‹ Histoire civile et militaire de Neufchâtel-en-Bray suivie de remarques: additions et cartulaireChapitre 11 sur 38 · VU · texte numérisé non relu

VU

fin 1279, onlitdansonaneoùserritderéniocixsdocn Jein Neufcbâtel, religieax de Beaobec : « Dominas J3humes le Novo Castro monadios de Edloteczo lesds aifah. > ^ En 1 26 1 . Eni^^î"^ Sîmelîere ceàh anasa masoram Ab- >ati et monachis Beilibcod, qoatn lenebai de ipsb, ^itam apod Norom castrom joxta morom Domini Régis, ^butantem pavimento ports Domîn: Rtgis, qoa imr ad irivarium ', testibas Robenoclerico moc ricecomiti Novi Castri et Johanne Noël tanc ponario domini Régis. » Cet acte prouve qu'en 1261, la vicomte exîstoÎL Le mot tin « portarius », signifie commandant.

t « Près do mur du Roi, aboutissant au pivé du Ro:« par où I'od ta « ViTier. » Ce nom se chAngiOL plus tard en celui de « La Fontaine, • « les Fontaines, » qui s*est conservé.

(Se rapporte à la page 8).

VIII* Remarque.

Suivant des quittances de finances payées "par Tabbiyede Beaubec :

« Catherine, reine d*Angleterre, jouissoit en douaire do domaine de Neufcbâtel en 1426 et en 1429, où étoieot compris ceux de Gaillefontaine et de Gournay

Henry V (VI), Roy de France et d'Angleterre, suivant qu^il est qualifié dans ces actes, le tenoit en son domaiQe,en 1437, 1443, 1445.

La reine Blanche de Navarre, reine douairière de Philippe VI de Valois, jouissoit de ce douaire en 1394, et mourut en 1398.

En 1456, Charles d'Artois, comte d'Eu, Seigneur deSaiat-

Vaiery sur la mer et Houdeng en Artois, usufruitier de la vicomte de Neufchâtel, donne une quittance de finance.

Item en 1458 et 1462, dans laquelle dite quittance il prend la qualité de pair de France et se dit usufruitier de la vicomte de Neufchâtel de Lincourt,

Item en 1465, 1467 et 1471.

11 mourut ce mois de Juillet 1471, comme il appert par une sentence rendue par le vicomte de Neufchâtel en 1472. »

L'auteur a figuré assez grossièrement le scel de la reine Catherine, et celui du comte d'Artois.

Il décrit ainsi le premier : « Un écusson semé de fleurs de lis et flanqué de quatre tours faisoicnt le scel de la reine Catherine. »

L'autre porte : « Scel du comte d'Artois », sans description. On y voit deux tours au-dessus de trois fleurs de lis placées sur la même ligne. »

(Se rapporte à la page i3i.)

IX« Remarque.

Suivant les mémoires du sieur Milton *, il dit avoir appris que la reine Marguerite vint au château de Nicourt ^^ cette ville, faire sa résidence et demeure, qu'elle continua ^n fort longtemps. « Cette princesse, dit-il, étoît fille de •^ René duc d'Anjou, de Calabre, de Bar, comte de Provence, ^ roy de Sicile, de Naples et de Jérusalem, et de madame ^ Elisabeth fille de Charles, 'duc de Loraine; laquelle fut ^ mariée à Henry VI, roy d^Angleterre, fils de Henry V, ^ aussy roy, et de madame Elisabeth de France; lequel ^ Henry VI et laditte Marguerite furent saisis prisonniers ^ par Edouard, lequel fit étouffer ledit Henry en la tour de ^ Londres, et par ce moyen, s'empara de la couronne « angloise; demeurant ladite princesse Margueritte captive « en la dévotion dudit roy Edouard; laquelle ledit René son « père rédima et retira, au moyen de cinquante mil écus qu*il « paya pour la remettre en liberté; au moyen de quoy «c ladite princesse étant de retour en France, le roy Louis XI , « lors y régnant, luy donna sa demeure audit château, avec « 2000 livres de pension à prendre sur le comté de Provence, c dont le prince René Tavoit déchargé par la vendue « qu'ail en avoit faite audit Seigneur Roy, ce qui se fit en « Tan 1476 ». »

1 Nouvelle variante de Miton, moins exacte encore que Mitton, qui vient immédiatement.

2 C'est parmi des faits de l'année iSgo que Miton insère cette particularité rétrospective sur la résidence de la reine Marguerite au chftteau de Neufchâtel en Bray; son texte diffère, pour quelques mots et quelques tours, de celui que donne notre copie du Mémoire de Miton, — Voir notre édition, p. 77.

Extraits des Mémoires de M« Adrien Minon >, prêâdcfll en rélection de Neufchâtel, né le 21 juillet i55i.

(Se rapportent à l*hUtoire dvile de Neufcfaâtd, pages 1-17-)

V^ Extrait. — « En Tan 1 567, Messire François de Pimatti « S' du lieuy chevalier de Tordre du Roy, fiit poonu n « gouvernement de la ville de NeufchâteU auqod oui « n'avoit été pourvu depuis la mort du feu s' de Piennall « mourut en 1 58 1 en son château de Bailly en rivière K 1

2« Extrait.— « En Tannée ibSj, Maître Bertrand Bodin « fut pourvu à la charge de vicomte de Neufchâtel '.

3« Extrait. — « En Tan iSSg, Theresie de Calvin prit soQ « origine en la ville de Neufchâtel, dont M^ Nicolas Boor- « goisc, lieutenant du bailly de Cauz, M« Jean 4 Bridoo « vicomte, M«< Jacques Dumesnil procureur du Roy, Piene « Vassagne elû. Met Jean Tricotté f , et Vincent de la Boet^ « grennetiers et contrôleurs, les de Debedes7 avocats, et de « la Ville, greffiers, et autres avocats et bourgeois, furent « infectés d^icelle. »

i Notre copie porte « Mémoire » et non « Mémoires, » « Miton > et non » Mitton. »

a Dom Bodin a réuni ici deux articles distincu du Mémoire de Miton, — Voir pages 10 et 3i.

? 11 y a ici suppression des mots : « par résignation de M* Pierre Marc, » voir p. 11, et addition de ceux-ci : « Il mourut le i3 février 1593, âgé de 84 ana. Il fut père : i» de Christophe Bodin, C" Enquesteur en 1 588 (r), :»° de Pierre Bodin, puiné, en 1 567, » — Notn manuscrit de Miton donne « Janvier » i593, au lieu de « Février. ■ - Voir Mémoire de Miton p. 9 1 .

4 « Adrien, » chez Miton.

$ M Tricottc, » chez Miton, que nous avons corrigé en « Tricotté. •

6 Ici « de la Borde, » chez Miton, qui met ailleurs : « de la Boô, >

7 « De Bedez, » Miton. — Voir Index, p. 25 1.

Et à rinstigation des gentilshommes voisins, ils voulurent

'emparer des églises de la ville, pour y faire leurs prêches.

Leurs charges en vertu d^un arrest du parlement de

touen mises à l'enchère en 1 569, et vendues, ils n'y rentre-

ent qu'à la paix, deux ans après.

Il est dit ensuitte, quQ du monastère de Bernesaut, (Les ^énitens) il y en eut plusieurs de la communauté, composée e XX religieux qui quittèrent l'habit à leur sollicitation (. 4« Extrait. — « En i562, furent prises es églises de Saint Jacques, Notre Dame, et Saint Pierre de Neufchâtel, en chacune, une cloche qui furent fondues en artillerie, et pierriers pour la garde de la ville, lesquelles furent prises durant la ligue par l'armée du duc de Mayenne, s^ache« minant à Dieppe >. »

5« Extrait. — « L'exercice de la religion de Calvin libre en cette ville de Neufchâtel, par le moyen de la noblesse, sans néanmoins entreprendre aucune chose^ ny rien attempter sur les temples du dit lieu, ce qui eut lieu depuis Tan i56o jusques en 1572 .' »

6« Extrait. — « Messire Philippe Duchemin, chevalier de l'ordre du Roy, s' Du Quesnel près de Beauvois, fut pourvu par sa Majesté au gouvernement de cette ville de Neufchâtel en Tannée 1 575 4. »

7« Extrait. — « En Tannée \5yS, le jour du lundy gras qui étoit en febvrier, la compagnie du capitaine Breton du régiment de Grillon ( entra en garnison en cette ville de Neufchâtel, par le commandement du s^ de la Mailleraye,

I Ces trois paragraphes sont une analyse de trois passages de Miton, *ris à quatre places différentes. — Voir pages 11, i3, ao et 21» — Les aots « à leur sollicitation » (celle des bourgeois et gentilshommes) ont été ioutés au texte.

a Mémoire de Miton, p^ 14.

? /frfVf., p. i3.

4 Ibid,, p^' i5.

5 Ou » Grillon, » comme nous l'avons déjà remarqué.

c lieutenant pour le Roy, au bailliage de Caux et Gison, c et œ pour le ressentiment d*une émotion populaire bit c faire par Vincent de Fry, dit le cadet de l'Ecu, autrement c Le Gendre, contre le s^ de Riberpré, parent et lieuteoint c de la compagnie d*ordonnancedu dits' de la Maillerayeau « Neufchatel, étant le dit s' de Riberpré accompagné do « capitaine Latrappe, d u nommé Roberte et autres au nombie € de huit, qui pensèrent être tués au sortir du dit logis de « TEcu ■ par Jean Darondel, Michel Tricotté, Jean Marot>, c orfèvre et autres mutins amis du dit de Fry; et tint c la d« garnison en ladite ville jusqu'au mois de may iSyg, c qu^elIe fut licentiée, de laquelle étoit lieutenant un Bourc guignon, qui se faisoit appeler le capitaine Didier^ et « coûta la dine compagnie, tant en argent qui leur fut prêté « par le commandement dudit de la Maillemye, que poar « leur nourriture aux habitansplusde XII** V^liv. d^autaat c que, pendant tout le dit temps, les dits soldats n'avoieat « reçu aucun payement du Roy, que ce qui leur avoit été « fourni par les habitans). »

8* Extrait. — « En Tan 1 578 et suivante, dans le cours de a 1 8 mois, passèrent à diverses fois, par troupe de 6.000 tt hommes, tant de cheval que de pied, par ces quartiers, « levés en ce royaume par le commandement du duc d'A-

« lenijon, frère du Roy, pour s^acheminer en Flandres

« et se montoient a plus de XL mil hommes, qui ruinèrent « tout le pays de ces environs 4. »

« •« Nota. L*auberge de TÉcu d proche la porte des Fontaines.»

Addition marginale. — Miton parle de « TEcu de Normandie, p. a- • Est-ce celui-là r

a tt Darcndtîl, Tricotto et Morot, » dans la copie de Miton. — Voir Mémoire ^ p. 2 3.

I Vtjir Mémoire de Miton, p. 23-24. La fin de la dernière phrase nVbi pas aussi explicite.

4 La rédaction a été changée, tout en conservant le sens. — Voir /^U., p. 24.

c En i58i, dumit k mob de may et juin, pascrent par « ces quartiers, les r^imenti de Chamois, de la tUxbttço^ et

< de Rambouillet, qui ruinèrent tout >. >

9> Extrait. — c Le jeud j 5 octobre 1 58 1 , mourut M* Aniotnc « Miltoo, père d^ Adrien, auteur de ces mémoires, âgé de 67 « ans, lieutenant des s" de Pimont, Du Quesnel, et d'Her- « manville, gouverneurs successivement, est enierré en « ïég^iac de Saint Jacques'. >

(Se npfwrte aux pages 17, 39.) X« REMABQUE.

Page 14 de Thistoire de Tabbaye de Sainte Catherine <, réunie en 1 598 à la Chartreuse de Gaillon, il est dit :

c Nous lisons dans les archives du monastère, qu^Isamc bert, i^ abbé en io3o, acquit vers le Neufckdtella moi- « tié de Nogent et Drincourt^ qu'il acheta d'un gentil-

< homme, Hilton. »

Nota. La paroisse et seigneurie de Saint Vincent de Nogent, s^étendent encore dans la ville de Neufchâtd; toutes les maisons, depuis la porte du Pont jusqu^auprès du cimetière de Saint Pierre, en dépendent, j compris [le puits a Peau dans la place publique qui ezistoit en 1572] 4.

4 Le premier copiste de Miton avait lu : « qui rerinrent tous. > Cest une nouvelle preuve de ion peu d'aptitude à lire le manuicrit original.

a C'est le lens du texte de Mitoo et non le texte lui-inême. «- Voir, Ibid,, p. 33.

i Par Dom Pommeraje. — A la suite de fon Histoire de r Abbaye de Saint-Ouen de Rouen, il a placé Y Histoire de tAMaye de la TVèi- Sainte-Trinité, dite depuis de Sainte^atherine du Moût de Rouen, 100 pages.

4 L'état du manuscrit rend incertaine la lecture du passage mis entre crochets.

(Se npporte aux pages i3-i5.)

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