REMARQUES ET ADDITIONS
(Se rapporte à la page i .)
I'« REMARQUE suf rétimologic du nom du pays de Bray.
Le nom de Bray, dans Tancienne langue françoise, signifîoit de la boue, comme on le voit par le livre des miracles cte saint Bernard, dont l'auteur vivoit, il y a près de 700 ans, Oti^ en parlant de Bray sur Seine, il dit : « Castrum Braïum ^uod lutum interpretatur, »
(Se rapporte au nom de Bodin, dans le titre)
II« REicARQUE sur Fétimoiogie du nom « Bodin » tirée de la méthode historique de Jean Bodin '.
« Nam Ligures profundum Bodingum appellant : argu- ^ mento est, inquit Plinius^ urbs antiqua Bodincomagum, « quà fluvius altior exsurgit >. Sic quoque lacus acronius
1 11 existe de Jean Bodin, le fameux auteur des Six livres de la République (1576), un ouvrage antérieur : Methodus ad facilem histo» wiarum cognitionem, Paris, x566, in-4<'. '*
2 Voici le texte de Pline, singulièrement résumé par Bodin : « Metrodonis Scepsius dicit... Ligurum quidem lingua amnem ipsum Bodincum vocari, quod significct fundo carentem. Cui argumento adest oppidum juxtà Industria, vetusto nomine Bodincomagum, ubi praecipua altitudo incipit. » Histoire naturelle^ liv. III, ch ao de Tédition Nisard. — Jean Bodin a laissé de côté le nom du fleuve : « Le Pô; » et le
)tW^omxotîâ : Sinus item Magnus interioris « Boding appellatur in eâdem significaiione cl populi Bodini
■ qui Pannoniœ Meiropolîm incoluni. Propria quidecn ei •I gentîlia ejus appdiationis nomina lenemus. (Sunt coim « ejus in Gallià nominis propèlntiniii) significatioacm non • tenemus, scd latino verbo utimur. Ex eà tamen conjectura « consec|ui possums à veicribus Celiis ad Germanos h«
■ nomina cum origine populorum migrasse « '.
Ce nom nous vîeni donc des Celles, peuples gaulais, ci signifie, dans sa racine, un fond, un vallon, une vallée, et les habitans de semblables lerrîioires se nommoicnt Bodins.
Au haut de la page 1 1 3 du manuscrii, 0(1 se termine le texte de cette remarque, Dom Bodin a ajouté ;
* Note extraite de Phisioire de la ville de Rouen par F, Faria prêtre, prieur de Notre Dame du Va!, en 1668, 1" psrtîe, page i33, in. 12. ■
Noms et surnoms des nobles et noblement tenans en tant qu'il jr en a de résidens ou demeurans dans la ville de Roiien : cette montre fut tenue le 3 jour de juillet, 14^6, par Pierre Rolin lieutenant général du baillj' de Roiien, et commissaire du Roy en cette partie. [Charles 8).
On lit : » Raoul BodIn, sieur de Gravcron ^ ■
nouveau nom de la ville ■ Induitria. ■ L'édiicur, M. Littré, a tais en note ; ■ Bodincui; on croit y retrouver le moi français bout. Ai mité, de sorte que inc, compIËicmenl inconnu, «ignilierati lait anpprochiJ aussi le mot aile mnnd Bodeh, J^nrf, toi; compareier bas latin podium, en vieux franfais /ru j, qui iignitie montagne et auMi , chose sur laquelle on s'appuie. ■> — La cilalion de notre auteur sa rélpnologie du mot • Bodin ■ est tout A fait étrangère à VlIiMloire à Ncu/châul. Flic parait ?ue au désir de se donner, par le rappel ds I nom de Pline, une cfldbritj relative, U faut lui |>ardonner ce petit n vcment de vanité asser innocent, ne fût-ce qu'en souvenir du m<ril« J réel de son homonyme, maïs non son ancêtre.
■ Il n'y a de Pline que U ligne objet de U nmirque d-ile*MM : rcMe e«t de Jean BoJin.
* Ce Doin se trouve à U p*g£ i3ï de celle Hutoirt de Rtmr».
(Se rapporte à la page i23.)
III* REMARQUE suF la prétention qu^auroient pu objecter Tabbé et les relligieux de Beaubec sur la Maladrerie de Saint'Jean^ pour une pièce de terre mentionnée dans Taveu suivant^ rendu à ladite abbaye, en Tan 1257, par frère Martin, et frère Roger, tous deux proviseurs de ladite maladrerie, au nom de la communauté des frères et de celle des sœurs qui desservoient ensemble cet hôpital.
« Universis présentes litteras inspecturis frater Martinus et firater Rogerus provisores domûs leprosorias de Novo Castro, et omnes ejusdem loci fraires et sorores, salutem in Domino.
« NovBRrris quod nos debeamus Abbati et Monachis Belli-Becci duos solidos turonenses annui redditûs pro una pechiâ terrae de feodo ipsorum, quam Radulphus dericus de Neuvillâ homo eorum vendidit nobis, sitam in valle putei >, habendos et recipiendos de nobis et succèssoribus nostris annuatim de cstero in festo sancti Remigii. In cujus rei firmitatem et testimonium praesentibus litteris sigillum nostri conventûs assensu apposuimus. « AcTUM anno' Domini millesimo ducentesimo quinquagesimo septimo, in crastino Beatas Mariœ Magdalenae. Vale in Domino » 1257.
Par la teneur de cet aveu, il paroitroit que la pièce de terre qui y est énoncée située au Val Puit ', lieu qui ne nous est pas connu ', seroit assez considérable vue la rede-
( A la marge, on lit : « La Vallée ou le Val du Puits. » Ce n'est ni Tun ni l'autre, comme il va être dit.
a « A moins que ce ne soit le lieu dit La Vallée, paroisse de Nesles ou de Neuville. » Addition marginale.
} Cette ignorance provient de ce que les mots • Vallis putei » traduisent « Puisenval i» ou « Pusenval » (Puits en Val), arrondissement de
vancc de deux sols tourndis qui dans ce lemps lu faisoient une somme assez fonepwur une inféodailon. Par conséquent l'objet de la préiention qu'auroîent pu former les Abbé « Religieux de Beaubcc auroii pu être de quelque prix. *
On ajoutera ù celte remarque, par occasion, que le mot latin clericus ', lorsqu'il est joint à un nom de lieu qui désigne un litre, signifie un titulaire. Ainsy cette pièce de terre avoit été vendue à cette maladrerie par un curé de Neuville.
En voicy un autre exemple sur la 6n tragique d'uo autn>j curé de Neuville, oli le nom de cette paroisse est tout à £a^ latinisé.
a Mekoriâ de Rogero clerico de Nova villa qui fui
■ suspensus în terra de Cantecoc ' propè la Fresnée y
■ Ou/^iVféresannomillesimoirecentesimodecimoseptimo»! Comme cecy n'est tiré que d'un répertoire général dn
toutes les chartes de l'abbaye de Beaubec, où l'on meiioît e abrégé leur teneur, on ne peut dire icy le sujet de cette pen-^ daison. Il est cependant sijr que ce fui par sentence i bailly vîcomial, juge civil ci criminel de la haute justice de la paroisse de Saint Saire, appartenant il l'abbaye de Beaubec et oU elle a sa baronnie de Camecoc. Cette chane , étoii le mémoire de sa condamnation, ob étoil expliqué a: long son proceds : et c'est ce que signifie icy, suivant le stiU
Neufchâld, canton d« Londinjiret, à i S kilomiire» nord de Neufcbttd. — Les ancien» litres l'appelaient : ■< Pusuavat ■ et le» reginres de l'archertché : ■ De Puiei» in valle. »
■ La jutteMe de cette remarque est bien prouva par le teste du gtttrttm visitationum d'Eudc Rigaud, où ce mol revient a
' •! Caniefoq, • aulnurd'hui un hameau de la commune de Saini Sairv. à 4 kilomitres S.-E. de Neufchlid, ■ La Houpilière ■ est pnrUe comme prieure sur la cane du Cassini; pris de là, • La Fresnée ■ (Lx Fresnayc ci-ap[^), est un autre prieuré.
Itd.
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du barreau de ce temps, le mot Iai[n memoria. Comme pour copie, on disait coppia. Et ainsi des autres.
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IV' RGKAHQUE sur Phôpital de Gaillefontainc.
Cet hôpital apparteDoii à l 'abbaye de fiival ei fut fondé en [349, le 7 septembre, parMahaud de Saint Paul, comtesse de Valois et dame de GaiUefontaine, sous le nom de Sainte Trinité. 11 y avoît, en 1459, unechapclleen litre, à laquelle les religieuses de Bival présentoient dÈs lors, par le droit de donation de cet hôpital à elles faite par Charles V, Roy de France, en iSôg. Elles y présentèrent, en t 570 et 1607, quoy qu'un religieux de Beaubec ' Peut obtenu, en cour de Rome >, sur l'exposé que cVtoit un bénéfice de l'ordre de Qteaus.
li paroil,par une présentation faite, le 1 g février iSjÔ, par devant les gardes du scel des obligations de Gournay, que ce bénéfice a toujours été en Utige.
Par cet acte, dame Claude Doullé ', abesse de Bival, étant alors au prieuré de Saint Aubin près Gournay, pourvut de cetie chapelle vacante, par la mon de feu M' Jean Saunier *, frère Elienne De la Mothe, prêtre religieux profés en l'Hôiel- Dieu de Neufchàtel, lequel, selon cet acte, y auroit déjà été
■ • Nommé D. Adrien Bud, natif de In paroisse de Criquiers, hameau des Aulieux. •Addition marginale.
1 ■ Par une Gcntence des ReqtifteB du Palais de RoOen, du t7 mars ibg-y, M- Jehan Lebrasseur, prftre, chapelain en l'église cathédrale de N.-D. de Rouen, prieur de La Frenayo ei de Sainlc-Triniié de G uaille fontaine, obtint un mandement d'arrêl contre les défcns dudit prieuré. ■ Addition marginale.
I Ce nom de fiimiUe se trouve dan» le Mémoire de Miton. Vqir Index, p. »54.
A ■ Saonnicr, » dans Miion, Index, p. 266, pourrait bien être, d'aprts cela, pour « Saunier. "
— i2ri —
pourvu par le seigneur Révérendim me cardinal de Bourbon, archevesque de RoQen, en Pabsence de la dame, qui dédaft que, « quelque consentement qu^elle ait passé et donné eo « faisant autre donation cy devant à Messire Edenoc « Pryelle du bénéfice et Hôtel Dieu, par sœur Jeanne de « Ricarville, religieuse du tiers ordre de Saint François idx « sœurs grises de Neufchâtel, que tel assentiment ne pniae c préjudicier au dit De la Mothe donataire, pour amim « qu^elle a toujours entendu et entend s'en relever, ooflioe « tel consentement de donation ainsy preste par ledit « Doullé', à la d« Ricarville, luj ayant été £ût fiûie fu « force et menaces, voire durant le temps qu'elle étoit dte- «I nue prisonnière en la d^ abbaye par la suscitation et menée « tant de la de Ricarville que ses frères gentilshommes et «t autres confédérés à la d« de Ricarville. >
Elle promet aussy aider le nouveau bénéficier d'un anest de la cour de parlement de RoQen« le tout sous les réserves qu'il ne pourra permuter ny résigner, sans son con8eDt^ ment.
(Se rapporte à la page 3.)