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sur celle de Notre-Dame. Les hospitalières obtinrent, au mois de janvier 1667, des lettres patentes, que le Parle* ment enregistra le 28 de janvier 1671, à condition que le bien de la communauté ne seroit point uni avec le bien des pauvres *. Celuy-cy est, en effet, administré par trois bourgeois de la ville. A T^rd du spirituel, chaque curé a droit sur son paroissien malade, et luy administre les Sacrements, mais les sœurs ont un chapelain et un cimetière pour elles '. Par arrest du Conseil du 22 décembre 1694 i, le Roy unit la Maladrerie de Neufchâteletd^OviUers 4 avec la léproserie et l'hôpital de Gaillefontaine ( à Thôpital de Neufchâtel. Ceux qui avoient poursuivi cet arrest ne s^étant pas expliqués assez nettement donnèrent lieu à un équivoque qui dut les jetter eux-mêmes dans un assés grand embarras ^ lorsqu'il fiallut mettre Tarrét à exécution. Il y avoit deux hôpitaux à Neufchâtel^ Thôpital Royal, et celuy de la Miséricorde, et il s'agissoit de savoir auquel des deux les maladrerics seroient réunies 7.
En 1695, les relligieuses'de Thôpital obtinrent des lettres patentes en leur faveur : mais les Cordelières, à qui la Maladrerie de Saint-Jean avoit appartenu autrefois, et qui jouissoient encore de 3oo liv. de rente sur ce bénéfice, et l'abbaye de Bival, à laquelle Phôpital de Gaillefontaine étoit uny depuis Tan 1 369, formèrent opposition à l'enregistrement de
t « Archives du Parlement de Rouen, » Note de T. Duplcssis, Ibid, î, i5i.
2 « Mémoires de Neufchâtel. » Id. Ibid.
î « Archives du Parlement de Rouen. » Id., Ibid.
4 « Haut-Viller. » T. Duplessis. Aujourd'hui : « Auvillicrs, » à 12 ki* lom. E.-N.-E. de Neufchâtel « Altum-Villare, » justifie Torthographe de « Haut-Viller » ou « Haut-Villicrs », à cause des deux // mouillées.
I « Un religieux de l'abbaye royale de Beaubcc estoit administrateur de cet hôpital. » — Addition marginale de la main du copiste.
6 Voir Rbmarqjues et Additions, IV, p. i25.
7 « Unies, » T. Duplessis.
ces lettres patentes; d*un aatie côté, les sœars de k rîcorde agirent assés puissamment pour venir à bout de ce qu'elles souhaitoient. Elles ne demandèrent que la Maladie* rie de Saint-Jean, qu*elles obtinrent par de nouTelles leurs patentes du mois de janvier 1696.
Les rellîgieuses de Tbôpital Royal s'opposèrentà leur tour à Penregistrement, et le Parlement, par arrest du 11 fifrrier suivant, renvoya les parties par devant le Roy '. Alors le comte de Boullainvillers, seigneur de Ned ', intervint dans le proceds; il prenoit parti pour Tbôpital Royal. La dame de Manneville, qui en étoit devenue prieure, lui appartenoit de prés '. Il représenta au Conseil qu^un Gérard Talbot4 avoit fondé cette Maladrerie; qu'il luy avoit aumône cent une acres de terre relevant du fief de Neel, et qu^en qualité de seigneur de ce fief il avoit des droits à revendiquer sur le bénéfice en litige; je ne sçais s^il prouva bien démonstrativemcnt ce qu'il avançoit. Mais le Roy, sans avoir égard à la requeste, ordonna par arrest définitif du 6 avril 1697 ^ V^^
I « Mémoire de V Hôpital roial de Neufchâtel.» Note de T. Duplessit. Ibid,l, i52.
' « Nclc. M T. Duplessis. — Nesle, aujourd'hui Ncsle-Hodcng, à 4 kilom. S.-E. de Neufchâtel, et tout près de Sainr-Saire. — Henri de Boulainvilliers était seigneur de Neslc. Une addition marginale porte : « Né À Snint-Saire en i658 et mort en 1722. »
) François de Boulainvillicrs, comte de Saint-Saire, père de Henri, nvnlt épouséi le 8 janvier i658, Suzanne de Manneville.
4 *t Nota. Gérard Talbot est dit avoir donné l'église de Treforet au prieuré de Va Magdeleine de Rouen et non pas aux frères et sœurs de Snlrit'Jcnn de h maladrerie de Neufchâtel. Henri de Boulainvilliers nvrtli gnmiitcmcnt avancé ce pléonasme (sic). » Note du ms. — L'abbé lUirt^ )M)Mcsseur du ms., que nous éditons, a mis ce renvoi sur le mot K^^Tf» ! « I.c patronage de Treforet. » Farin, III, p. 32. — L'Histoire ^ Ki'Mffi, (édition de i6û8, mentionne le fait annoncé.
^ « .4»WtM'r.t Jh Parlement de Rouen. » T. Duplessis, Ibid.
abbaye de Bival demeureroit en possession de rbôpital de 3sâllefontaine, et que U Maladrerie de Saint-Jean appartîendroit à Thôpital de la Miséricorde, qui ferait aux Cordelières de Neufcbâtel les 3oo liv. de rente, dont Tordre de Saint- Lazare avoit été chargé envers elles. Ainsy il ne resta à rhôpital Royal de tout ce qu*il avoit obtenu en 1695, que les deux Maladreries de Gaillefontaine et Dovillers ou Haut villers ».
Après les établissements relligieux dont nous venons de parler, il ne manquoit plus dans cette ville qu'un collège où la jeunesse pût joindre l'érudition à l'éducation qu'elle commence à recevoir des parens. Au mois d'octobre 1697, Antoine Duhamel, prêtre, maître ès-arts de la Faculté de Paris, fut le premier que Tamour de la patrie et la piété, engagèrent à procurer cet avantage au lieu de sa naissance; il légua une somme de 1,800 liv. pour jetter les fondements de cette institution. Jean Bruyer, prêtre, ancien curé de Sainte-Beuve-en-Riviëre, seconda de si nobles intentions, et constitua au moyen seulement de ces 1,800 liv. dont il se chargea, cent livres de rente annuelle et perpétuelle au profit du collège, et ces cent livres de rentes furent jointes à la somme de 180 liv. de revenu annuel des biens de la mesme ville, destinée pour un écrivain dont la place étoit alors vacante, à cause du peu de revenu qui y étoit attaché. Ces deux sommes réunies furent alors désignées pour servir aux appointements de trois régens prêtres. On dressa des régle^ ments que Tarchevesque authorisa, et rétablissement fut confirmé par les officiers du bailliage et les habitans. Ce collège est toujours ' de plein exercice, et a été stabilié dans rHôtcl-de-Viile bâti en 1726.
I Ici s'arrête cette longue citation de Dom Toussaint Duplessis, dont le nom est en tête des indications ds source données par Tauteur.
a « A toujours été jusqu'à son extinction, etc. » — Mots en interligne et d'une autre mnîn que celle de l'auteur et du copiste.
Pour mettre enfin le comble à de si beaux progrès, lesieur Bridoux S vicaire de li paroisse de Saint-Jacques, fit prisent au public de sa bibliothèque, oQ Tesprit trouve Cernent à s^édifier et à s'orner. Sa maison fut destinée pour k logement des vicaires, ses successeurs en la mesme paroisse, et une salle pour recevoir les lecteurs K
Nour croirons avoir enfin satis&it et rempli le projet que nous nous sommes proposé dans ces anecdotes, lorsquenoas aurons dit ce que nous avons appris touchant les droits de patronnage, et de collation aux cures de cette ville.
Celle de Saint-Pierre, comme étant située dans Tancienoe ville, est à la nomination du Roy. Les deux autres ), ayant été pratiquées sur le territoire des seigneurs des parroisses voisines, ont resté à la nomination des dits seigneurs 4. Les
I « Nota. Le s' Bridou étoit descendant du v Bridou, vicomte de Neufchâtel en i563, date d*un arrêt de règlement rendu par le parie* ment de Rouen, et obtenu contre luy par le s' Bertrand Bodin, lieutenant général de la Vicomte. » Addition au bas de la page. *- Ces deux noms reviennent fréquemment dans le Mémoire de Miton, — Voir Index des noms de personne.
a « En 1793, cette maison, d'après la suppression de la paroisse de Saint-Jacques, en 1 791, et de celle de Saint-Pierre, a été vendue par la nation et convertie aujourd'hui à l'usage d'un café; et les livres ont été déposés à la maison commune avec les livres des abbayes de Beaubec, de Foucarmont et autres, confisqués sur les émigrés, dont la plupart ont été enlevés pour la bibliothèque nationale de Rouen et dont il ne reste plus à présent que des ouvrages de rebut dont la plus grande partie sont des ouvrages séparés. L'égliss de la paroisse ayant été vendue, après avoir été entièrement dévastée et dont il ne restoit que les quatre murailles, a été destinée par celui qui en avoit fait l'acquisition à y mettre passer la nuit les bœufs qui passoient journellement par le pays pour les envoyer aux troupes du nord. » — La première partie de cette Note est de Dom Bodin; la seconde, d'une autre main, celle de M. Mathon, ancien conservateur de la Bibliothèque de Neufchâtel.
5 Saint-Jacques et Notre-Dame.
4 M Une partie de la ville est encore située dans l'étendue des deux paroisses voisines de Quièvrecourt et de Nogent-en-Brai. » T. Duplcssis,
relltgieux Chanreux de Gaillon les confèrent, à la représentation des relligieux Bénédictins de Tabbayede Sainte-Catherine *, abbaye autrefois existante sur la montagne qui porte encore ce nom et domine sur la ville de Rouen. Les malheurs des guerres furent la cause de la ruine de cette abbaye, dont une partie des biens furent distribués aux Chartreux de Gaillon et de Rouen.
Si nous pouvons par la suite foire quelques nouvelles découvertes qui concernent notre illustre patrie, nous ferons pa'rt de toutes celles qui nous paraîtront importantes par les additions que nous ferons cy après. Le lecteur voudra bien se contenter de celles que nous fournissons icy, et nous osons nous promettre une indulgence entière pour tout ce petit ouvrage, qui n'est qu'un foible reste (remplaçant crayon) de tout ce que la mémoire ingrate a pu nous fournir >.
Descript, de la Haute^Normandie, 1, 612. — On disait aussi : « Saint- Vincent de Nogent ou même Saint Vincent simplement. » Id., Ibid. , p. 6ai.
I Voyez RsMASQVES et Additions, X, p. i35.
a A partir du paragraphe : « Nous croirons avoir » (p. 16), le texte a été complété par Dom Bodin. La copie de 1782, que possède la Bibliothèque publique de Rouen, a supprimé simplement le dernier paragraphe : « Si nous pouvons, » etc.