DOCTRINE DU MAHOMETISME
La doctrine de Mahomet se trouve dans le Coran. Ce livre est un ramassis quelquefois brillant et poétique, mais un ramassis indigeste et peu conséquent de sentences et de préceptes successivement débités dans les mosquées, dans les voyages et au milieu des camps. Il est mêlé de fables absurdes, et d’assertions contradictoires. Il est
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difficile d'en soutenir la lecture. 11 y a plus de 200 passages contredits par d’autres ou modifiés. Les principaux points de la doctrine musulmane sont : l'existence d'un Dieu unique, la mission de Mahomet et la divinité du Coran, la prédestination absolue, le jugement de l'homme après sa mort, le purgatoire pour ceux dont les bonnes et mauvaises actions se trouveront égales dans la balance, le saut du pont aigu, qui conduit les justes en paradis et les méchants en enfer, les délices du paradis qui consistent en voluptés sensuelles, et le feu éternel de l'enfer. (Rohrbacher.)
Mahomet n'a point inventé de dogmes nouveaux. On ne crée pas une religion. La plupart de ses dogmes sont empruntés aux Juifs et aux Chrétiens, il les a seulement altérés et défigurés. Il admettait la mission divine de Moïse et de Jésus-Christ ; il reconnaissait la plus grande partie des faits évangéliques, mais il ne considéra Jésus- Christ que comme un prophète.
Tout ce qu'il y a de raisonnable dans le mahométisme est dû à la lumière que la révélation avait répandue.
Tont ce qu’il y a de croyances superstitieuses, de pratiques ridicules est un reste des idées et des usages de l'Arabie. Mahomet a prescrit la prière cinq fois par jour ; mais c’est une vaine formule sans foi et sans amour. Il a prescrit le jeûne du mois de Ramadan pendant lequel il n'est pas permis de prendre aucune nourriture depuis le lever du soleil jusqu'au coucher, mais les Musulmans font bonne chaïre la nuit. Il a prescrit l’abstinence du vin, et le devoir de l’aumône ; le Musulman est obligé de donner la dixième partie de ses biens. Ces deux prescriptions ont eu un assez salutaire effet, mais le précepte de la charité chrétienne est bien supérieure à celui de l’'aumône mahométane. Dans le Christianisme, la quantité du bien à faire n’est pas prescrit d'avance, tout dépend des circonstances et du besoin du prochain, et il est des occasions où il faut donner ce qu’on a de plus cher et de plus précieux, où il faut sacrifier sa fortune, et sa vie même pour ses frères.
Le Coran ne prescrit rien sur les vertus intérieures comme l'amour de Dieu et du prochain, la piété, l’humilité, la pénitence. Il permet la vengeance, l’apostasie forcée, le parjure en certains cas : l'idolâtrie est le seul