‹ HIstoire Chromologiue Des VoyagesChapitre 17 sur 30 · SUPPLEMENT · texte numérisé non relu

SUPPLEMENT

Voy age de M, Buchan dans l'intérieur de - ' Terrez^euve.

D^puiale premier établissemeot des péchc--

rie» Awlefdbaocs deTevre-Neo¥e. rob n*k en que pea de conummicaticas* avee les ha-

bitans indigènes de cette grande île ; on re~ l^ardait.mêine. comopie.dpateux qu'il s'y ea trouvftt qui eoasent des demeures éxê^i beaucoup de personnes pensaient que les 'hommes qu'on y aperçoit quelquefois Sur Ja côte occidentale nV venai^l daas I^jars ca-* nets , en traversant le détroit de Belle4sle9 que pour y chasser ou v pêcher. Un Euroropéeii rapporta pourtant^ dans l'automne de iSio , qu^il avait découvert une espèce Je magasin des naturels du pays^ sur les

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bords de la rivière des Exploits. D'après cet avis, sir John Duckworlli ordonna au lieutenant, aujourd'hui rapilnine Buchan , d'aller avec la i^^oëlelte V Adonis à la baie des Exploits, et de l'aire une excursion dans Tinlérieur pour ouvrir des relations avec les indigènes , si Ton en rencontrait. Ce bAtiment se trouva arrêté par les glaces dans la baie, et, le 12 janvier 1811 ,M. Buchan se mit en marche par terre en remontant la rivière, des Exploits : il avait avec lui vingt-quatre hommes de sofi équipage et trois guides. Après avoir fait environ cent trente milles , il découvrit des cabanes , et y surprit leurs habilans, au nombre de soixante-dix individus : il eut de la peine à calmer leur extrême frayeur; cnfÎTr il y réussit, et la bonne inlelhgence s'établit. Quatre hommes, parmi lesquels était le chef de ces Indiens, acceptèrent l'invitation du capitaine de l'accompagnei* avec sa troupe jusqu'à un endroit où il fit entendre par signes, à ces gens, qu'il avait laissé des présens qu'il leur des-r tinait.

^ La cooliance était alors réciproque, et

me si grande , que deux hommes de Té- ...

quipage de M. Bucban demandèrent à rester • . ' avec les Indiens , jusqu'à ce qu'il revînt avec les présens. Ils en obtinrent la permission, et M. Buchan partit avec le reste de ses gens et les quatre Indiens. Ils firent environ six milles , et arrivèrent à l'endroit où ils avàient passé la nuit précédente. Le chef alors re- " . Insa d'aller plus loin, et se relira avec un

des Indiens, donnant ordre aux deux autres ' . de continuer à suivre M. Buchan. Arrivés près de Tendroit qui devait être le but de leur voyage , Tun d'eux fut frappé d'une terreur panique et prit la fuite. Le caractère . ^

de son compagnon était tout différent; il continua à montrer la plus grande confiance - '

dans ses nouveaux amis, persista dans sa résolution , fit gaiement signe aux Anglais de continuer leur roule sans se mettre en peine de son camarade, et semblait presque ' mécontent du gesle par lequel M. Buchan lui donna à entendre qu'il éliiil libre de s'en * aller aussi s'il le désirait. Les Anglais, rendus , au lieu où ils avaient établi leur dépôt, y passèrent une nuit, et eu repartirent ensuite

atrcc la0 {Noésenç defl|ioët anX IniKeiis. Gelai pétait resté avec eux ne changea pas de conduite ; il montra toujours une généreuse confiance , et inspira à M. Buct^a*iiiie véritable estime.

En arrivant aux cabanes, ils les trouvère tabandonnées. Cette circonstance parut • insi^rer de vives alarmes à rindiep. . M. Bn* chan , pour. leTassureTy. ordonna de lui laisser la plus grande liberté > traitement qui parvt rénimer sa confiance et son connige.

On passà la tfu& des^ cabanes , et Ton se remit en marche le lendemain malin.

Api;ès avoir fait environ un mille , M. BuébkOf qiii était un peu en.avanttie sa trou pet vitflncKen prendre 'la' foite en arrière, en poussant de grands cris , et en courant avec one vitesse qui rendait toute poursuite inutile. U en comprit bientôt la cause > quand il aperçut les corps des deux hommes qui étaient restés avec les naturels» étendus sipr b place , nos » percés de fléchies , et auxquels oa avait coupé la téte» Il est évident que rindien , qui avait pris la fuite à l'endroit ou

. ils avaient été cbercher les présens , . avail^

donné Falamie à sa peuplade, et il est à croire que, pour justifier son retour et sa lâcheté, il leur avait conté quelques mensonges qui les avaient peut-être déterniinés à un acte de cruauté qu*ils regardaient sans doute comme une juste vengeance. ^ X. Voici un extrait du journal de.M. Buchan.^

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