TENUES DANS L’OUVRAGE
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Profil de l’Apôlre qui se trouve entre la quatrième et la cinquième travée au nord; réduction au dixième de l’exécution. Cette statue est ancienne; le bord du manteau est orné de pierres fines imitées. La maîtresse colonne qui supporte la statue est ornée de tours de Castille; c’est sur cette colonne que repose le doubleau. La nervure est soutenue par la colonne fond or, et l’archivolte vient s’appuyer sur la colonne verte, les deux colonnes brunes maintiennent : la première, le grand arc de la fenêtre, et la seconde, qui est la moins grosse, la retombée du petit arc. On trouve aux Planches 7 et 10 le développement des ornements.
Ornements sur fond noir, développés et grandeur d’exécution. On voit 1 application de ces ornements à la Planche 15, sur les colonnes de l’arcature et sur les colonnes qui supportent les voûtes du Jubé.
Décoration des pilastres de l’arcade médiane du Jubé, grandeur de l’exécution. (Voir la Planche 15.)
Ornements développés et grandeur de l’exécution. Le détail, sur fond noir, est pris sur les petites colonnes de i’arcaturc du Jubé; les deux détails, fond or, se trouvent sur les petites colonnes des arcs géminés de l’arcature. (Voir la Planche 16 )
Développement d’un ornement que l’on voit sur les colonnes qui soutiennent les grands arcs de l’arcature. Grandeur d’exécution. (Voir la Planche 16 )
Statue ancienne, à 0,10 p. m. entre le banc de la Reine et l'oratoire de Louis \l, troisième travée au midi ; à gauche, on voit le fond de l’arcature, cl à droite le commencement du banc de la Reine; le principe de la décoration a été retrouvé au-dessus du banc de la Reine; on voit un Ange sur fond rouge, non seulement ce fond rouge, qui est d’une grande richesse, a été restauré d’après l'ancien, mais le procédé est le même; le fond est doré plein cl on est revenu par-dessus avec un glacis de vermillon et de laque carminée à la cire. Les Anges que l’on voit dans les angles formés par les colonnes et l’appui sont sur fond d’émail, le verre est teint dans la masse, doublé d’une feuille d’argent, les ornements dorés sont peints par dessus et à froid, les ornements du bord du manteau de l’Apôtre sont en imitation de pierres fines.
I et N° 2, Détails de petites verrières, grandeur d’exécution ; ces verrières sont appliquées aux consoles ou culots qui supportent les statues des Apôtres; celte décoration nous vient d'Orient et consiste à peindre à froid derrière le verre, l’or est également derrière — N 3. Détail île verre émaillé. Voir Planche (i, écoinçon à gauche — N° !y. Décoration d’une colonne rouge du Jubé, grandeur d’exécution. Ces colonnes rouges du Jubé sont glacées à la laque garancée h l’huile. (Voir la Planche 15 ) — N" 5. Verre émaillé de l’arcature, grandeur de l’exécution. — \" 6. Verrière de culot. (Voir pour ce numéro et les numéros 1 cl 2 la Planche 1 )
N° 1. Verre émaillé sous l’appui. — N" 2. Idem. (Voir la Planche G, écoinçon à droite.) — N" 3, k et 5. Colonnes rouges du Jubé. Voir la Planche 15.) On est étonné de voir dans le détail IS°3 des Salamandres; on croit généralement que cet emblème ne remonte pas au delà de François l'r; mais La Ravaillère et Paradin nous apprennent que l’allégorie de la Salamandre et la devise A iitrisco ci exlingo devinrent communes au temps de saint Louis, et que ce fut le père de François F' qui la remit ensuite en faveur. François I r étant le premier roi de France qui introduisit des femmes a la cour, s’appropria par pure galanterie l’allégorie de la Salamandre, représentée au milieu des flammes, voulant faire entendre qu’il ne pouvait vivre autrement. Tous les ornements de la Planche 8 sont de la grandeur de l’exécution. — N 6 et 7. Verrières de culot. (Voir pour le N" 7 la Planche 6.)
N 1. Détail d’une colonne de l’arcalure, demi-exécution. — N° 2. Ornement des faces latérales du pilastre de l’arcade médiane du Jubé, demi-grandeur. — N 3. Grande colonne de l’abside, développement de la décoration, un tiers d’exécution. -- A h et 5. Ornements des colonnes qui soutiennent les nervures du Jubé, demi-exécution.
Nül 1, 2, 3, [y, 5 et G. Ornements (pii s’enroulent autour des petites colonnes de l’arcature, demi-grandeur. Voir l’application, Planche IG.) — N"1 7 et 8. Détails développés des grosses colonnes, fond or, demi-grandeur. (Voir Planche IG.) — N0’ 9 et 10 Détails développés des petites colonnes du banc du Roi.
N"' 1,2, 3, 5, 6 et 7. Verres qui décorent l’arcade médiane du Jubé, grandeur de l’exécution. La peinture se trouve dessous le verre comme dans les verrières des culots. (Voir l’application de ces ornements, Planche 15.) — N" /|. Fond de la muraille à gauche et à droite de l’abside, demiexécution.
Nus 1, 2 et 3. Colonnes de l’arcature du fond de l’abside, ornements développés, demiexécution-
Décoration au tiers de l’exécution des voûtes, des bancs du Roi et de la Reine. Sept motifs différents. Le principe de celte décoration en cercle a été retrouvé avant la restauration.
N"' t et 2. Colonnes fond or, ornements développés, demi-exécution.
Vue géomélrale du Jubé et de Parcature de l’abside, à 0,05 p. m. Nous venons d’indiquer dans les Planches qui précèdent une grande partie des ornements qui décorent celte partie importante de l’édilice. Les Anges que l’on voit aux deux coins de la plate-forme ont été retrouvés décorés des mêmes ornements (pie l’on voit aujourd’hui. Les pâtes ou gaufrures que l’on voit sur les colonnes ont également été retrouvées, ainsi que le principe de la décoration des arcs.
Quatrième travée au nord, vue géométrale à 0,05 p. m. Cette Planche donne une idée exacte de toute la décoration du monument, le fond est le même dans toutes les travées; les maîtresses colonnes qui supportent les statues, se répètent ainsi (pie les ornements; l’une est ornée des tonrsde Castille, et l’autre de Ileurs de lis. Pour les autres colonnes, si l’ornement change, le principe est le même. Nous avons montré dans les Planches précédentes la presque totalité de ces ornements développés. L’ornementation du fond a été retrouvée, ainsi qu’une notable partie des émaux que l’on voit entre les arcs; les peintures des quatre feuilles qui représentent des Martyres avaient laissé dans les fonds de pâte ou d’émail une silhouette et quelques traces de couleurs; les pâtes ou gaufrures sont un genre d’ornementation qui nous est venu d’Orient. Toutes les peintures exécutées dans la Chapelle haute, depuis le sol jusqu’aux fenêtres, sont â la cire, et toutes celles que l’on voit depuis la hauteur de l’appui jusques et y compris la voûte ont été exécutées à l’œuf. Le premier compartiment de la verrière â gauche représente : Dieu parlant à Moïse; le second, la nouvelle promulgation de la paix; le troisième, la construction des villes de refuge ; et le quatrième, Moïse sur la montagne, Dieu lui montre la terre promise. On a vu que les chapiteaux fcuillagés sont tous différents, les peintures qui les décorent ont été en grande partie retrouvées avec les filets noirs qui encadrent tous les ornements, ces filets ont été également retrouvés dans tous les détails qui subsistaient avant la restauration; perdus dans la masse, ils donnent au dessin beaucoup de fermeté et une grande pureté. Les deux statues de cette Planche sont anciennes.
PLANCHES 17, 18, 19 et 20.
Détails do verrières. Deux des sujets sont tirés de l’histoire de saint Jean-Baptiste, les deux autres représentent le couronnement des princes de Juda. Le nom de l’artiste qui a exécuté ces Planches est une garantie de scrupuleuse exactitude; M. Beat a l'ait une étude approfondie et savante des vitraux du moyen-âge, aussi son travail doit-il être considéré comme un fac-similé intelligent et irréprochable. On peut constater sur ces Planches la science de la distribution et du rapprochement des couleurs dont nous avons parlé plus haut, ainsi que la valeur différente des tous du fond et des sujets; rien ne manque dans celte reproduction, rouge strié, verre gondolé, dépoli, salissures produites par la fabrication et par le temps. 11 est un petit détail peu apparent sur lequel nous attirerons l'attention : cet ornement, composé de trois lignes donnant la forme d’un œil, doit avoir sa place parmi les insignes de la royauté au moyen-âge ; on ne le voit que sur les troncs ou sur les couronnes et les vêtements royaux.
Coupe longitudinale suivant l’axe, à 0,005 p. m.
Coupe transversale, à 0,01 p. m,, suivant \. B (Planche -25).
Vue perspective. Ces trois Planches qui montrent l’édiûce sous trois faces différentes, n’ont besoin d’aucune explication pour être comprises, elles sont le complément indispensable de l'ouvrage. De même que l’on retrouve dans les détails d’ensemble en litho-chromo la place et l’arrangement des ornements, de même ou trouvera dans les gravures la place des grands morceaux d’ensemble des Planches 1. 6, 15 et 16. Les Planches sur acier ont été exécutées par M. Guillaumot, l’auteur des Promenades artistiques, que son talent plein de verve et d’originalité a placé au premier rang des artistes qui gravent , l’architecture cl qui s’occupent d’archéologie.
Plan de la Chapelle haute, à 0,005 p, m. Ce plan est pris à un mètre au-dessus du niveau des fenêtres. La lettre A indique le plan de l’ancien trésor des Chartres. L’espace compris entre l’édifice principal et l’annexe, indiqué par la lettre B, servait de sacristie. 11 ne subsiste plus aujourd’hui que l’espace compris entre les deux contreforts et qui forme le réduit dont nous avons parlé plus haut. Dans le plan principal , ou voit les deux escaliers qui conduisent aux combles, et à l’abside les deux petits escaliers en bois (G. C.) qui conduisent sur la plate-forme du Jubé. Les plans des colonnes et des pilastres du Jubé sont figurés en gris; on voit dans la même partie de la Planche la place qu’occupait l’autel et les deux marches du sanctuaire. Les lignes poinlillées indiquent la projection des voûtes; les mêmes observations s’appliquent également au plan de la Chapelle basse (Planche 25), qui est analogue, sinon semblable à la Planche 2/f.
\ et B indiquent la coupe transversale; C oratoire de Louis XI.
l'AlUS. — IMPRIMERIE FELIX MAI.TESTE ET i" . RUE DES DEl' X- 1 ’ORTES-SA I NT- SA F VECU . 22.
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