‹ Histoire archéologique, descriptive et graphique de la Sainte-Chapelle du PalaisChapitre 4 sur 11 · AM · texte numérisé non relu

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réjouissances les leles payennes qui se célébraient a la fin <le décembre et au commencement de janvier: les cito\ eus s en voyaient réciproquement des présents, les maîtres mangeaient avec leurs esclaves, en mémoire du règne de Saturne, pendant lequel les hommes vivaient en commun. Le premier jour de l’année, les payons se déguisaient pour se promener par les carrefours, belle est, sans nul doute, l’origine des déguisements de la fête des Fous, de la coutume de faire des cadeaux le premier janvier, de cette liberté des évêques avec leur clergé et des prêtres avec leurs clercs Quoique ces réjouissances eussent été défendues par les conciles, lessv nodesetdcs ordonnances particulières, cllescontinuèrcnl d être en usage jusqu’en 1680, et a la Sainte-Chapelle jusqu'en ibiyi. En Angleterre, la fête des Ions avait encore heu au milieu du seizième siècle, puisque, dans un inventaire des ornements de l'église d’York , il est fait mention d une petite mitre et d un petit anneau pour l’évêque des enlants. Ce qui prouve l'antiquité de cette coutume, c cstqu elle lut rigoureusement condamnée par saint Augustin dans son sermon de tempore.

V ava'1’ jour de la Quiii(|uagésime, réunion des paroisses de la cité dans la cour du mai, mour hlire une action de grâce vers le chevet de

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la Sainte-Chapelle, pour la permission d’user de

y] laitage et de beurre pendant le Carême; la Vraie / Croix, était exposée devant la fenêtre depuis sept heures du matin jusqu’à onze; et, a cette heure, yyE le trésorier donnait la bénédiction au peuple. La veille du Dimanche des Hameaux, Messieurs de la Chambre des Comptes étaient admis a l’adoration de la Croix ; le trésorier et le chantre occupaient seuls leur place ordinaire, les chanoines et les chapelains siégeaient dans les dernières stalles hautes.

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Hp1 avait la coutume, a la Sainte-Chapelle, clt* 8 dire les matines le matin avant l’heure de fed 'office de

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Prnne , parce que l'habitiicle f[u avait saint Louis de se lever a minuit pour y assister lui avant procuré de violents maux de tête, il lit changer l’heure de cet office; cette coutume s’est conservée jusque vers le milieu du quatorzième siècle.

ès le temps de saint Louis, alors que ce roi exposait lui-même la Vraie Croix, les trésoriers de I* rance allaient

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la Sainte-Chapelle le Mardi-Saint, ils entendaient une basse messe, adoraient la Croix et donnaient chacun une offrande de dix écris ; cet usage a toujours été respecté depuis. Le Mercredi-Saint, les prêtres de la confrérie de Notre- Dame-aux- Bourgeois se rendaient en procession et sans croix à la basse Sainte-( diapelle ou ilschantaient une messe des Saintes-Reliques après laquelle ils allaient adorer la Vraie Croix à la Chapelle haute.

igœglgn i3-2 1, Philippe le Bel, par lettres datées MpB3f|l = de Paris, le dernier jour de septembre, HÊjpfeip établit les religieux carmes de Paris, en qualité de chapelains perpétuels, pour faire f tous les ans l’office à la Sainte-Chapelle, le jour de \ la fête de l’Invention de la Croix; il veut que ce é) jour-la ces religieux puissent seuls chanter les premières vêpres, les heures, la messe solennelle et faire un sermon; il donne à cet effet, à chacun des religieux présents, vingt-sept deniers parisis pour pitance, savoir: neuf deniers pour les premières vêpres et dix-huit pour la messe et les autres heures, avec ordre au trésorier et à ses successeurs de leur faire payer ladite rétribution sans qu’il soit besoin

d'au Ire mandement. Par transaction du premier septembre 1 344 entre les religieux Mathurins et ceux de Sainte-Geneviève, ces religieux, chargés par saint Louis de faire l'office a la Sainte-f ’.hapelle le jour delà fête de IT.xaltation de la Croix, arrêtèrent unanimement entre eux qu’il \ aurait tous les ans à pareil jour, pour acquitter cette obligation, trentedeux religieux de Sainte-Gatherine, y compris le & sous-diacre , et huit religieux de chaque ordre ^ pou i" chanter de chaque coté.

gfarmi les cérémonies qid lurent célébrées a la 1 Sainte-Chapelle et «pii eurent assez d’importance pour avoir jusqu’à présent conservé '"une place dans I histoire de notre pays, nous v. citerons plusieurs couronnements de reines el des ÿ assemblées qui ne manquent point de célébrité. Philippe le Hardi ayant épousé en seconde noces Marie, fille de Henri et sœur de Jean, duc de Brabant, la jeune reine lut amenée par son frère et fut reçue avec magnificence au milieu des grands du royaume; son couronnement se lit le vingt-trois juin 127a; le roi avait choisi Pierre de Brabet, .. archevêque de Reims, pour cette cérémonie.

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c qUinze juin ja.cp, l’empereur Henri de Luxembourg, septième du nom, épousa Marguerite, fille du duc de Brabant et G nièce de la reine Marie alors veuve de Philippe 111 ; If* la bénédiction fut donnée a la Sainte-Chapelle par Simon de Bucy, évêque de Paris, qui olficia pondu calcinent. Ce prélat passa ensuite par devant notaire un acte qu’il signa et scella de ses armes, dans la Chambre des Comptes; par cet acte, il déclarait que cette messe et cette bénédiction ne porteraient en rien atteinte à l’exemption de cette église, la reeon-

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