‹ Histoire civile, physique et morale de Paris. Par J.- A. Dulaure (volume 2)Chapitre 11 sur 21 · HAUTEURS DE QUELQUES EDIFICES · texte numérisé non relu

HAUTEURS DE QUELQUES EDIFICES

La flèche des InyalidesL

Le sommet du Panthéon

Balustrade de la tour de l'ïotre-Dame. . . .

Colonne de la place Vendôme

Plate-forme de l'Observatoire

Au-dessus du payé.

mètreSé

io5

TEivfpÉRATUKE DE l'air à PARIS. Depuis quc le courant d'air qui règne ordinairement sur le lit de la Seine n'est plus obstrué par des maisons autrefois bâties sur les, ponts; depuis que Télargissement de certaines rues ,

la démolition de certains édifices ont éclairé, assaini des quartiers obscurs et humides^ depuis qu^un plus grand nombre de fontaines renouvelle Teau des ruisseaux dans un plus grand nombre de rues^ depuis qu'on n'enterre plus dans les églises, et que les cimetières sont placés hors de Paris *, depuis , enfin , qu'il existe une commission de salu<brité. dans celte ville , on y respire un air aussi pur que. dans la plupart des autres capitales de France.-

Les collines què| au nord de Paris , s'élèvent à une plus grande hauteur que celles du sud , abritent cette ville contre les vents froids , laissent un accès plus facile à ceux du midi , et lui procurent une température assez douce pour sa latitude*

Il s'est écoule environ quinze cents ans , sans que le climat de Paris ait éprouvé de changemens notables. Le César Julien , qui en l'an 356 passa un de ses quartiers d'hiver dans cette ville, dit que le froid y était plus rigoureux qu'à l'ordinaire, parce que la Seine chariait des glaçons qui , réunis et consolidés , formaient ijin pont sur cette ri-

68 HISSOnR SE BIAIS.

Yière« Aujourd'hui ^ lorsque4e froid prodan le même e£fet, nous disona pai^eillemeat qu^îl est plus rigoureu^K qu'à l'ordiA&ire. Ainsi, le même degré de froid étant, «tu quatrième comme au 4i^*neuyiëme siècle , exprimé en termes équir^lens , on peut en conclure que la température d'une de te& époques différait peu de celle de l'autre, et qu'à eet égard il ne s'est opéré dans le climat aucune altération sensible.

Les plus grands froids qu'on ait éprouvas dans cette ville ont faîl^escendre la liqueur dans le thermomètre à i8 degrés environ : les plus grandes chaleurs l'ont faât monter jusqu'à 'i*k.

La température moyenne d'une année, ob* servée à Paris depuis i8o3 jusques et y cumpris 1818, offre annuellement des difl&ences. En 18 16, année extraordinairement pluvieuse, elle était de 9 degrés 3 minutes, et en 181 1 de II degrés 5 minutés. Il résulte de seize années d'observations que la température moyenne de Paris est, pour une année commune, de 10 degrés 6 minutes.

sTkrtarÈiQxm pstsiqitx. 69

Lîi iéiiipëraWfe mùyttait des hivers en de 3 degrés ^ mincîtes , et cette des étés , de tB degrés t imimte au ^dessus de zéro.

Voici ce que l'histoire et les observations météorologiques fournissent sur les hivers les plus remarquables. Ils furent trè^rigoureuxdans les années ^63, 801, 1067^ 121O7 i3o5, 13549 i358, i36i, 1364? t4o8, 14^20, 1460, 14^0, •49'^9 î5o7, iSaa, 1600, 1608, i638 , 1667, i663, 1670,. 1677. Mais dans ces temps passés on manquait de moyens pour déterminer le degré de froid. L'usage da thei'momètre a permis dans la suite de faire des observations certaines. Voici à quel degré , au-dessous de zéro , le mercure est descendu à Paris dans les hivers les plus rigotireux des dix-huitième et dix-neuvième siecies «

'J% ^lêTOlXE DE PAKIS.

Page 1