‹ Histoire artistique du métalChapitre 106 sur 120 · HENRI REGNAULT · texte numérisé non relu

HENRI REGNAULT

D'APRÈS LE BUSTE EN BRONZE- DE M. CH. DEGEORCE I Monument commémoratif de l'Ecole des Beaux-Arts !

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LE MÉTAL DANS LES TEMPS MODERNES

Des animaux en bronze de grandeur colossale, des vases décoratifs ou des statues viennent tour à tour prendre place dans nos jardins publics, dans nos squares, sur nos places. Et Paris n'est pas seul à béne'ficier de ce mouvement : la province le suit avec empressement, et honore ses grands hommes avec des statues ou des monuments commémoratifs. C'est ainsi que le conseil municipal de Besançon vient de faire placer sur la maison où est ne' Victor Hugo une plaque commémorative en bronze, composée et exécutée par M. Villeminot, et qui a figuré à l'exposition de l'Union centrale en 1880.

M. Villeminot, auquel on doit plusieurs ouvrages d'un caractère monumental, notamment le grand lion qui figurait à l'Exposition universelle de 1 878 et le grand vase décoratif qui décore maintenant le square de la rue de Sèvres, est aussi un des artistes qui ont le plus contribué à élever nos industries d'art à la hauteur où nous les voyons aujourd'hui. Ce genre est cultivé aujourd'hui par des hommes du plus grand mérite.

Parmi ceux-ci, il est impossible de ne pas nommer en passant M. Pyat, qui a composé les modèles d'une foule de candélabres, de pendules, de vases et d'objets de tous genres, souvent remarqués à nos expositions, et M. Constant Sévin, qui est plus spécialement attaché à la maison Barbedienne, et qui est l'auteur, entre autres choses, de la belle pendule style Renaissance que tout le monde a admirée en 1 878. M . Barbedienne occupe aujourd'hui le premier rang parmi nos fabricants de bronzes d'art : il a acquis cette haute position autant par le zèle qu'il met à s'entourer des collaborateurs les plus habiles, lorsqu'il s'agit de montrer des modèles nouveaux, que par le soin qu'il apporte à ses belles reproductions des ouvrages du passé. Ajoutons que, pour la beauté de ses fontes, M. Barbedienne peut rivaliser avec les meilleurs modèles du passé, et avec ceux de l'extrême Orient qu'il a étudiés mieux que personne. Nous n'avons pas à revenir ici sur la beauté des ouvrages orientaux dont nous avons déjà longuement parlé à propos de l'orfèvrerie, des émaux et des armes.

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