‹ Histoire archéologique, descriptive et graphique de la Sainte-Chapelle du PalaisChapitre 3 sur 11 · V -Y “ -HTT · texte numérisé non relu

V -Y “ -HTT

né à Montereau; c’est aussi de lui la chapelle du château de \ iuceimes, le réfectoire, le dortoir, le chapitre et la chapelle de Notre-Dame, dans le monastère de Saint-Germain des Près, ou il lut enterré en 1266. O11 voyait encore son tombeau avant la lin du dernier siècle ; il était représenté tenant a la main un compas et une règle; une inscription le disait 1 honneur - O des mœurs et le maître des carriers.

u des de Montreuil, que Saint-Louis estimait |f singulièrement, dit la chronique, accompagna ce roi dans son expédition de la terre , où il fut employé a fortifier le port f et la ville de Jaffa. A son retour, Saint-Louis le M chargea de construire plusieurs églises, entre autres B celles des Blancs-Manteaux, des Quinze-Vingts, du Val des Écoliers, des Mathurins, des Cordeliers, de Sainte-Catherine et de l’Hôtel-Dieu. 11 mourut en 1281), ainsi qu’il était marqué sur son épitaphe, qui se voyait dans la ne! des Cordeliers, avant i58o, r lorsque cette église lut entièrement brulee.

Presque tous les monuments terminés au treizième siècle sont romans par la base, et le haut, qui est gothique, se trouve greffé sur Nui stvle de transition; ce qui n’étonne pas, \ puisque les édifices importants exigeaient plus d’un siècle de travaux, et nous avons même des exemples d’une lenteur beaucoup plus grande. La célérité avec laquelle fut bâtie la Sainte-Chapelle üe peut s’expliquer que par le pieux empressement de Saint-Louis, et le concours de la population; malgré ce concours tout gratuit, cet édifice, dont les dimensions ne dépassent pas celles d’une petite église de village, a encore coûté deux millions cinq cent quatre-vingt deux mille vingt francs, somme

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"me pour le temps, et dont on peut se rendre compte, quand on sait que les principaux chapelains n’avaient que trois cent soixante-huit francs de rente, et cette dignité était fort lucrative. On ne peut donc considérer ce monument comme un autre de fondation ordinaire, mais comme un joyau, une châsse, où I on a dépensé tout ce que l’art et l’industrie pouvaient produire à cette époque.

jS^es critiques passionnés, et ils ont été nombreux au dix-huitième siècle, reprochent • surtout à la Sainte-Chapelle son style ogival, avocat au Parlement, dans un ouvrage sur les monuments de Paris, apprécie en ces termes le ' règne de Saint-Louis, au point de vue artistique : « Eudes de Montreuil était alors le plus grand » architecte que l’on connût; c’est à cet artiste que » l’on doit les églises des Chartreux, des Mathurins, » des Cordeliers et des Quinze-Vingts, que l’on vient » d’abattre. La manière maussade, irrégulière et » rustique avec laquelle ces monuments sont exé- » cutés, montre parfaitement le goût dépravé qui « les fit naitre. La Sainte-Chapelle, ce prétendu clief- » d’œuvre du règne de Saint-Louis, ne mérite pas >■ plus de considération que les autres églises que .. l’on vient de nommer. On ne pensait pas encore .. à prendre la belle nature pour modèle; les pré- » ceptes que les grands maîtres de 1 antiquité nous - avaient laissés, dans les différents morceaux d’ar- .. chitecture échappés aux injures du temps, n’avaient » encore fait aucun progrès dans 1 esprit de nos „ artistes; ceux-ci, toujours ennemis de la majes- » tueuse simplicité que les Grecs et les Romains „ employaient dans leurs édifices , se livraient .. sans ménagement à une profusion d’ornements » introduits par la barbarie. Sauveur Morand ,

chanoine de la Sainte-Chapelle, dit, en faisant la description des verrières : « Elle est éclairée par des » vitraux dont les lacis variés sont fort beaux, quoi- ” (/uc gothiques. « Nous ne citerons que ces deux auteurs, qui sont les interprètes fidèles d’une époque qui dota la ville de Paris de quelques monuments de style antique, monuments fort beaux du reste, comme copie de 1 antique, mais qui ne conviennent ni à nos mœurs ni a notre religion; il semble en effet qu’ils attendent les dieux de Rome et d’Athènes; on > entendrait sans surprise les gémissements des victimes, on y verrait sans étonnement le couteau du sa< nficateur et le t repied de I oracle. Les critiques du dernier siècle, en préférant à la Sainte-Chapelle telle qu elle est une copie du Parthénon, ne comprenaient pas sans doute l’inconvenance qu’il y aurait eu à placer dans le temple des persécuteurs, les restes des persécutés. Il faut aussi considérer les monuments au point de vue de la destination, et comprendre qu’ils sont la tradition; les écrivains dont nous venons de parler semblaient ignorer l une et mépriser l’autre.

S ils avaient étudié les ruines que les révolutions humaines ont disséminées sur le globe, ils auraient vu que ces débris de l’antiquité sont l’histoire des croyances religieuses, des conquêtes, des migrations de la puissance et du degré de civilisation des peuples fondateurs, dont ils sont aussi l’image vivante.

e tumulus et le dolmen ne caractérisent-ils

£ bâtissait sa cabane la ou le soleil lui semblait

ip plus doux; a celui qui, couvert d'une peau de bête féroce, escaladait le Capitole et disait : vcv victis : a celui-la, disons-nous, un quartier de rocher suffisait pour sacrifier à son dieu du carnage.

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d’un tertre cachait assez bien la hache et les os du mort. Les Grecs, en consacrant des temples aux Muses, n étaient-ils pas tenus de faire un tout, de rharmonie d’ensemble, de la pureté de la forme, de la simplicité, de l’idéal et de la grâce. Les premiers chrétiens qui bâtirent des églises avaient encore le souvenir des catacombes, le sang des martyrs coulait toujours, aussi leurs édifices portent-ils la trace de leur mélancolique austérité. Si les temples magnifiques et le faste des prêtres du polythéisme convenaient au culte des sensations de la chair et des événements de la vie matérielle, le spiritualisme de la nouvelle reli gion, qui naissait dans les larmes, réclamait pour ses édifices la simplicité mystique, qui, seule, pouvait s’harmoniser avec la tunique de lin et le bâton pastoral des apôtres. On voit que tous ces monuments sont empreints du caractère des événements, et tous parfaitement appropriés à leur destination. Otez-leur le caractère originel, que restera-t-il pour la tradition? Construisons nos églises sur le modèle des temples anciens, et I histoire dira que nous n’avons été que des froids et monotones plagiaires des Grecs et des Romains; que, manquant du génie inventif, nous sommes occupés à perpétuer l’art antique sans rien

\ faire pour notre propre gloire,

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ous terminerons en citant un passage d’une lettre que 1 empereur Napoléon écrivait à M. de Champagny, alors ministre , à l’occaun monument à ériger à la mémoire de la Grande Armée; cet édifice devait être le temple de la Gloire, on en a fait l’église de la Madeleine; voici ce passage : « Mon intention était de n’avoir pas une « église, mais un temple ; il était simple de s’attacher » à la définition d’un temple. Par exemple, j’ai entendu •» un monument tel qu’il y en avait à Athènes et qu’il

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n y en a pas à Paris; il y a beaucoup d’églises à Paris ; il y en a dans tous les villages. » Voilà qui est « lair ('t qui rend justice a la destination. L empereur Napoléon voulait un temple, on lui donna la copie du Mars vengeur. Nous nous sommes étendus un peu longuement contre ces idees du dernier siècle, parce que ces idées, il faut bien le dire, sont encore partagées el soutenues aujourd’hui par certains membres de nos académies. Heureusement, le bon sens de nos jeunes artistes a eu facilement raison de cette école renou- : velée des Grecs, moins la pureté, moins la grâce, ^pius la froideur de la traduction.

i'2.>7', Baudoin de Courtenay, empereur mSm^ Constantinople, parcourut les royaumes ^^^M|d’()ccidenl pour en obtenir des secours

g . 01,1 1 c élrecs et les Bulgares qui mena-

çaient son empire. Arrivé à la cour de France, | Baudoin représente àsaint Louis les malheurs dont il ^ était menace, la détresse dans laquelle se trouvaient les seigneurs enfermés à Constantinople, et la nécessité dans laquelle ils allaient être réduits d’engager à des barbares, ou de déposer en des mains profanes la sainte couronne d’épines. « Je désire ” ardemment, (lui dit-il), de vous faire passer celte précieuse relique à vous, mon cousin , mon » seigneiu et mon bienfaiteur, et au royaume de ■ I rance, ma patrie. » Saint Louis, ayant accepté ces propositions, envoya en Orient, avec un ambassadeur de Baudoin , André et Jacques , tous deux frères prêcheurs de l’ordre des Jacobins. André avait été gardien du couvent de son ordre à Constautinonle-

Tout ce qui suit de ce chapitre a été emprunté à Aikjiion Moreri ; nous avons rendu ad liiieram certaines parties . prises textuellement dans les originaux.

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il avait souvent contemplé la couronne d’épines et on ne pouvait lui en imposer.

orsqu’ils arrivèrent, les barons de l’Empire fc avaient déjà élé obligés d’engager la sainte jo. relique à des Vénitiens et à des Génois de istinction, et de la remettre entre les mains de y Pancrace Gaverson qui la fit placer dans le trésor de ' l'église des Vénitiens.

1 fut décidé, pour se conformer aux volontés de l’empereur, que les ambassadeurs de saint ouis et de Baudoin , accompagnés des IP personnes les plus notables d’entre les Vénitiens, porteraient la couronne d’épines à V enise , et ils s’embarquèrent aussitôt, en effet , quoique la saison ne fût pas favorable ; c’était vers la fin du mois de décembre, et, outre les mauvais temps qu’ils pouvaient essuyer, ils avaient encore à craindre des galères envoyées par l’empereur grec pour leur enlever leur précieux butin. Vatace était l’ennemi le plus acharné de Baudoin, et il se sentait soutenu, malgré le schisme qui le séparait des catholiques romains , par tous les chrétiens d Orient qui, à cause de son courage et de ses talents militaires, le considéraient comme seul digne de porter la couronne de Constantin, et ils encourageaient son ambition , espérant s’en faire un rempart contre les infidèles. Les chevaliers du Temple et de 1 Hôpital, eux-mêmes, lui étaient favorables contre la volonté du pape. Enfin, la Sainte Couronne arriva à Venise sans avoir essuyé de tempêtes et après avoir échappé aux croisières de Vatace ; elle fut déposée dans l’église de Saint-Marc et gardée dans le trésor de cette fameuse chapelle du Saint-Sacrement, qui est portée par quatre colonnes d’albâtre, que l’on dit avoir servi au temple de Salomon; c’est là où

CFLAIQLH

le corps tic Saint-.Marc , cl ou I on conservai!

s | uerres précieuses

Ç ussitôt que saint Louis et rempereur furent

s instruits du résultat de leurs négociations, b &

■r, ils députèrent des ambassadeurs avec l’argent

pute

! ; necessaire pour rembourser aux Vénitiens

jg les sommes qu’ils avaient avancées. Les négociants français établis à Venise avaient déjà offert d’opérer y ce remboursement, et Admise se vit forcée, par la ^ loi des traités, de restituer le dépôt qu’à tout prix elle eut voulu conserver.

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avec la plus grande solennité; tout le clergé était accouru lui rendre hommage; les religieux de Saint- Denis y étaient à la pointe du jour. La châsse fui exposée aux yeux du peuple, sur un magnifique reposoir ; tous ceux qui assistèrent à cette cérémonie et a la procession marchèrent nu-pieds. Guillaume , chantre de Saint-Denis , entonna tout ce qui fut chanté pendant la marche, et l’abbé eut place à droite de l’autel avec les archevêques, les évêques et les autres abbés , en habits pontificaux. Le roi et son frère portèrent ensuite la Couronne d’épines à Notre- Dame et de Là à la chapelle Saint-Nicolas, que Louis-le-Gros avait fait bâtir dans l’enceinte du palais et où elle fut déposée. Quelque temps après, d’autres reliques, dont un morceau de la vraie croix, furent envoyées au roi de France par Baudouin ; apportées pai un soldat nommé Guy, elles furent reçues avec la même solennité le 1 4 septembre 1241. La croix est la même qui était portée dans les batailles , et sur laquelle les empereurs d Orient faisaient leurs serments aussi \ bien que sur la Couronne d’épines.

Bf 11 a S0llvent mis en doute l’authenticité Il des reliques que saint Louis avait acquises; quelques écrivains, même, ont osé dire que fçj Baudoin avait dupé le roi de France, s’était joué de sa dévote crédulité, et représentent ce dernier / comme un instrument servile entre les mains du clergé. 11 faut ne pas connaître saint Louis pour avancer de pareilles opinions; toute sa vie, en effet, et tous ses actes respirent une grande indépendance de caractère , et sa grande piété, que quelques esprits forts ont osé ridiculiser, n’était pas chez lui le résultat d’une faiblesse aveugle et fanatique, mais avait sa source dans une conviction profonde et éclairée. Son recueil de lois, connu sous le titre d 'Établissements de saint

Àj'o'iLjX.'lfiLg:

Louis, montre parfaitement l’étendue de son jugement, et la fameuse ordonnance de la pragmatique sanction est une preuve irrécusable de la liberté de son esprit. Sage dans les conseils 5 juste et bon avec ceux qui l'entouraient; intrépide jusqu’à la témérité dans les combats; on ne peut lui reprocher cette piété qui 11e lui inspira jamais que bravoure, charité et justice.

O Ift.

' '1 a i n t e n a 11 1 , voyons jusqu’à quel point le roi

^RI9i^:d(’ France a pu être trompé par Baudoin :

I Va bord il n’acheta pas les reliques, mais pies retira des mains des Vénitiens, chez lesquels I? elles étaient engagées. Baudoin en ayant retiré déjà ' l’argent qu’il devait en avoir, quel intérêt avait-il à tromper celui qu’il appelait son cousin, son seigneur et son bienfaiteur? I) un autre côté, il est notoire que la Sainte Couronne était depuis longtemps à Constantinople, où les pèlerins allaient la contempler et lui rendre hommage ; comme dans la suite on ne l’y revit plus, Baudoin eût donc été obligé de détruire la véritable couronne pour en livrer une fausse. Elle fut du reste reconnue par l’ambassadeur de saint Louis, et les Vénitiens n’auraient pas avancé des sommes aussi considérables (environ deux cent mille francs) sur le dépôt d’une relique dont l’authenticité eût été douteuse; et puis comment supposer une telle duplicité chez un souverain a peine âgé il c dix-neuf ans, qui sent sa couronne lui échapper et qui parcourt l’Europe en suppliant.

j-p^S^a Couronne d’épines et la Vraie Croix étant la cause de la fondation de la Sainte- PjjiÉjtsp Ç lia pelle , nous ne pouvons nous dispenser d’en faire ici l’objet de quelques détails historiques; l’histoire de la Vraie Croix, surtout, dont se sont

occupés les hommes les plus éminents de l’Eglise et les antiquaires , fournirait seule la matière de plusieurs volumes, et a été l’objet de mémoires aussi curieux que savants.

. u sait que le supplice de la croix était fort

't^mllanCien ’ ^nus’ r0* ^es Assyriens , fit cru- "■ c i fi er Pharnus, roi de Médie , avec ses sept

Y fils. Du temps de Moïse , les principaux de ceux qui j“ s’étaient livrés à la débauche avec les femmes / Moabites furent crucifiés. Alexandre Janœus, roi des Juifs , fit crucifier huit cents de scs sujets. La croix était aussi en usage chez les Perses, comme on le voit par l’histoire d’Aman, qui mourut sur la croix de cinquante coudées qu’il avait fait préparer pour Mardochée. On crucifiait aussi chez les Scythes et chez les Sarmates ; Strabon parle du fleuve Létlié qui est au pied d’une montagne appelée Thorax , où fut crucifié un grammairien qui avait écrit des vers contre son roi, d’où est venu le proverbe dont parle Erasme: <fy/«TTE v«v Qupaya (prends garde à Thorax!). Nous avons de même un grand nombre d’exemples chez les Grecs et chez les Carthaginois. L’empereur Alexandre Sévère ayant demandé à plusieurs rois quel était chez eux le supplice des voleurs , tous répondirent que c’était la croix. Les Romains ne crucifiaient que les esclaves et les traîtres, et chez les Juifs elle était le supplice infâme, une marque d’ignominie et de malédiction.

gjgans les écritures mystiques des Egyptiens, ||la figure d’une croix signifiait: vie, et le ^gaa>i^P^|j].si gn e de la Rédemption avait été prédit par les prophètes; les sibylles ont aussi parlé de la croix par laquelle le genre humain devait être racheté. Ce fut Constantin qui abolit ce supplice après que sa mère eût découvert la Vraie Croix, qui devint de la part de

t* I tics chrétiens , un objet tic vénération même on institua des cérémonies.

•». élène, mère de Constant in, que I église révère comme sainte, alla visiter les Lieux Saints l'an a l'âge de quatre-vingt-quatre ans; ies auteurs disent soixante- dix- neuf. Arrivée Salem, elle lit d’abord abattre le temple et [jr l’idole de Vénus qui profanaient le lieu du Sépulcre. Saint Jérôme dit que les Juifs avaient élevé une statue à Jupiter à celte même place, après y avoir apporté une grande quantité de terre, en haine du nom chrétien , et afin que ceux qui viendraient y prier parussent adorer la statue du dieu païen. Sainte Hélène, ayant consulté toutes les personnes qui pouvaient lui donner des renseignements sur ce qu’elle cherchait juif , amateur d’antiquités, qui, sur de qu’il avait eus de ses prédécesseurs, fournit quelques indications sur le lieu où la Croix devait être cachée et où l’on devait trouver aussi le Sépulcre; les Juifs ayant la coutume d’enterrer avec le corps du supplicié tous les instruments qui avaient servi à son supplice, regardant ces instruments et le corps du criminel comme des objets de malédiction qui devaient dispaüf^raitre de dessus la terre.

trouva un

s mémoires

ôtant les terres et en creusant, on découvrit «plllljff lie Sépulcre et trois croix; comme on ne savait r"^#Tlgl:l<lll<>ll,‘ celle de Jésus-Christ, l’évêque C " Macaire , pour s’en éclaircir, fit porteries trois croix chez une femme de qualité, malade depuis ' longtemps, et réduite à l’extrémité; on lui appliqua ^chacune des trois croix, en faisant des prières, et sitéjt qu’elle eut touché la dernière elle fut entièrement guérie. Un trouva également le titre, mais séparé, et les clous que sainte Hélène envoya à

Constantin livre iiiic partie cou sidéral.) If de la Croix. Constantin coupa une petite partie de ce liois et l’enlerma dans sa statue placée a Consl an I i no pie sur une colonne en porphyre; le reste lut envoyé à Home et déposé dans une église <pie ce prince fit bâtir et <| lut appelée église de Sainte-( ùoix-de-Jérusalem. Sainte 1 1 é I < ■ne laissa a Jérusalem l’autre partie de la Croix < | u elle lit nieLtre dans une châsse d'argent pour la conserver a la postérité ; dans le siècle suivant on ne la montrait plus qu’une fois par an, le jour du vendredi saint ; I évèqne après l’avoirndorée le premier l’exposait pour qu elle lût adorée par le peuple, de la est venue ^kla cérémonie annuelle de l’adoration de la Croix.

n Gi 4 au mois de juin, et non en (’>■>. S comme le rapportent quelcpies historiens, les Perses passèrent le Jourdain, ayant à leur tète le fameux roiCosroës, conquirent la Palestine et la ville de Jérusalem ; on tua plusieurs milliers des •\ habitants de cette ville, ou brûla les églises et meme le Saint-Sépulcre, on. emporta tout ce qu il \ avait de précieux, et entre autres Pudiques, le bois de la vraie Croix.

Quatorze ans après, l’empereur Héraclius

B avant défait en trois batailles, trois génère , ... .

*Craux de Cosroës, fil la paix avec Siroës, qui

avait lue son père et son frère pour monter sur le trône de Perse. Siroës rendit tous les chrétiens captifs et entre autres Zacharie, patriarche de Jérusalem, avec la vraie Croix, qui fut d’abord apportée â Constantinople. L’année suivante, Héraclius s’embarqua pour la reporter a Jérusalem, ou étant arrivé, il la porta sur ses épaules jusques sur le Calvaire le 1 4 septembre 629. < . est de cette solennité que nous vient, la fête de l’Exaltation de la Sainte-Croix. Six siècles plus tard et

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l« i j septembre 679, le roi d< [' rance ei il rail dans Par is chargé du même lardean I le roc lins la porta ensuite; Constantinople en (>A5 lorsque la Syrie fut menacé» par les Musulmans. En 1 187, elle fut prise a la fa ta journeede I ibériade et devint I ornement du Lriompln \j <lt‘s infidèles; pendant le combat elle était portée pai I éveque d Acre qui fut massacre ainsi que les deux || grands-mai t res de l'Hôpital et du Temple.

bilippe Auguste et lliehard, roi d’Angleterre, assiégèrent en 1 191 la villed Acre qui capitula après dix jours de siège, et les émirs, par le premier article, s engagèrent a rendre la ( iroix

prise a Tibériade. En ii'ii , les Chrétiens consentirent a se retirer de Damiette qu'à la ^/^fcondition que le sultan Mélie-Camel rendrait la vraie (iroix emportée de Jérusalem parSaladiu.

^|four compléter ces détails, nous donnerons

une lettre qu’Anselme écrivait, a l’église de

Paris en lui envoyant un morceau de la \ raie A/ , ___ •

< ,1’OIX.

mi

^ous savons par les lettres îles Grecs et des t- ■> Syriens que la (Iroix de Jésus-Christ a glfc •* clé formée de quatre sortes de bois, dont une ou Pilate mit le titre, une ou ses bras furent étendus et ses mains clouées, une troisième où son corps fut suspendu et une quatrième où la croix fut fichée; laquelle fut arrosée, teinte et sanctifiée du sang qui sortit de son côté et de ses pieds. Mais parce que j'ai souvent entendu des personnes étonnées du grand uombredemorceaux delà vraie ( iroix répandus dans le monde, j’ai cru devoir ajouter ce qui suit pour éclaircir ce sujet autant qn il est en moi Nous lisons (la ns I Evangile q ne Jésus-Christ a lait beaucoup

de belles actions cl tic mirât les en présence île ses disciples et qui ne sont point écrits. La distribution dn bois de la Croix, arrivée par une permission spéciale dn Tout-Puissant , ne lions est annoncée ni par Jésns-( .lirisl avant sa mort, ni par ses apôtres témoins de ce grand événement; mais nous apprenons d'ailleurs que sainte 1 lélènc fil scier en deux la croix de Notre-Seignenr, qu'elle en envoya une partie a son (ils à Constantinople et laissa l’antre à Jérusalem et qui lut enlevée en Perse par Cosroes ; que I empereur Heraelius la reporta a Jérusalem et la remit sur le mont Cal vain*, oii il l'exposa à l'adoration du peuple chrétien. Mais Héraclius étant mort, les infidèles opprimèrent de telle sorte les chrétiens, qu'ils s'efforcèrent d éteindre entièrement le nom de Jésus-Christ, d’effacer la mémoire de sa Croix et de son Sépulcre; ce lut dans ce dessein tpi 'ayant apporté quantité de bois, ils brûlèrent une partie du Saint Sépulcre et voulurent aussi briller la Vraie Croix, mais les chrétiens la cachèrent, ce qui fut cause qu’ils en tuèrent un grand nombre. Enfin , les chrétiens, ayant tenu conseil, la coupèrent en plusieurs parties, la divisèrent et la distribuèrent en plusieurs églises des fidèles, afin que si une partie leur était prise, le reste, par ce moyen , leur lût conservé; et c’est en conséquence que nous savons qu outre la Croix de I Empereur, il y en eut encore trois <1 envoyées à Constantinople; deux dans l ile de Chypre, une dans l ile de Crète, trois dans la ville d Antioche, une dans la ville d’Edcsse, une dans la ville d Alexandrie, une dans la ville d’Ascalon, une dans la ville de Damas, quatre dans la ville de Jérusalem, une donnée aux Syriens, une aux Grecs du monastère de Saint-Sabas, une aux moines de la vallée de Josapbal ,que nous apprenons avoir eu une d palme et demie de longueur sur une palme en carré,

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1 l es la mort de I )a v ul , son 1 1 Is a \ a 1 1 1 pris le ' g'°l,v 'crneincnl de son royaume, la rcineù- " mî'i'c, encore [ » I il s recommandable par sa sain tel c cpic par sa naissance, prit l'habit de religieuse ci, a\ ec celle ( ’roix cl beaucoup d'or ipi elle avait amassé, elle prit la roule de Jérusalem accompagnée de peu de personnes; elle arriva dans a résolution d y finir ses jours dans le repos, le " silence cl I oraison ; elle distribua aux couvents de la Sainte-Gile une partie de la grande quantité d’or <pi elle avait apporte, elle fil des aumônes considérables aux pauvres et aux étrangers. I )epuis elle entra ■ dans une congrégation de religieuses (Géorgiennes ” établies sous I autorité du patriarche Gibbelini. ” Peu de temps après, a la prière de ses sœurs et du » patriarche meme , elle prit le gouvernement de la maison ; mais ayant ensuite disl ri hué et dépensé tout " ce (jii elle avait destiné pour subvenir aux nécessités de la congrégation commise a ses soins, la famine et » la disette de vivres accablant le pays, cdle commença » avec ses religieuses à ressentir la pauvreté, et, parce quelle avait déjà reçu beaucoup d'assistance et beaucoup emprunté, et qu’elle n’avait plus de quoi faire

subsister sa communauté, pénétrée dune pieust a liée lion , elle résolu I pou r sou len i r sa cou g régal ion d'engager et mettre a prix ce bois inestimable que I ai le bonheur de vous envoyer. »

^fÉP^Mcn est loin de s accorder sur l'espèce du bois mlf- ...

| Edont lut laite la ( iroix ; Anselme, comme on

. ,.'^‘0 ient de le voir, croit qu’il v en avait quatre ;

d’autres disent qu elle était de cyprès, de frêne, de

1er, d olivier, de cèdre et de pin, ce qui lait

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lie.'' par les personnes pieuses qui élairn l présentes, el l>;i 1 1< I < >i ii eut en partage tni s'appropria la Couronne (I epmes. Quelques temps après, il en a donné un fragment a Philippe Auguste, domine pour le bois de la Croix, on n est pas d accord suri espèce d arbrisseau h"1 nt hit laite la Couronne d epmes 5 les uns croient était d’épines blanches, d’autres de jonc ! marin, et le plus grand nombre de prunier sauvage

e toutes les autres reliques que l'empereur d( trient avait envoyées à saint Louis, nous ne citerons que celles qui , avant servi a la Passion de Antre-Seigneur, avaient le plus grand prix aux yeux du roi de France et le déterminèrent à construire la Sainte-Chapelle; ce sont : le 1er delà lance, du manteau de pourpre, un second morceau J de la Croix, du roseau qui servit de sceptre, une partie du suaire et de I épongé. Il n est pas question de clous ayant servi a la Passion. Calvin, dans une critique sur le grand nombre de ces clous, prétend qu’il y en avait à la Sainte-Chapelle, nous n’avons trouvé aucun document '.authentique qui en parle, cl Calvin a été réfuté ; cependant, nous voyons parmi les anges qui décorent l’arcade médiane du jubé, un de ces anges portant deux clous. L’église Notre-Dame possède à la véritédeux clous ayant servi a la Passion,

mais l'un provient de l’abbaye de Saint-Denis < l’autre de l'abbave de Saint-Germain-des-Prés.

farini les objets précieux conservés a la Sainte- '.hap< Ile, nous devons citer le fameux camée

relief

en agate onix dont

la gravure en

représente l’apothéose de l’empereur Auguste; il I J; n’existe pas de camée d’une aussi grade dimension.

1 tlf) A t

Le bâton cantoral était orné d’un buste de l’empereur I 1 1 11s. Nous citerons aussi la discipline de

sainl Louis, qui est aujourd liai a I église Notre- Danu où elle a été déposée avec les autres reliques h 10 aoùl 1706; elle es! enfermée dans un é I ni en ivoin

dans I intérieur duquel se trouve une inscription en lettres gothiques sur parchemin et ainsi conçue : celtes cscourgettes de 1er lurent à M1’ Loys, Roi de

ranci!

iàres reliques sorlaienl rarement de la Saintefc Chapelle ; cependant, Charles le Bel octroya tinté à rHôtcl-Dicu cent charretées

i)rrPt’

^Jjfde bois par an , en sus des deux cents qu'il avait a

w prendre dans la forêt de Compiè^ne, à condition que Jf le maître, les frères et les sœurs dudit Hôtel-Dieu , seraient tenus pour toujours de faire portera leurs dépens avec quatre chevaux et deux domestiques à eux les reliques de la Sainte-Chapelle, aux quatre fêtes

WTM

a in I -Loi iis se voyan I possesseur de Ion Us ces richesses auxquelles il attachait plus de prix ou a Imites les autres de la terre, résolut de

. faire construire un monument cligne de les

recevoir; il lit d’abord abattre I ancienne chapelle Saint -Nicolas , posa en ii/\G la première pierre de la Sainle-( .hapelle, el l rois ans plus tard, cette merveille de l'art chrétien était terminée, a l’exception d’une partie de 1 ornementation a laquelle on travailla pendant tout son rè^'ne; certains morceaux de sculpture furent même exécutés sous les règnes suivants. ( /est le 16 août r^47 qil<‘ s’en (il la dédicace, celle de l’église supérieure par Eudes , évêque de Tusculum , ou l'rescati, légat du .Saint-Siège en France, sous le titre de sainte Couronne de la sainte Croix, el celle de la chapelle basse par Philippe, archevêque de Bourges, sous l’invocation de la sainte Vierge. La première était la paroisse du roi et de ses officiers, et la seconde des personnes qui habitaient la cour du palais, ainsi que des domestiques des chanoines, des chapelains et des officiers du palais. Le privilège lui fut accordé par une bulle d

e Jean XXII du

mû t i 3ao

ADMINISTRATION DE LA SAINTE-CHAPELLE, SES PRIVILÈGES ET SES REVENUS, CÉRÉMONIES QUI Y FURENT CÉLÉBRÉES.

ivjv vaut l'achèvement de la Sainte Chapelle, et 4, nous pouvons même dire en posant la prefe mière pierre de l’édifice, saint Louis en régla " l’administration , puisque ses premières lettres de fondation sont de l’année 11^6. La P création de la dignité de trésorier n’eut lieu que deux ans plus tard, par d’autres lettres datées d’ Aigues- Mortes du mois d’août 1248; il y est dit que, pour entretenir la discipline et la subordination dans la Sainte-Chapelle, le roi et ses successeurs nommeront un des principaux chapelains ou marguilliers pour supérieur des autres chapelains, marguilliers, souschapelains et clercs, à qui tous seront obligés d’obéir et a la correction duquel ils seront soumis. Le trésorier n’avait d’abord que le titre de supérieur ou maître chapelain; ce n’est que dans la suite et après la mort de saint Louis qu’il fut appelé trésorier, 011 lui a même donné souvent le titre d’évêque de la Sainte-Chapelle. Pour avoir la trésorerie, il fallait être prêtre ;

ce pend ;i ut , Charles \ I donna celle charge à Jacques de Bourbon, son parent, sim pie clerc cl en bas âge.

I résorier jure ,|

cou ti miel lemen I

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îF résidence ;i la Saint e-( Ilia pelle, qu’il gardera ^^^^ïL^lideleinenl les reliques cl le trésor; qu i! ne rece\ ra point dedisl ributions il u a assisté aux heures, a moins < pi il ne soit malade, qu’il n’ait été saigné, ou occupé aux allaires de l’église, ou obligé d'assister a la première messe ou à quelque thèse publique ses proches ou de ses amis; enfin, cpi il n’introduira aucune coutume nouvelle. Il donne ensuite le baiser au chantre et aux autres chanoines; le chantre le place dans le premier siège du chœur à droite, et puis A on le met en possession de la maison de la trésorerie.

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N VT^^athieu, prêtre, chapelain titulaire de l’anfccien ne chapelle, fut le premier trésorier, et ^ d a toujours joui des provisions journalières pelees livrée qu d recevait antérieurement, lors- ' ;, .v (pie le roi, la reine ou leurs cillants étaient au pa- 7 lais. Le roi Jean accorda a perpétuité au trésorier, le pri\ ilége de nommer a toutes les chapelles rovales de la ville, prévôté et vicomte de Paris; ce privilège fut confirmé par des lettres de ( Jiarlcs \ , Charles \I, jp Charles \ Il , Louis XI , Louis \ 1 1 et François F'1'; ce dernier ordonna en outre que les chapelains seraient tenus de comparaître une fois l’an, le mercredi après le dimanche des Brandons, dans la maison du trésorier, pour lui rendre compte du service de leurs chapelles.

hi lippe \ obtint du pape Jean XXII, que le \-y) ïB'i; -h a trésorier aurait la juridiction sur le concierge J (sorte d’intendant qui a \ ait lui-même la ' justice sur les officiers du palais), le portier, le jardinier, les deux gardes ou sentinelles et enfin sur

'..ti &.VÀÀ. i.r a? x à A fr,± '£' k ± .a ii;. /. 2Lxi riX

ÛFLAIQU-

Ions ceux qui habitaient I enceinte du <1<‘ la Sainte-Chapelle. À propos de cctl d y a eu depuis rie grandes contestation de Saint - Barthelemi . Le pape ( lémen le trésorier de visiter deux fois l’an I Vincennes , sur le college de laquelle le droit de réprimandes, de correction de censures ecclésiastiques. Le même n

ue sens, l eveque de rares ou le légat ne soient pas présents. Sous le règne de saint Louis, il portait déjà \/. I‘‘ rochet , une an musse doublée d hermine et c cs revers de velours pourpre à son babil de

■’ i é'-r linpi i r

ont d abord le trésorier n’eut

niquante îeuf cent

' J^j ^ ; x 1 1 1 *' 1 ~ d e 1 1 v Ira n cs de notre monnaie, a

XSfrnTrnrrn r iTrn®\ . . , , ,

Î;|L prendre sur la prevote de Paris, moitié à la

?'|P Toussaint et moitié a l’Ascension En i^56, saint y I amis y ajouta quatre cent livres a prendre sur les émoluments du sceau, a la condition que le tréso- VC l ier serait obligé de fournir le parchemin que l’on employait au parlement et à la Gourdes comptes. Il recevait en outre la distribution qui était de douze deniers par jour, six deniers pour matines, trois pour prime , tierce , la grand’-messe et sexte , et trois autres pour noue, vêpres et compiles, les dimanches et les fêtes de neuf leçons la distribution est de seize deniers, elle est (h* dix-huit deniers pour les 1 (’tes semi-doubles et de quatre aux fêtes doubles et aux fêtes annuelles. Les bénéfices de la trésorerie

res parisis

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gv A •« >*■- » *>-*■ «V ■UkihJk k ï<A k À' î\r-.±

I'iicmI, dans la Mille, considérablement augmentés

j>ai' des (nndalions (jiie nous ferons connaître.

dm ni les membres du collège de la Sainte- Chapelle on compte cinq cardinaux et un g' i*a n d nombre d'archevêques et d'évêques; nous ne ferons mention que de ceux qui se

| ^ s,>111 acquis de la célébrité, savoir : Pierre d Ailly qui niiqmt <‘|1 i'bo a ( loin piègne ; ses [larents, quoique

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j." pauvres, prirent un grand soin de son éducation; il

-xr i,;ur

feP <!e\int professeur de philosophie et de théologie

chancelier de I Université, aumônier et confesseur de Charles AI. C est dans ce- temps qu'il fut nommé trésorier de la Sainte-Uhapelle et dans la suite évêque du Puv, évêque deCambrai en i 3(jU» . En i/joa, il prêcli; a Gènes sur le mystère de la Trinité, ce qui fut cause (pic le pape Benoit XIII en institua la fête. Il assista aux Conciles de Bise et de Constance, et Jean XXIII le créa cardinal en 1 4 1 i. H mourut a Cambrai en i /W.a [ et mérita l’éloge d’aigle des doctes de la France et de td estructeur des hérésies.

ouffier, Adrien, dit le cardinal de Bois\ chanoine de la Sainte-( .lia pelle, en i 4g, S, dut son élévation à la faveur dont jouissaient ses d reres. Uc roi iraneois l,r demanda pour lui

V !<• chapeau de cardinal au pape Léon X, qui || conféra cette dignité en i A i f» ; il obtint depuis la

I q ualité de légat en fiance et de grand aumônier il conserva toujours l'évêché d’AIbi et fut pourv de bénéfices considérables II mourut en i V).). Ses deux frères dont le crédit le servit si bien étaient : A rl us Gouffier , comte dT.tampcs , et de Caravas seigneur de Boisy, d'Oiron et de Maulevrier. Il lut d’abord gouverneur du roi François U, qui lui donn. ensuite la charge de grand-maître de I:’ rance, le fit

chevalier de son ordre, lui donna le gouvernement du Dauphiné, etc., etc., et Guillaume Gouffier, ou l’amiral de Bonnivet, seigneur de Bonnivet, de Crêvecœur, de Tliois, deQuerdes, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, amiral de France, gouverneur de la Guyenne, etc.

jLabou (Philibert) de la Bourdeisière , trésorier K de 1 53 1 à 1 543, avait étudié à l’Université de ^^jlpEBÉF ^ar's 5 *1 *llt maître des requêtes en 1 553. Le roi J# Henri II l’envoya à Rome en qualité d 'Ambassadeur, C? ^ *1 conserva la meme mission sous François 11 et f Charles IX. Il fut fait cardinal par Pie IV en i56i; il eut d abord l’évêché d’Angoulême et plus tard celui d’Auxerre. Il mourut à Rome, où il fut enterré dans 1 église de Saint-Louis-des-Français, en 1570.

jg|det de Coligny, cardinal de Châtillon, fut

creçu chanoine de la Sainte-Chapelle, i53o.

il fut depuis archevêque de Toulouse, év< que et comte de Beauvais, abbé de Saint-Benigne de Dijon , de Fleury, de Ferrière et des vaux de Cernav; il était frère de Gaspard de Coligny, amiral de France, et de François, seigneur d’Andelot. Il fut fait cardinal parle pape Clément VU. Ses deux frères ayant embrassé le parti des calvinistes, il se joignit «à eux et rendit dans la suite de grands services aux réformés. Il épousa Élisabeth de Hauteville, aux sollicitations de ceux de son parti qui désiraient avoir parmi eux un cardinal marié. Odetde Coligny mourut en Angleterre, en 1671, empoisonné par son valet de chambre.

ierre, cardinal de Gondi, trésorier de i566 et 1570, évêque et duc de Langres, puis évêque de Paris, fut fait commandeur de l’ordre du Saint-Esprit en 1578 par le roi Henri III.

avait été chancelier et premier aumônier de la reine

Elisabeth <1 \utriche. Il se trouva aux états de Blois et lut ambassadeur à Borne. Il mourut à Paris eu 1616, à I âge de quatre-vingt quatre ans. Il lut enterré dans l’église Notre-Dame de Paris, dans la Chapelle de xondi

IpjgppS^a eliantrerie lut établie par des lettres de If Philippc-Ie-Long , du mois de juillet idiq, et lut confirmée eu i ib.o. Le chantre avait

l’inspection sur le service divin ; il devait régler le p‘ chant et la lecture; il avait le droit de réprimandes 1 ' sur les chapelains et les clercs; il devait dénoncer au trésorier ceux (pii devraient être punis; le trésorier conservait son autorité, qui s'étendait jusque sur la personne du chantre. Le trésorier et les chanoines devaient assigner au chantre une place honorable au chœur, et détail ordonné par les lettres de fondation que les chanoines et les clercs devraient lui obéir pour tout ce qui regarde son office. Le serment du chantre était le même que celui du trésorier; après le serment, il donnait le baiser au trésorier et aux chanoines; il était ensuite installé dans le second siège à droite du chœur près du trésorier ou dans le premier siège a gauche, puis on le mettait en possession de la maison delà eliantrerie. Le chantre recevait une rente de cinquante livres parisis , à prendre, savoir: dix livres parisis sur les fieis-lermes du vivier d’Arquencv • vingt livres sur les bois de ( ilairlande, trente livres sur le moulin de Ribercv , et cinquante sous sur le moulin de Buron. Il avait, en outre, la distribution manuelle qui était de deux sous quatre deniers par jour. Il avait en plus quatre deniers aux tètes semi-doubles , quatre deniers à chaque procession , et une double distribution aux fêtes doubles.

Imrles VI augmenta les revenus f chantrerie, et il ordonna, par des lettres patentes de 1 année i4o5, que ledit office serait possédé à perpétuité par un chanoine qui ‘rait élu par le trésorier et les chanoines et présenté au roi ; ces lettres furent confirmées par le cardinal de Cherlan, légat a latere en France, et un arrêt du par- ■:'/y lement du 11 septembre delà même année ordonne .. que le chantre portera aiunussc grise comme les autres chantres, et qu’il aura droit d’opter entre le sié»c

Ty , , \ 1 h

') 4,- pres du trésorier et le premier a gauche du chœur.

I est impossible, à propos du trésorier et du chantre, de ne point parler de l'incident qui donna lieu au fameux poème du Lutrin. En general, ont rai te de fable ce petit conflit d’autorité, feo mine s il devait résulter un grand scandale d’un .But très simple, sans gravité et qui est un témoignage ^yde la bonne harmonie qui régnait dans le collège I;| Sainte-Chapelle, puisqu’elle a pu être troublée p;ir un différent aussi futile. Lorsque les quatre premiers chants du Lutrin parurent, en i F>y 4 ? Boileau expliqua dans sa préface, mais avec quelques déguisements, a quelle occasion il avait composé son poème. Dans la préface de 1 édition de 167.5, il nie l’incident en ces termes: « Je ne ferai point ici comme Ariostt » qui, quelquefois, sur le point de débiter la fable du " monde la plus absurde, la garantit vraie et d’une » vérité reconnue; pour moi je déclare franchement » que tout le poème du Lutrin est une fiction et que " tout y est inventé. ■> Dans l’édition de i683, Boileau revient a son premier exposé en ces termes: « Userait " mut de ma intenant de 111er que le poème suivant a été " composé a l’occasion d’un différent assez léger qui ” s émut dans I une des plus célèbres églises de Paris » entre le trésorier et le chantre, mais c’est tout ce

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» qu il y a de vrai, le, reste est une pure fiction, et tous » les personnages y sont non seulement inventés , » mais j’ai eu soin même, de les faire d'un caractère directement opposé au caractère de ceux qui » desservent celle église, dont la plupart, et principalement les chanoines, sont des gens , non " seulement d’une fort grande probité, mais de beau- • coup d’esprit, et entre lesquels il y en a tel a qui je " demanderais aussi volontiers son sentiment qu’à beaucoup de messieurs de l’Académie. Le démêlé du " trésorier et du chantre parut si plaisanta Monsieur le ’• premier président de Lamoignon, qu’il me proposa '> un jour d’en faire le sujet d’un poème que l’on » pourrait intituler la Conquête du Lutrin , ou le » Lutrin enlevé, à l’exemple du Tassoni, qui avait fait » son poème de la sccchia rapita sur un sujet presque » semblable. Je répondis qu’il ne fallait jamais défier un fou, et que je l'étais assez , non seulement pour « entreprendre ce poème, mais encore pour le dédier » a Monsieur le premier président lui-même. Ce - magistrat n’en fit ciue rire, et avant nris celte

w » plaisanterie pour une espèce de défi, je formai dès ” le même jour l’idée et le plan de ce poème dont ü » je fis même les premiers vers, etc., etc. »

mis de son parti les chanoines, il leur représenta que c’était un fait de police et de discipline de I église , qui s’était passé sans la participation des chanoines; que, depuis seize ans qu’il était chantre, il n’y avait jamais eu de fautes dans la célébration des offices. Il donna ensuite assignation aux sieurs Cyreux et Frontin, prêtres sous-margui lliers , pardevant le maitre des requêtes du Palais, pour qu’il leur fût fait défenses de mettre un pupitre devant sa place, à peine de cent livres d’amende et de tous dépens, dommages et intérêts. Il fut donné acte an chantre, de ce que les sous-marguillicrs avaient placé le pupitre sans les ordres de la compagnie; et ce qui avait été fait par le chantre fut approuvé. Le trésorier prit lait et cause pour les sous-marguillicrs, et demanda par requêtes et significations à faire renvoyer l’instance devant son official. Les chanoines prièrent le trésorier de ne point plaider et de s’en rapporter à un arbitrage; ce dernier répondit qu’ayant fait placer le lutrin comme il avait le droit de le faire, il ne pouvait se soumettre a des arbitres. Guillaume de Lamoignon , premier [(résident, s’offrit comme médiateur et demanda au chantre de faire remettre le pupitre en place et l’engagea à s’en rapporter à lui pour le reste; le chantre demanda du temps, prit l’avis de ses confrères et les pria de ne le pas abandonner; il fit valoir son grand âge , ses services et son zèle. Les chanoines remercièrent monsieur de Lamoignon de l’intérêt qu’il portait au collège, et le chargèrent de prononcer sur le différend qui les divisait.

• e premier président fit entendre au trésorier, que le lutrin n’avait anciennement été placé au chœur, que du consentement des chantres, et que, puisqu’il était incommode et

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déplaisait si lorl au diantre Barrin , il ne serait pas convenable <le l’y taire replacer. Il engagea ensuite les chanoines a donner <piel<pics satisfactions au trésorier, et leur persuada de remettre le lutrin en ace; le lendemain, il y fut replacé par ordre du chantre lui-méme, et il n’y resta qu’un jour, le trésorier rayant fait ôter. Tel est l'incident qui donna lieu au fameux poëme. Les deux héros, le trésorier ( .lande Auvrv et le chantre Barri n , jouissaient d’une grande estime, tant pour leur caractère que pour leur savoir; outre que Barrin était chanoine et chantre, il était encore lieutenant de la colonelle du Palais, et un écrivain du temps rapporte : « Que dans le b même jour on pouvait le voir dans ces deux offices si différents. »

êr’ar ses premières lettres de londation, saint Louis ordonne qu il v aura dans la Samte- , Chapelle , cinq chapelains principaux et leux marguilliers (jui seron t diacres ou sousj diacres ; chacun des grands chapelains aura sous lui un sous-chapelain prêtre et un clerc diacre ou sousy diacre. Par les secondes lettres, il augmenta cette première fondation d’un marguillier. Les chapelains et les marguilliers recevaient une rente de vingt-cinq livres parisis a prendre au ( .hâtelet sur la prévôté de Paris, fous les bénéfices de l’ancienne chapelle furent donnés aux cinq grands chapelains; la distribution fut ainsi réglée : les principaux chapelains recevaient douze deniers par jours communs, seize pour les dimanches, dix-huit pour les fêtes semidoubles et trois pour les fêtes doubles; les souschapelains recevaient quatre deniers par jour, six deniers le dimanche; la même proportion est gardée pour les autres fêtes ; les marguilliers et les clercs avaient trois deniers par jour, et recevaient une

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augmentation proportionnelle pour 1rs dimanches et les fêtes. Ces distributions étaient prises sur les offrandes <pii se faisaient à la Sainte-Chapelle, à l’exception de ce < 1 1 1 i était donné auxprétres et qui tournait entièrement au profit des grands chapelains. Celui des chapelains qui était de semaine, couchai a la Sainte-C hapelle, ainsi que les marguilliers pour la garde des reliques, et il recevait une distribution supplémentaire de quatre deniers. Les fonds d’ofirandes devaient aussi servir aux frais du luminaire et a l’entretien des vitraux, en outre de soixante sous assignés par les rois Louis VI et Louis \ Il pour l’entretien du luminaire de l’ancienne chapelle, et lorsque ces fonds ne suffisaient pas, il v était pourvu au moyen des deniers royaux conservés - an trésor du Temple.

aint Louis donna en i •>. V ( » aux chapelains et aux marguilliers huit niuids de froment à prendre chaque année sur les revenus en grains de la prévôté de Sens, non compris l ^ les quatre muids que l’ancien chapelain percevai • sur les granges de Gonessc et de \ illencuve. Il Svla7 donna aussi quatorze muids de vin à prendre au pressoir du roi derrière Saint-Etienne-dcs-Grès. En 1270, l'année de sa mort, il donna ordre à l'abbé de Saint-Denis, à l’archidiacre de baveux, et au trésorier de Saint-Frambourg de Senlis, de chercher des fonds pour la dotation de la Sainte-Chapelle, avec cette clause : que son intention était que la fondation n’excédât pas sept cents livres de revenus par an. Il dota encore le Collège d’une rente de trois muids de froment à prendre sur le moulin de Limais. Philippe-le-llardi accorda la livrée entière, par jour, quand il habiterait Paris; cette livrée était de huit denrées de pain, six pintes de vi

tel c | u on le livrait aux chevaliers, c est-a-dire de mère goutte, quatre deniers pour la cuisine et douze morceaux de chandelle, ce droit de commitimus fui depuis observé par tous les rois de France. Le même roi donna ensuite au trésorier et aux chanoines toutes les ollrandes , les aumônes et les dons casuels pour être employés en distribution de vin. En i3i8, Philippe-le-Long augmenta le collège de dix -huit prêtres, savoir: cinq principaux chapelains, cinq sous-chapelains, cinq clercs et trois sous-chapelains pour les marguilliers , qui prirent alors le titre de chanoines ; il assigna pour cette nouvelle fondation dix-sept cent cinquante-deux livres neuf sous trois deniers de rentes à prendre sur les Indiennes d Caen et de Bayeux , et il y ajouta dix inuids de froment à prendre sur la prévôté de Sens. En i 0-27, Charles-le-Bel donna aux trésoriers et aux chanoines cent livres parisis a prendre tous les ans sur la prévôté de Baveux.

^e droit de régale dont jouissait la Sainte- ( '.hapelledepuissa londalion lui lut conservé jusqu’au règne de Louis XII 1, qui lui donna en échange la mensc abbatiale de Saint-JNieaise de Reims, ce qui ôta aux Bénédictins de ce monastère les mo\ eus de terminer leuradmirahle église. Le droit de régale était la jouissance îles lruils temporels ou bénéfices des évêchés vacants qui appartenaient au roi, comme tout seigneur faisait siens les fruits du fief vacant jusqu’à ce que le fief lut rempli. ( le ne fut qu'à partir de l’année 1711 que la mense abbatiale de Saint-Nicai.se fut réun ie a la Sainte - Chapelle , et, depuis cette époque , les revenus et les biens du collège furent administrés par la chambre des comptes. Nous n’entrerons [tas dans les détails de l’histoire des revenus, des acquisitions de domaines

et des fondations de chapelles, nous ne donnerons guère que des chiffres. Dans le principe, des renies avaient été assignées sur plusieurs domaines ou sur la prévôté de Paris ; (dus tard, une partie de ces domaines lut cédée en toute propriété, et ce qui restait fut acheté à différentes époques; ainsi, pour la ferme de Gonesse par exemple, il y eut de l'année 1327 a I année 1 J02, quatorze contratsd’acquisilionsau profil de la Sainte-Chapelle. Pendant les guerres avec les Anglais, le Collège ne recevant plus les rentes assignées sur les fermes de Caen et de Bayeux, on lui donna pour le dédommager la perception des droits des forges et des changes du Pont-au-Change cl d une partie des étaux adossés au Palais : cette indemnité s’élevait à la somme de huit cent l rente-cinq livres quatorze sous cinq deniers, pour indemniser la Sainte- Chapelle de la non jouissance des mêmes domaines;

les rois Jean el Charles \ I avaient assigné des rentes, iÿ le premier sur la vicomté de Rouen et le second sur la composition de la ville de Tournay.

y eut ving-deux fondations de chapelles, ^chapelle basse, pour des obits, des messes

perpétuellesou des prières, pour les rois et pour dos Ÿj personnes de distinction; ces fondations augmeni tèrent considérablement les revenus du collège. Voici t les principaux bénéfices des fondations: Philippe de

ijJ

-gV ^ alois lui assigna quarante-huit livresde rentes à prendre sur la vicomté de Caen pour l’obit de Philippc-le- Long, une rente de trente -deux livres parisis , une maison donnée par Marie de Melun, cinq cents francs d’or donnés par Gilles de Chaumont, une rente de quarante livres , par Robert de \ ernon , une rente de vingt-quatre livres parisis, parGaleran, une rente perpétuelle de cinq cents livres sur le domaine de Paris,

hvi/.c mnids de vin de mère poulie et vingt livres de renie , le domaine de Sainl-Quen I in et de Riblemonl . quatre cent livres de rentes et deux, mnids de blé, les prés de Ne u i 1 1 v-s u r- Ma r n e , une maison à Picpus avec une terre dequinze arpentset une rentede trentedeux livres. Le collège de la Sainte - Chapelle avait encore à prendre deux mnids de sel tous les ans au grenier a sel de Paris, telles étaient les ressources de la Sainte-Chapelle, que Ion peut facilement évaluer, quand on sait que la livre numéraire valait dix-huit irancs quarante centimes environ. Le mnids de froment représentait dix-huit hectolitres soixantedouze litres, et le mnids de vin deux hectolitres soixante litres.

Sainte-Chapelle relevait du saint siège; évêque de Paris et I archevêque métropolitain de Sens n avaient aucun droit sur son ^chapitre. Dès 12 13, le pape Innocent IV, à la

ÏÏ demande de saint Louis, défendit à toutes ner- W'\ , , 1

J sonnes de lancer contre celte église ou ceux qui

la desservent aucune sentence d excommunication, de

suspens ou d interdit, sans un ordre exprès du saint

siégé. En 1-272, le pape Grégoire X renouvela la même

défense. Le pape Honoré IV , par une huile du

d novembre 1285, exempta les chanoines et les

chapelains des décimes et delà prestation des décimes,

, | arce qu ils appartenaient à la maison du roi.

unique de tout temps, on ait qualifié le collège de la Sainte-Chapelle de chapitre, ni n’eut jamais que ce titre, sans les privi-

::jK“'léges. Les chanoines obtinrent cependant du pape '«fj> Benoit XIII une bulle qui érigeait leur église en / chapitre, leur permettait de tenir arche, d’avoir un sceau, leur attribuait l’exercice de la juridiction, de

;y--è éVvL- è n 'g- ï - " v ••• ■

la correction des mœurs et de jouir des prérogatives des chapitres. Ils obtinrent ensuite des lettres patentes confirmant la bulle du pape. Le trésorier, les chapelains et les clercs s’en plaignirent à Charles VI qui avait donné ces lettres; le roi s’empressa d’annuler la bulle dn pape et les lettres qu’il avait accordées comme ayant été subrepticement obtenues, comme portant atteinte à ses droits , et comme étant contraires à la fondation du college; en conséquence, il les condamne, les casse, les révoque et les abolit pour toujours, voulant qu’elles soient tenues pour milles et de nul effet. Les chanoines demandèrent •ÿ encore plus tard les mêmes privilèges; ils s’adressèrent au parlement , mais sans plus de succès.

I y eut deux réformes des réglements de la iSainte-Chapelle ; la première, en i3q4, fut jrendue nécessaire par suite de relâchements

■çja dans la célébration des offices et surtout des petites / heures. Le roi veut que la première messe soit i chantée en notes et posément, que pour faire Wp honte à celui qui entrerait tard au chœur, l’ancien Tyc'f usage observé dans les cathédrales et les églises collégiales soit remis en vigueur : cet usage consistait a remuer avec bruit les sièges du chœur, jusqu’à ce que celui qui serait entré tard eu soit sorti et se soit retiré à la sacristie. Le roi veut aussi que les chanoines portent des habits de ville décents, et il proscrit la ceinture que portaient les laïques, les manches larges, les chaussures à pointes découpées , dites à queue de scorpion , et les souliers à la poulaine ou à longues pointes; il recommande une large tonsure, etc. La seconde réforme eut lieu en i55o. François 1" (il de nouveaux règlements pour mettre un terme à différents procès et à des querelles qui divisaient alors le collège; il institua aussi trois

maintenir I ordre

2p??es fondations de chapelles avaient consid» fi£ ralliement augmenté le nombre des chape plains: mais par la suite il Int diminué, I

/>;•; première lois lorsque l’aris Int assiégé par Henri I \ , 3‘ et depuis il n'a jamais été rétabli. A la fin du dernier 'siècle, le j)ersonnel de la Sainte-Chapelle était ainsi eomposé : un trésorier et un chantre, six chapelains perpétuels et vingt, tant chapelains (pie clercs, dont trois margui Hiers , un sonneur, huit enfants de chœur, un maître de musique, un maître de grammaire et quatre huissiers.

uieiennement d usam

sauna

une

s époques

s propres ,

soleil n i tés

innée

de son régné et de la date de I épiscopat de I évêque diocésain. La veille et le jour de la Toussaint, I office était lait par un évêque ou un abbé bénit , auquel on donnait a dîner après la messe; cet usage a été respecté jusqu’en i -<>(>. Une coutume qui remontait à l’origine de la fondation du collège, consistait a faire un service solennel, avec tenture et catafalque, après la mort du roi, de la reine et des enlants de France.

i ceremonie d(

llrllff nl';m'ls personnages a la bamtc-( ihapelle, le SÉM^Jour de la Pentecôte, consistait a jeter des voûtes de I église des étoupes allumées en manière le langues de feu, un ou deux pigeons blancs et ?s (leurs, pour représenter la descente du Saint-

isprit sur 1rs apôtres et la diversité des langues s parlaient. On voyait aussi descendre de la voûte la ligure d un ange tenant un vase d’argent , ^ avec let| nel il versait de l’eau sur les mains du -célébrant.

juw*g^!jous les ans, on faisait a la Sainte-! ihapelle la ffête des Fous; les enfants de [chœur, ce djour-la ne reconnaissaient aucune autorité, se plaçaient dans les stalles et portaient les cliappes et le bâton cantoral. Cette coutume était également suivie dans toutes les autres églises, y- 'mais d une façon beaucoup plus scandaleuse qu’à

Sainte-Chapelle, ou les enfants de chœur seuls prenaient part a ces réjouissances. La fête des Fous

n avait pas lieu partout le même jour; cependant on la célébrait ordinairement le jour de Noël, de la Circoncision ou de I Epiphanie. Les 'écoliers et les clercs entraient dans l’église déguisés en bateleurs, en femmes, et même en rois et en ducs; ils chantaient des chansons obscènes, mangeaient sur l’autel près du prêtre qui officiait, brillaient de vieux cuirs dans les encensoirs et nommaient pape ou évêque des fous celui qui se faisait remarquer par les excentricités les plus extravagantes ; on lui J donnait la mitre et la crosse, il faisait des allocutions impies et même sacrilèges, ensuite il donnait la bénédiction au peuple. Cet ancien usage, qui était pratiqué jusque dans les couvents d’hommes et de femmes, était remplacé dans certains diocèses par une imitation des Saturnales des Romains; les évêques jouaient familièrement avec leur clergé et avec leurs diocésains, à différents jeux comme la paume et la boule; mais ces divertissements n’entraînaient avec eux ni les excès ni les désordres qui rendirent la fête des Fous odieuse a toute 1 Eglise On reconnaît facilement dans ces

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