‹ Histoire artistique du métalChapitre 52 sur 120 · PENDANT DE COU EN CRISTAL DE ROCHE, PAR BOUCHERON · texte numérisé non relu

PENDANT DE COU EN CRISTAL DE ROCHE, PAR BOUCHERON

diversion au goût soi-disant classique de l'Empire et de la Restauration. Les fleurs, les feuillages pour la coiffure, les bouquets de corsage font leur apparition. Le goût semble prendre son essor, délivré des liens qui l'enserraient. On est en droit de prédire une heureuse période pour la joaillerie. Et, cependant, ce mouvement n'a pas de durée et, chose plus curieuse, nous conduit à une décadence visible de l'art qu'il a fait briller un instant d'un assez vif éclat. Au moment où les matériaux précieux sont moins rares, à l'instant où le goût du diamant se répand le plus on constate un abaissement de la conception, un relâchement dans la main d'œuvre que les efforts des Fossin et des Bapst, les maîtres du temps, sont impuissants à arrêter. Ne doit-on pas chercher la cause de ce phénomène bizarre dans le mouvement social et industriel de l'époque? Il s'est formé une clientèle d'enrichis; mais ces maîtres du jour n'ont pas encore eu le temps de faire leur éducation artistique et veulent avant tout briller; le luxe passe avant le goût. |

droit de cité. Malheureusement, le mauvais goût du temps empêcha d'attacher une trop grande importance artistique aux joyaux qu'il vit produire. Cependant quelques-uns furent, dit-on, dessinés par Prud'hon pour les impératrices Joséphine et Marie- Louise.

Les bijoux de l'Empire se recommandent plutôt par leur exécution que par la façon dont ils ont été conçus. Ces qualités de main-d'œuvre se conservèrent sous la Restauration. Le seul perfectionnement apporté par cette époque est l'introduction du feuillage pris sur la pièce. On fit aussi sur les boucles de ceinture des remplissages d'ornements déliés sertis de petites roses.

Vers 1840, un travail d'importation viennoise vint faire

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