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lé cap ;
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quatre jusqu’à soixante pieds de hauteur. Il FE
bouchure de la Petchora. L'été suivant ; ik ‘4
passa le détroit de Waigatz, entra dans le golfe de Kara et en suivit la côte occiden-.
tale jusqu'à 72° %o’ de latitude, mais il ne put doubler le cap Olenei qui sépare le golfe de Kara de. celui. d'Obi. Dans la même année, deux bâtimens, commandés par les lieutenans Offzin et Koskelef, doublèrent le.cap Matzol, depuis le golfe d'Obi: jus"
qu ‘à l'embouchure de l’Yenisei, ce qui avait
été plusieurs fois tenté sans suctès. Vers la même époque , le pilote Féodore Menin alla dé l'embouchure de l'Yenisei à la Léna; mais, arrêté par les glaces à l'embouchure de la Piasida ou Piacini, sans pouvoir se frayer un passage, il fut obligé Jen retourner au lieu d’où il était parti.
Le lieutenant Psontschistschef. avait vus.
. en 1755, d'aller , au contraire, de la Lése à
l'Yenisei, Les glaceslui frentéprou ser beau-
. coùp de difficultés à traverser l'archipel d’iles
qui sont à l'embouchure dela Léna. Enayançant au nord-est, il vit un grand nombre d'iles de glace :qui avaient depuis vingt-
passa par des canaux étroits entre des planes de glace, et son bâtiment éprouva tant d’avaries que, le 2 septembre, il fut obligé de se réfugier dans l'embouchure de l'Olenek ou. Olensk, où il passa l'hiver: Il mit de nouveau à la voile le.1.27 août 1736, et en
trois jours arriva à l'embouchure de l’Ana-
bara , par 75° degrés de latitude. Il.continua son voyage le 10, passa au milieu de beaucoup de glaçons ;.et fut forcé de. se mettre à l'abri dans l'embouchure de la Katanga , , près de 75° de latitude, Continuant à ranger la côte au nord ; il entra dans la Taïmoura le 18 ; une chaîne d'îles qui s’étendait au nord; l'ermpécha d’aller plus loin, et il eut beaucoup de peine à regagner l'Olenek, où il arriva le 2g août.
Si cette relation, donaée par Gmelia, était exacte , le promontoire situé entre la Katanga et la Taïmoura aurait élé doublé, tous les obsiacles auraient été surmontés.
: Muller, suivant Goxe, dit que Prontschitschef ne pénétra pas tout-à-fait jusqu’à l’embouchure de lx Taïmoura, :qu'il fut-arrêté par une chaîne d’iles qui s’étendait du con-
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(191 ) tineot très-loin au nord ; et entre. lésquélles les canaux qui les séparaient, étaient formés par les glaces. Il ajoute qu'ayant été jusqu'à 77° 25’ delatitude, sans pouvoir trouver un passage , il regagna l'Olenek. …
Les Russes expédient, tous les ans, d’Arkhangel et d'autres ports , des navires à la côte occidentale de la Nouvelle - Zemble, pour prendre des morses ; des ours et des phoques; mais il paraît que le vaisseau du hollandais Barentz est le seul qui ait doublé l'extrémité septentrionale de cette île ppue gagner sa côte orientale.
Le passage de la Léna à la Kovyma, qui est à l'est, est moins difficile, et a été souvent entrepris avec succès ; on essaya aussi, à plusieurs reprises, de doubler le Tschouktskoi-Noss, en partant de la Kovyma ; mais
cette entreprise paraît n'avoir été exécutée
qu'une fois; ce fut en 1648, par le cosaque Deschneff. La relation de ce curienx voyage fut découverte, dans lesannales d'Iakoutsk,
en 1756, ainsi que celle de plusieurs autres voyages dans la mer Glaciale. Ils ont été publiés par Muller. Leur authenticité paralé
avoir été’établie par Bebring et par Cook’; qui reconnurent ‘que I côte nord-est de
Asie, dés 1leb qui sont vis-à-vis , enfin les
bubitane, étaient exactement tels que Dés-
chneff les décrit dans sa relation.
D est très-remäçquable que, de toutes les
tentatives faites pour doubler le Tschoukstkoi-Noss, pointe: qui forme l'extrémité nord-est dé l'Asie, aueune n’ait réussi depuis le voyage de Deichneff. Schalauroff, pr TE d'Iakoutsk, tenta ‘câtte entre-
vec ün zèle et'une persévérance in< |
pd les. Après avoir fait Construire un bâtiment à ses frais, ik descendit la Léna en 1961: ; mais, du‘inois de juillet , il trouva tant de glaces à l’embouehufe de ce fleuve, qu'il fut obligé de se réfugier dans l’Yana, où il fut retenu par la glace jusqu'au 29 août. De R il rangea la côte en-allant à l’est, doubla le Sväitoi-Noss ou le promontoire- sacré le 6septembre, et découvrit la terre au nord, :: dans la mer Glaciale. Cette terre füt ensuite | examinée par quelques officiers russes. Elle est composée de cinq Îles inhabitées ; qu'ils appelèrent des des Ours. Après avoir passé
entre ces {les et le continent, comme la saison était très-avancée, Schalaurof fit entrer son bâtiment dans i‘une des embouchures de * la Kovyma : il y passa l'hiver, et y trouva en abondance des rennes, des saumons et des truites. à
L'embouchare de la Kovyma ne fut libre de glaces que le sa juillet 1:62. Schalaurof rémit alors en mer, et fit route à l'est. Il vit bientôt qu’il avait non seulement à traverser beaucoup de glaces ; mais encore à suru:ons ter un fort courant qui portait à l’ouest. Le 19 août, il était près de la côte, enfermé par
des îles de glace: Ils'efforça, pendant plu-
sieurs jours, de regagner le large, où la
mer paraissait plus libre; mais de grandes
masses flottantes le repoussaient toujours vers la côte. Il réussit pourtant à la fin à sors
tir de cette situation ;'et se dirigea de nou-
veau au nord-est, afin de doubler le Sche-
latskoi Noss, dont la latitude ést environ
m1°$ mais les vents contraires et la saison
avancée l’obligèrent de chercher ün endroit
où il pôt hivernet. Il ft done route 'au st}
etentra dans une baie profonde, à l’ouest du
(194) Sèhelatskoi Noss, près de l'ilé de Sabedei , où il vit quelques huttes de Tschoutskis; mais les habitahs s’enfuirent à son approche.‘ N'y trouvant pas un endroit convenable . à son projet, il remit en mer le 8sepiembre ; et, ayant attaché son bâtiment à une grade masse de glace , elle l’entraîna dans l’ouestsud-ouest , en lui faisant fâire cinq-werstes par heure, Le 12 ;il arfva à ses quartiers d’hiver de-l’année précédente , dans la Kovyma, comptant faire, l’année suivante, une autre tentative pourdoubler le Schelatskoi Noss ; mais le manque de provisions et la mutinerie de son équipage le forcèrent de retourner vers la Lena.
Cependant les obstacles qu'il avait rh vés ne l’empêchèrent pas de renouveler une tentative qu’il ne regardait en aucune ma-
. nière comme inexécutable. Il quitta donc la Lena en 1764, sur le même bâtiment; mais on ne. le revit jamais ; y non plus que personne de son équipage. On suppose qu’ils furent tués par les Tischoutskis, près de l'Anadyr, la troisième année après leur * départ de la Lena; maison n’a jamais su si
dei , mais jable nbre ; raide ouest erstes artiers la Kovante, helatssions et rcèrent
éproubler une ne mata donc timent; lus que suppose s, près ès leur su si
(a95 )° Schalaurof était parvenu à doubler le cap nord-est, et à passer du détroit-de Behring dans l’Anadyr, ou s’il avait traversé la langue de terre qui sépare l’Anadyr de la Kovyma; tout ce qu’on sait , c'est qu'il a certainement .
péri dans ces paragès. Sauer, secrétaire
attaché à l'expédition du commodore Bil-lings, qui, par ordre de l’impératrice Catherine-Il, parcagrut de 1785 à 1794 la Sibérie, la mér Glaciale et la mer d’Anadyr, apprit d’un interprète tstchoutski que le bâtiment de Schalaurof avait été vu flottant au gré des vagues, près de l’embouchure de la Kovyma, et que lui et ses gens avaient été gelés dans ure tente; mais Sauer doute de la vérité de cette histoire.
Dans toutes les tentatives faites par les Russes pour passer d'Arkhangel et des ports
‘situés plus à l’est dans la mer Pacifique, le
lecteur remarque sans doute que partout, le long de cette côte basse et de celte mer peu profonde, les bâtimens eurent continuellement à lutter contre la glace, et que, dans leurs efforts pour doubler les pointes
. de terre avancées , ils côtoyèrent constam-
( 96) mate rivage au lieu de prendre le large, E où, selon toute apparence, ils. auraient ren= | contré moins de pue (a): |
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| 'GINQUIÈME PARTIE, ‘*
Voyages de découvertes dans le Nord, dans les premières années du dix-neuvièmé siècle.