‹ Histoire apologétique de l'Eglise [microforme]Chapitre 9 sur 140 · PUR LEO PER RT PERTE QU TERME RESTE · texte numérisé non relu

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Ces actes étaient conservés avec soin dans les Eglises. Il y avait des notaires chargés de leur transcription, etc., etc. Une grande partie des actes des martyrs périrent dans la persécution de Dioclétien. Eusèbe de Césarée en ramassa un certain nombre. Son recueil a été perdu ; mais son histoire ecclésiastique, les Martyrologes, la tradition ont conservé la mémoire des martyrs. Il y a d’ailleurs un assez bon nombre de ces actes qui ont été conservés et que l’on a encore aujourd’hui.

2°. Supplices et courage des martyrs. —On peut se faire une idée des supplices des martyrs, en considérant le caractère sanguinaire des Romains, leurs combats de gladiateurs, le plaisir qu’ils prenaient dans toutes leurs fêtes à verser le sang. Tacite fait le tableau des supplices auxquels les chrétiens furent condamnés.

Senèque, Ep. 14, parle de fer, de feu, de chaines, de chevalets et de tous ce que la barbarie humaine à pu inventer. Celse reproche aux chrétiens les tourments horribles qu’on leur fait souffrir. Orig.-contre Celse liv. 8, nos. 39, 43, 48. Libanius dit que quand Julien parvint à l'empire, les chrétiens s’attendaient que ce nouveau maître inventerait de nouveaux tourments plus cruels que d'être mutilé, broyé, enterré vif, car les Empereurs précédents avaient employé contre eux ces sortes de supplices. Parentali in Julian, No 58.

Les actes des martyrs,les écrivains ecclésiastiques, les Pères des premiers siècles attestent les supplices et le courage héroïque, avec lequel il furent soufferts.

Il faut ajouter les circonstances extraordinaires, qui accompagnaient les martyrs, les miracles frappants dans un grand nombre d'occasions, les bêtes s’adoucissaient, les flammes ne brûlaient point, les glaives s'émoussaient, et mille autres prodiges de cette nature.

3”. Cause des martyrs.—C'était la haine seule portée au nom chrétien. La lettre de Pline à Trajan, prouve l'innocence des chrétiens, les édits des empereurs constatent que ceux-ci étaient uniquement recherchés pour leur religion ; les écrits des Apologistes supposent comme un fait avéré, que les chrétiens ne sont convaincus d'aucun crime ; les actes des martyrs font voir qu'ils ne sont ja-

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mais accusés que de leur religion. On ne put jamais prouver les accusations vagues d’infanticide, d'inceste. Jamais ceci ne motiva la sentence de mort.

Ce qui prouve que la religion était la seule cause du martyre, c'est qu'il suffisait d'apostasier pour être délivré. Un peu d'encens brûlé devant les dieux sauvait de la mort.

Les exemples de traits, qu'on a appelés de fanatisme, ‘sont excessivement rares ; ceux qui ont eu lieu sont expliqués par les circonstances. Les règles de l'Eglise, dit Fleury, défendaient de s'exposer au martyre de rien faire qui pût irriter les payens et provoquer la persécution.

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