la personne de Jésus-Christ, l'autre la personne de Dieu le Verbe. D'où il suivait que Jésus-Christ n'était pas Dieu, mais un homme uni à Dieu d’une manière plus intime, que le Verbe divin ne s'était pas réellement incarné, que la St-Vierge n'était pas la mère de Dieu, mais seulement de l'homme nommé le Christ, auquel Dieu le Verbe s'était uni. Il suivait de là, que l’adoration de Jésus-Christ était une idolatrie, que les mérites du Christ n'étaient pas d'un prix infini,et que le péché n'avait pas été réellement réparé par le Verbe divin. Cette hérésie renversait le Christianisme de fond en comble.
Un prètre, nommé Anastase, commença à prècher l'hérésie en enseignant dans l'Eglise de Constantinople que Marie ne devait pas être appelée ère de Dieu. Le peuple entendit ces paroles avec trouble. Un jour, Nestorius ayant osé dire en pleine chaire : ‘Si quelqu'un dit que Marie est la mère de Dieu, qu'il soit anathème, le peuple jette un criet s'enfuit de l'Eglise, et il n’y revint plus. Le clergé et les moines se séparèrent aussi de l’hérésiarque.
St-Cyrille, évêque d'Alexandrie, combattit avec beaucoup de zèle et de science la doctrine de Nestorius. Celuici voulut s'expliquer au pape Célestin Ier, mais le Pape,
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