‹ Histoire artistique du métalChapitre 29 sur 120 · INNOCENTS · texte numérisé non relu

INNOCENTS

le fini de l'exécution, sur celui de Donatello, qui cependant se distinguait par un dessin large et vigoureux. Les figures de Jacopo délia Quercia étaient correctes, mais manquaient de finesse. Le modèle de Francesco di Valdambrina renfermait de belles têtes, mais la composition était confuse. Celui de Simone da Colle, remarquable par la beauté de la fonte, péchait par le dessin. Nicolas d'Arezzo avait fait preuve d'une grande connaissance du métier, mais ses figures étaient lourdes. Seul, le modèle de Lorenzo Ghiberti était parfait dans toutes ses parties. Le dessin et la composition étaient irréprochables, les figures sveltes et gracieuses, et l'exécution d'un fini précieux et inimitable. Donatello et Brunelleschi, frappés de la supériorité de cet ouvrage, se retirent à l'écart, s'interrogent réciproquement et se confessent vaincus. Ils reconnaissent que leur rival, âgé seulement de vingt ans, a mieux réussi que tous les autres, et que sa jeunesse fait encore espérer davantage pour la gloire de sa patrie. « Il serait plus honteux, disaient-ils, de lui disputer la palme, « qu'il n'y a de générosité à lui céder. »

Ghiberti commença alors cet immense travail qui a absorbé

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