‹ Histoire civile, physique et morale de Paris. Par J.- A. Dulaure (volume 2)Chapitre 9 sur 21 · BANCS · texte numérisé non relu

BANCS

ITÀTURE DBS BAlTCS.

IJ

Terre végétale et argilo-sablease , sable quartzeux

Marnes gypseuses-coquillières. . . .

Marnes siliceuses spathiques sans coquilles

Marnes calcaires à coquilles marines

Pierres calcaires marines à coquilles

Glaise ou argile plastique

Craie, chaux carDonatée crayeuse , de formation marine. ........

Épaisseur totale.

éPAISSBUE

des

BÀKCS.

metrcB.

i6,oo io,5o

4o,oo

79>oo

au dépôt des ossemens : on a publié aussi celui des souterrains de l'Observatoire et de ses environs; mais on ji'a jamais rendu public le plan de l'ensemble de ces iomienses excavations. Ce plan existe dans les bureaux de l'administration des carrières; sa publicité serait d'un grand intérêt.

Qq ignore TenUère épaisseur de ce der-* nier Lanc , qui n'a été reconnu que jusqu'à la profondeur de 4o mètres (i).

Il résulte de ce tableau que la plus grande profondeur connue de ces souterrains est, à partir de la surface du sol , de 79 mètres ou ^43 pieds ', que les bancs , qui sont de formation marine , et attestent la présence des eaux de la mer^ commencent ici à se signaler à 4 mètres 45 centimètres au-dessous de la surface de la terre ^ que les bancs composés de produits maritimes ont ensemble une épaisseur de 24 mètres 5o centimètres (ou 76 pieds 10 pouces) ; qu'après un espace de lo mètres et demi d'épaisseur, on retrouve encore plus profondément des bancs chargés des productions de la mer, et qui attestent qu'ici ses eaux ont , une seconde fois et à des temps bien plus reculés que la première , couvert ces parages (2).

Si aux notions qu'offrent les profondeurs

(i) Description des Catacombes, par M. Héricart de Thurv.

(2) Essai sur la Géographie minéralogique des ewvirons de Paris , par MM. Guvier et Brongoiart , p. 357.

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des catacombes on ajoute celles que fournissent les couches supérieures de la butte Montmartre , couches de formation marine , il résult^'a qu'à trois époques , séparées ea-^ tre elles par des milliers de siècles , FOcéan a successivement inondé cette partie du globe. C'est une vérité que le» géologues. da siècle dernier ont commencé à* découvriv^ Ainsi la terre conserve daus' ses entrailles la moins suspecte et la plus ancdenne chronique du monde.

De ces notions incontestables qui démentant les traditions vulgairement Teçues , et de ce qu'on n'a découvert dams ses fouilles aucune trace de squelette humain, îl-rë-^ suite que les plus anciens habitans du sol parisien furent des poissons, des oiseaux^ des reptiles, des quadrupèdes et< non des hommes.

Hauteurs de différehs POurrsnsPiAissT tiE SBS ENviRoss. Le point zém de l'échelle tracée sur une pile du pont de la Tournelle, point qui s'élève au-dessus du niveau de l'Dcéan de 33 mètres, est la base d'où Ton est parti pour h laesure de ce^. h«uteiws«. ,

STATBTIQVC YBraQUE.

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