‹ Histoire chronologique des voyages vers le pôle arctique [microforme]Chapitre 5 sur 43 · CHAPITRE XY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XY

ZACHARIE GILLAM. 1668,

Voyage de Desgroscilliers, Français éta-

bli à Québzr, dans la baie d’Hudson, — Proposition faite par Desgroseilliers pour un établissement à la baie d'Hudson.—Elle est rejetée par la France et accueillie par l'Angleterre, — Départ du capitaine Gillam avec Desgroscilliers pour la baie d'Hudson, — Premier établissement anglais en ce lieu.

. —#Formation de la compagnie de la baie d’'Hudson.—Priviléges qui lui sont accordés.—Prétendu voyage de l'amiral espagnol De Fonte.

Ur intervalle de près de quarante années qui s’écoulèrent sahs qu’on fit la moindre À tentative pour découvrir le passage dans le

fais dtad’Hudar Desent à la de par la eterre, — vec Desdson, — on ce lieu, de la baie sont ac- "amiral

8 années noindre

dans le !

(57) grand Océan, soit par le nord-ouest, soit pur le nord-est, fait assez connaître sous quel point de vue on avait regardé leg voyages de Fox. et de James. Il est évident qu'on désespérait entièrement du sucoës, Il

| paraîtrait cependant qu'un navire partit de

la Nouvelle-Angleterre pour la baie d'Hudson, soit pour faire la pêche, soit pour tenter des découvertes. Les Français, maitres du Canada, allèrent par terre jusqu'aux rives de la baie d'Hudson. Desgroseilliers , l'un d'eux, homme hardi et entreprenant, convaincu des avantages que les établissemens français dans le nord de l'Amérique retireraient de la possession des ports et des havres de la baie d'Hudson, décida plusieurs de ses compatriotes, deineurans à Quéhee, à équiper un. vaisseau pour examiner les côtes de cette.baie, et il fut lui-même de l’expédition.

. La saison était avancée lorsqu'il déberqua sur la côte occidentale de la baie, près de la rivière de Nelson, Quelques-uns de ses compagnons, qu'il avait envoyés en ayant,

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(38) revinrent lui dire qu'ils avaient décous R déco vert un établissement anglais. ‘Aussitôt } bable il résolut de lattaquer et de s'en rendre D àlafñ maître, s’il était possible; mais, en appro- De

chant de l’endroït désigné , il ne vit qu'une DR contr seule cabane, dans laquelle se trouvaient Nelse quelques malheureux près de périr defaim D neve

passè tant l'avai en Fr un a!

retire baie d chim

et de maladie. Ces infortunés dirent à Desgroseilliers qu'ils faisaient partie de l’équipage d’un navire de Boston; qu'ils avaient été envoyés à terre pour chercher un lieu commode où ils pussent passer l’hiver à l’abri des glaces, etque, pendant qu'ils étaient occupés à cette recherche, le navire avait été entraîné :au large, au milieu des glaces,

par une tempête, et qu'il n ‘était jamais re- M forte venu. d'un

Cette partie de l'histoire paraît étre at- mêm testée par le témoignage de Jérémie, gou- beur verneur du port Nelson, après que. ce poste allég fut tombé au pouvoir des Français; mais, SOU vraie ou non, elle paraît avoir donné lieu à à fo: l'une de ces fables i ‘ingénieuses dont on se lb servit souvent pour entretenir un esprit de que

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en approit qu’une trouvaient ir de faim nt à Desde l'équi- S avaient r un lieu ver à l’als étaient ire avait s glaces, mais re.

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prit de:

© (39) découvertes qui ; autrement, se serait, probablementéteint. Nous renvoyons cet pe à la fin du.chapitre.

Desgroseilliers après avoir examiné la contréé qui est située près dela, rivière de Nelson, partit pour le Canada, laissant son

neveu Chouart avec cinq hommes.qui y

passèrent l'hiver. Quelques différends s’étant élevés entre lui et les personnes qui l'avaient employé, ilenvoya son beau-frère en France.pour soumettre au gouvernement un aperçu des avantages qu'on poutrait retirer d’un établissement sur la.côte de la baie d'Hudson. Ce projet futregardé comme chimérique ; mais Desgroseilliers. était si fortement convaincu de la grande utilité d'un pareil établissement, qu'il partit luimême pour Paris, où il.ne fut pas plus heureux que son beau-frère, La seule raison alléguée pour motiver eette indifférence du gouvernement français, eb sa répugrance à former un.établissement sur les côtes de la baie d'Hudson, fut la description affreuse: que le capitaine James fait du pays. et

du climat dans la relation de son xoyage.

Montague était alors ministre d’Angleterre en France. Apprenant la proposition faite par Desgroseilliers, et le refus qu'il

avait essuyé , il lenyoya ehercher et le pria de lui:expliquer son projet. Les éclaivcisse- ‘mens qu'en obtint lui parurent. si :satisfaisans , qu'il lui donna‘ une lettre. pour le prince Rupert, Desgroseilliers se rendit alors <n Angleterre ; il y éprouva une réception toute différente de celle que ses compatriotes lui avaient faite. On -l’engagea surle-champ à s’embarquer sur.un vaisseau du roi qui fut équipé pour ce voyage , non seulement pour former un établissement, mais aussi pour chercher le passage si souvent tenté vers la Chine par le nord-ouest.

Oldembuhg, premier secrétaire de la société royale, s'exprime ainsi dans une lettre au célèbre Boyle : « ‘Je n'ai sûrement pas besoin de vous répéter ce qu’on dit ici avec beaucoup de joie sur la découverte d’un pasage au nord-ouest; faite par deux Anglais et un Français, qui furent

® voyage, : d’Angleroposition refus qu’il et le pria laircisse- Si :Satispour le adit alors ‘éception compagea sSursséau du e , non sement, Si SOU l-ouest.

la soe lettre rement ‘en dit lécoute par furent

présentés dernièrement au roi; à Oxford,

et qui, par faveur spéciale, en obtinrent un vaisseau pour aller dans la’ baie d'Hudson, et de là: dans la mer Pacifique. "Ges hommes aflirment, à ce que j'ai entendu dire, que, sortant sur ‘une chaloupe, d'an lac dans le Canada, ils entrèrent dans une rivière qui se déchargeait au nord-ouest,

dans la mer du sud, et qu'après'avoir pénétré dans cette mer’, ils revinrent par le sord-est dans la baie d'Hudson. »

Le capitaine Zacharie Gillam fut chargé d'accompagner Desgroseilliers à la baie d'Hudson et de faire des découvertesau nord.

Il mit à la voile dans l'été de 1668, et l’on dit qu’il remonta le détroit de Davis jusqu'à 75° de latitude; mais rien ne paraît justifier cette assertion. Det retour-dans 1a baie d'Hudson ; il entra dans la rivière de Rupert, le 29 septembre, et se disposa ày passer l'hiver. La rivière ne.fut prise entièrement que le 9 décembre; et, quoique Gillam fût beaucoup au nord de Pile Char-

thon , où James avait souffert si cruellement pendant liver, il ne se plaint ni della ri-

(42 ) gueur ni de la longue durée du froid qui; au contraire, paraît avoir cessé dès le mois d'avril. Le capitaine Gillam, jeta dans cet endroit les fondemens du premier établissement-anglais, en construisant un petit forten: pierre, qu'il nomma fort Charles.

Le prince Rupert ne se contenta pas d’être le‘simple protecteur du voyage de Gillam: {obtint du roi Charles une‘charte; datée de 1669, ‘qui lui fut accordée , ainsi qu’à plusieurs antres personnes, pour avoir, à leurs frais et dépens , entrepris un voyage à la baie d'Hudson , pour la découverte d’un nouveau passage dans la mer du suû, et pour avoir commencé à-y établir ue commerce de fourrures, de minéraux, ete. IL ÿ était dit qu’ils avaient déjà fait des découvertes qui lés encourageaient à persister dans leur dessein; qu'il en pourrait résulter de:

grands avantages pour le roi-et pour ses.

. domaines ; et qu’en conséquence, sa ma-

jesté , pour. faciliter les efforts qu'ils faisaient pour le bien de son peuple, voulait bien leur accarder exclusivement toutes les terres et domaines de la baie d'Hudson,

oid qui ; s le mois dans cet * établis-

> ‘charte; Ie , ainsi ir avoir, | voyage ouverte du sua, in comete. IL découer dans lter de:

ur. ses.

Sa: Ia ils fairoulait tes les dson ,

ainsi que tout le commerce qv' s’y faisait ou qui pourrait s'ÿ faire par la suite , et toutes les possessions qu’ils pourraient ‘acquérir; etc. La compagnie de la baie d'Hudson jouit encore aujourd'hui des immenses priviléges accordés par cette charte extraordinäire.

L'association parut oublier entièrement les découvertes qui faisaient pañtie du pro-

. jet original, quoique ce fût la principale

raison qui eût fait accorder la charte. Toute leur attention se dirigea sur un seul point:

l'établissement de forts et de factoreries, et l'extension de son commerce avec les Indiens, dont ils obtenaient les pelleteries les plus précieuses pour des objets de nulle valeur. Dans cet état prospère de leurs affaires ; le passage au nord-ouest fut entierement oublié; non seulement par la compagnie ‘qui avait obtenu sa charte exclusive sous ce prétexte, mais aussi par le ‘reste de la nation: Il paraît du moins que l’on n'entendit plus parler.de ce projet pendant

. plus d’un demi-siècle. Cependant l’atten-

tion publique se porta, durant cet iüter-

L C44 ) valle, sur la possibilité de découvrir un passage vers les mers des Indes par le nordest ; un nouveau voyage fut projeté à cet effet, et il reçut la sanction du monarque qui avait accordé des privilèges si étendus à la compagnie de la baie d'Hudson. :

La fable dont il a été question plus haut est la relation d’une expédition espagnole qui, de la mer Pacifique ‘pass- dans l'Océan sllantique entraversant l'intérieur de l’Amérique par des lacs et des rivières. Elle parut d'abord dans un journal périodique anglais, intitulé Monthly Miscellany ; ou Mémoires pour les curieux, feuilles d'avril et de mai 1708. Le nom de l'amiral à qui l’on attribue ce voyage est De Fonte où Fuënte, nom cité par Witzen , comme étant célèbre par un voyage à la Terra del Fuego, eur trepris, en 1960; aux frais du roi ver pegne-

*:Cet amiral partit, le 5 aval 6ko, , du sn de Lima avec quatre bâtimens, et fitvoile au nord. Après un long trajetsur-la côte nordouest de l'Amérique , il découvrit un grand archipel qu'il nomma archipel de Saint-

émoires de mai n atiri- 'uente, célèbre 0, er : d’'Es-

lu port oile au nordgrand Saint-

Lazare. Ses chaloupes précédaient les vaissœaux à un mille de distance, et soudaient les canots.. . ;

Au sortir de cet archipel, arrivé à 53° de latitude nord, ik découvrit l'embouchure d’unerivière qu’il nomma Rio de los Reyes, et une autre qui fut nommée Rio de Haro.

Après avoir donné ordre au capitaine Berpardo, commandant un deses vaisseaux, de reconnaître et de remonter la seconde rivière, il $’engagea, le 22 , dans la première, etla remonta: son cours gaturel est en gépéral du sud - ouest au nord-est: L'amiral parvint à ua beau lac, sur la rive méridionale duquel était une ville indienne, Ayant laissé ses. vaisseaux devant cette ville, il fit voile , sans doute avec, ses chaloupes, vers une seconde rivière qu’il nomma Parmentre. Il franchit huit cataractes , et cetie rivière le fit aboutir à un autre grand lac de

: eent soixante lieues de longueur, dans la di-

rection est-nord-est et ouest-sud-ouest, et de: soixante de large sur une profondeur de vingt à trente brasses, et de soixante dans quelques endroits. Il renferme un grand

(46) nombre d’iles grandes et petites. De la pointe est-nord-est de ce lac, Fuente alla dans un autre de trente-quatre lieues de longueur et de deux ou trois de largeur, sur vingt, vingt-six et vingt-huit brasses d’eau. Ce lac reçut le nom d’Æstrecho de Ronquillo , détroit de Ronquillo. Ce détroit fut traversé en dix heures, avec le vent et la marée favorables. À mesure que l'amiral avançait plus vers l’est , il remarqua que le pays devenait sensiblement plus mauvais. Il arriva, le 17 juillet, devant une seconde ville indienne , et il apprit des habitans qu’à peu de distance était mouillé un grand vaisseau, dans un endroit où jamais vaisseau ne s’était montré. Il fit voile vers ce navire , où il ne

trouva qu’un vieillard etun jeune homme ; mais, le 51 juillet, le propriétaire du vaisseau et tout l'équipage se rendirent à bord :

l'amiral sut, par le capitaine Shapeley qui le commandait, que le propriétaire du bâtiment, Seymour Gibbons, était le majorgénéral dela plus grande colonie de la Nouvelle - Angleterre, de Matechusets (sans doute Massachuset) , et que le vaisseau avait

été exp que le expres ment d’un pi comm traite décou saisir, propri Le 6 faire s la vill laissé avait et étai du pa la tête miné :

yiron s'élèv digiet glace mond réuni

(49 ) été expédié d’un port appelé Boston, Quoique les instructions de l'amiral portassent expressément de s'emparer de tout bûâtiment qui. serait employé à la recherche d’un passage à travers le nord de l'Amérique, comme celui-ci ne parut occupé que de la :

traite des pelleteries, sans aucune vue de découvertes, il né jugea pas à propos de s’en saisir, et, au contraire, il combla de présens le propriétaire, le capitaine et tout l'équipage. Le 6 août, l'amiral se mit en route pour faire son retour, et, le 16, se trouva-devant la ville indienne près de laquelle il avait laissé ses vaisseaux. Bernardo, de son côté, avait remonté la rivière , traversé des lacs, et était arrivé à 77° de latitude. Les naturels du pays avaient mené un de ses matelots à la tête du détroit de Dawis ; il l'avait vu terminé à 80° de latitude par un lac d’eau d’environ trente milles de circuit : vers le nord s'élèvent des montagnes d’une hauteur prodigieuse, et au nord-ouest du lac sont des glaces qui paraissent aussi anciennes que le monde. Le 5 septembre, tous les vaisseaux réunis descendirent la rivière, eurent bientôt

(48) gagné la haute mer, et se rendirent au -Pé-

| tou,aÿant trouvé; dit l'amiral, qu’ n’éxiste

point de communication éntre ces. deux | océans par lé passage désigné sous la déno= mination dé passage du nord-ouest.

:. Ce morceau de géographie ; que l’on peut regarder comme: suspect , suivant l'expres :

sion du capitaine Burney (1), trouva de même que le voyage de Maldonado, des défenseurs dans deux membres de P Académie des Sciences de France, J.N. De l'Isle et Ph, Buacke. Le premier non seulement traduisit la relation ‘anglaise, mais il. l'aecompagna d'une carte, qu'il traça conjointement avec Buache , pour indiquer les routes suivies par De Fonte et par Bernardo. Cependhnt. Dalryrmple regarda cette relation comme: une fable inventée par un nommé Pétiver , l'un . des rédacteurs du Monthly Miscellany, ou- vrage dans lequel cette relation-parut pour la premiére fois. Quoi qu'il en soit, si elle n'avait pas fait dans le temps quelque bruit

(1) Histoire chronologique de voyagesiet de. dés vouvertes faits dans la mer du nord, Vol, HI.

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dausle monde, elle. ne mériterait pas qu’on

en parlât un seul instant aujourd'hui. : :

Malgré les assertions du capitaine Burneÿ et de Dalrymple , auxquelles M. Barrow aurait dû joindre l'autorité de Forster (1); d’autres géographes, et même des navigateurs, ont pensé que le voyage de l'amiral de Fonte pouvait-bien n’être pas imaginaire, et se sont abstenus de prononcer sur cé point aussi positivement que M. Barrow.

Fleurieu , après avoir démontré la futilité des objections par lesquelles Forster combat la réalité du voyage de l'amiral espagnol, observe que les lumières fournies sur la côte occidentale de l'Amérique par les naviga-teurs qui l'ont visitée, de 1786 à 1789, donnent les moyens de déméler, dans la lettre de Fonte, ce qui est la vérité, de ce qui appartient à la fiction; « Car, ajoute-til,

rien n’est plus commun que les fictions dans les anciennes relations des Espagnols. »—

{1 )Histoire des découvertes au nord;'T. I.p. 309, IE, | 4

( 50 ) , " Îl'ne croit pas aux grandes villes habitées à la rencontre du navire ‘hostonien, ni à la possibilité de terminer, dans l'espace de deux mois, une navigation de six cents lieues pour aller et six cents lieues . ‘pour revenir dans un pays inconnu, à travers des lacs, des détroits, des rivières, des cataractes. Il regarde tout cet amas de merveilles et d’absurdités comme une amorce que l'éditeur anglais de la lettre de Fuente

a présentée à l’avidité des aventuriers qu’il veut engager à poursuivre la recherche d’un passage au nord-ouest. « Mais, ajoute Fleurieu , d’après les nouvelles découvertes faites à la côte occidentale de l'Amérique, elle ne présente, entre les 47 et 56.èmes, paral-

lèles sur toute sa longueur, qu’une suite d'îles |

groupées, qui forment entre elles des canaux sans nombre, et l’on en voit plusieurs à la hauteur de 55°, à laquelle Fuente place son archipel de Saint-Lazare, et sarivière de los Reyes. Or, on peut croire qüe cet ainiral, après avoir traversé l'archipel qui se trouve le long de la côte, apercevant devant lui la grande terre, a dirigé sa route sur elle ;

que» pt à 53° a fait € loupes jusqu'< rivière ou l'éd faits vs les aco quelq la cla latituc chipe ‘une C lacs; l’arct taine ce m!

rivièt auro nord que retr niai

abitées,

ien, ni espace x cents ès pour travers des cae meramorce Fuente rs qu’il he d’un e Fleutes faile, elle paraled'iles es Casieurs place ère de imiral,

rouve nt lui elle ;

(ny que; parvenu à la côte, il y a découvert, à 53° de latitude, une grande rivière où il a fait entrer ses vaisseaux, et que ses chaloupes, en la remontant, ont pu se porter jusqu au lac où est située la source de. la rivière. On peut croire ensuite que l'amiral ou l'éditeur de salettrea pu accompagner ces faits vraisemblables et peut-être vrais de tous les accessoires romanesques, qui ont décidé quelques savans à rejeter cette relation dans la: classe des voyages imaginaires ; mais il pourra n’en être pas moins vrai que, à 53° de latitude.” Pmiral a navigué à travers un archipel: :::":a-delà, il a trouvé une mer libre, une côte habitée, une grande rivière et des lacs; et que, tandis que lui, en sortant de l’archipel, se dirigeait vers l'est, son capitaine, Bernardo, s'est porté dans le nord de ce même bassin , où il a pu trouver quelques rivières, quelque entrée, quelque lac, qui lui auront permis de pousser sa course. vers, le nord, assez avant dans les terres, Tout ce que, dans ces derniers temps, nous avons retrouvé des anciennes découvertes dont on niait la réalité, parce que, en les niant, on

était dispensé de les chercher , nous impose lobl'gation d’être très-réservé à prononcer que cé que doûs n'avons pas chegre ret OuvÉ n'existe pas (1). »

Vancouver aussi, qui, dans le cours de son livré, s'attache souvent à combattre la relation de Fuente, terminé cepéndant par les ré-

‘flexions suivantes : « Je ne préténds pes, au reste, niér positivément les découvertes de -Fuente ; il me suffit d’avoir prouvé l'invrai-

"- semiblancedé sa narration. Îl faut se souvenir

que la reconnäissance de la côte nord-ouést de l'Amérique n’est pas achevée, ét qu'il n’est point encore prouvé que les géogräphes français, qui ont placé l’archipel Saint- Lazare par 65° de latitude nord, sont dans lérreur. Il est sûr que la prodigieuse barrière de montagnes ne paraît pas former, au nord de l'extrémité inférieure de Pentrée de Cook, une chaîne aussi hañte et aussi compacte qué dans le sud-est; et il est possible qu'en certe partié elle laisse ouverte ,

‘(s) Tatroduction au voyare dé Marchand, peg 17à 30.

s impose rononter reb'ouyé

rs de son e la rélaar les ré- S pes, au ertés de l'invrai- OuvYenir ‘d-ouést u’il n’est gräphes | Saintnt dans se barformer, l'entrée et aussi st posaverte,

d, pag.

(58) avec la ‘contrée de l’est, une communica- 4 tion. qui. semble impraticable plus, au sud. “à Cette conjecture emprunte même quelque 1 4 probabilité de la ressemblance qu'on remarque entre les habitans des bords de la baie d'Hudson et ceux des parties nord de la côte ouest d'Amérique (1). »

(1) Voyages ; traduct. française TU, P- 526. | , À

VU Rene

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