lêftôim m fiÊtii
Ainsi lei dépôts sncééséiftfqài ont fàeHAé ces buttes €fti montîéttlês , le etens^aàètiXàe^B fôA^s , réiévaition des ï'éittpârtô àétrièfé le^ iftnriiiUëfs , sotit lëé causes ^incipales de^ hiégieKlitës què ^rétféttté le foiid du hkséin de là Seine à Paris.
. MfMÉRÂLOôilB DIS P JÈillS «T DE SIÎS BHlriKdlirs .
Âptès avoir décrit la sar£îee du sol, je dois parler des substances qui le composent , me iMMUer aux résultats, et ne ptis étendre dette description aUrdetà d^un mpiamètre de rig^on , à pai'tir du eenu>ê de dette viUe. « La eontrée dans laquelio cétfe capitale )i est ûmé^ est peut-être Tune des plus » remarquables qui aient enftore été oï^et*yf vées, par la suceesrion des divers ter^ » tfdbs qui la composent ^ et par les- reétes 3^ e^raordinaires d'organisation ancienne » qu'elle^ recèle* Des milliers de coquil^ » Ifliges marins > avec lesquels alternent ré^ i> gi|lièl*emeQt des coquillages d^eau douce , » en font la masse principale ; des^ ossemens » d'anhnanx'terrestrès entièrement incon^- » nus,, même par leur genre, en rem- » plissait certaUes parties. D'autres opse^
» itnens* è'es|>èetô €x>iisidérskbles par- leiur » {Pondeur, et dont nous ne trouvoas quel*- » qnes congénères que dfms des pays Ibit » âoignës, sont épars dans le» couche» les 1 plus superficielles ; un caractère très- 1» marcjné d'une grande irruption venue du n sadr«st est empreint dan» les iormes des » caps, et les directions des collines prin^ » cipales : en un mot, il n'est point de « cmton plus capable de nous instruire sur » le» dernières révolutions qui ont terminé 9 la formation de nos continens (i)% )»
Oest ainsi que débutent deux savans minéralogistes, dans uHr ouvrage dont je vais ei^traire qtielques parties : je ne peux puiser dans une meilleure source. Voici G<»mne ils décrivent la composition des collines qui se trouvent i la droite de la Seine :
« La longue colline qui s'étend de No* • gent-sur*]Mbme àBelIeville.... appartient » entièrement à la formation gypseuse ; eUe » est recouverte vers son milieu de sables s rouges y argile - ferrugineux , sans co»
(i) Essai sur là Céographie minéralogiqûe des environs de Paris » par MM. Cayier etBronçniart, p. 1.
46 HISTOIRE DE PÀHIS.
» quilles , surmontés de couches de sables
■» agglutinés, ou même de grè^ renfermant
» un grand nombre d'empreintes de co-
V quilles marines analogues à celles de Gri-
» gnon. Cette disposition est surtout re-
)» marquable dans les environs de Belleville
» et au sud*est de Romainville \ le grès
» marin y forme une couche qui a plus de
» 4 mètres d'épaisseur.
» Cette colline renferme un grand nom-
» bre de carrières qui présentent peu de
» différence dans la disposition et la nature
)» de leurs bancs.
» L'escarpement du cap, qui s'avance
» entre Montreuil.et Bagnolet, n'est pris
yè que dans les glaises \ les bancs de plâtre
» de la première masse s'enfonçant sous le
» niveau de la partie adjacente de la plaine,
» qui, dans cet endroit, est un peu relevée
» vers la colline , et qui s'abaisse vers le
» bois de Vincennes. Les marnes qui re-
» couvrent la première masse ont une épais-
» seur de 17 mètres \ la marne verte qUi en
» fait partie a environ 4 mètres. On y
)» compte quatre lits de sulfate de stroi^
ï> tiane 5 on voit un cinquième lit de ce sel jè pierreux dans les marnes d'un blanc jau- » nàtre qui sont au-dessous des vertes 5 et , » peu après ce cinquième lit, se rencontre » la petite couche de cythérées 5 elles sont » ici plus rares qu'ailleurs , et mêlées de 9 petites coquilles à spire , qui paraissent m appartenir au genre spirorbe. Les autres n bancs de marne ne présentent d'ailleurs » rien de remarquable ^ la première masse » a 9 à 10 mètres d'épaisseur.
» En suivant la pente méridionale de la » colline dont nous nous occupons , on n trouve les carrières de Ménilmontant , » câèbres par les cristaux de sélénites que » renferment les marnes vertes , et par les » silex méniiites des marnes argileuses » feuilletées. Ces silex se trouvent à envi- » ron 4 décimètres au-dessus de la seconde » masse , par conséquent entre la première » et la seconde (i).
(i) Les carrières àplatredeMéoilmontaiit, exploitées sans précaution , éprouvèrent au mois de juillet 1778 un Taste éboulement : sept personnes qui en parcouraient riotérieur y perdirent la vie. ^
48 HISTOIEE DE PARi9«
i> Enfin , à Fextrémité occidentale* de )»- cette colline sont le& carrières de la batte » Chaumont* »
a .... Comme c'est dans la colline d^e » Belleville que les marnes d'eau doUce 1» renferment le plus de coquilles , nous )> nous arrêterons un instant sur leur des- » cription.
» La butte Chaumont , qui est le cap » occidental de la colline de Belleville , » n'est point assez élevée pour oârir les n bancs d'hiutres , de sables argileux ^ et » de grès marins qu^on observe à Mont- » jnartre. Nous avons dit qu'on trouvait le » grès marin près de Romain ville; nous ne « contiaissons les huîtres que dans la partie » de la colline qui est la plus voisine de » Pantin, presque en face de l'ancienne n seigneurie de ce village \ on les trouve a » 6 à 7 mètres au-dessous du sable, et ixa » peu au-dessus des marnes vertes, c'est )» leur position ordinaire. )>
Ces auteurs décrivent ensuite les divers lits oubsncs qui forment la butte Chaumont, bancs de marne blanche d'eau douce, dont
STATISTIQVB PHYSIQUE. 4g
TcaiseiAble^ <kns deux carrières visitées, a 30 â a5 décimètres d^épaisseur. Ces deux earrières sont celles de Pantin et de la butte Gbaumont , derrière le combat du Taureau (i). Ils parlent ensuite de la plaine de Pantm dont le fond présente des t^incs de gjiipse) bancs ondulés et en désordre par fefiet des sources noxobreuses qui les ont BÛnés en dessous; enfin, ils décrivent la formation de la montagne de Montmartre.
Cettte montagne sie compose de cioucbds «nalagues et desubstanees pareilles^ a peu près^ auvcouicfaes et substances de la chaiad de coltines docnt elle fait partie. En décv^ fatt avec détail cette butte , ou aura une idée suffisante de» autre» collines»
La partie: suipéirîeure de A^Eontolartre présente un banc de sables et 4e grès quartzeut , contenant des coquilles marines dont oft a
(i) L'exploitation de ces carrières à plâtre remonte à une époque très-ancienne. Hf. Girard, dans son ou'vrage îtAtaki Recherchée sur'let ^aux de Parw, dit qu'en trascaUJant à l'a^educ de ceinture du canal 4e l'Ourcq, OD a découvert les traces de ces exploitations , et qu'elles forent commencées par les bancs inférîeui's des cotedttx d6> Ballè^^e et de SifoatiHârttie.
5o HISTOIRE DE PARIS.
reconnu quatorze espèces, et un banc de sable argileux. L'épaisseur de ces deuic bancs , mesurée depuis la porte du cimetière jusqu'à leur extrémité inférieure, est de 28 à 3o mètres.
Au-dessous sont des bancs de marne calcaire et de marne argileuse de diverse^ouleurs. Les premiers contiennent un grand nombre de petites huitres. Le sixième banc de marne calcaire renferme des coquiUes éChuîtres diflFérentes des précédentes par leur dimension •, quelques-unes ont jusqu'à un décimètre dans leur longueur. On a trouvé dans ce banc des débris de crabes et de balanes. Les autres bancs contiennent des coquilles marines de diverses espèces. '.
Après divers bancs, dont le nombre s'élève à trente-denx , et dont l'épaisseur de leur ensemble est d'environ 2 3 mètres , se trouve la première masse de gypse mai:neux entremêlée de couches de marne calcaire. C'est dans une de ces couches qu'on a trouvé un tronc de palmier i' d'un Volume* cotiisidérable, pétrifié en silex.
Cette masse gypseuse , dont la partie ixkr
STATISTIQUE PHYSIQUE. 5l
férieure est exploitée par les plâtriers, a i5 à ao mètres d'épaisseur. Si on y joint les bancs marneux et argileux qui la précèdent , l'épaisseur sera de ^^ mètres : si de plus on ajoute les deux bancs de sables qui occupent la partie supérieure de la butte , on aura une épaisseur totale de ^ i mètres.
La seconde masse gypseuse se compose de trente bancs de gypse et de marne calcaire de diverses espèces. Le huitième est formé d'une marne argileuse verdâtre, qui se vend à Paris sous le nom de pierre à détacher. Cette seconde masse a environ lo mètres d'épaisseur , ne contient , ainsi que la première , aucune trace du séjour des eaux maritimes, et n'offre que des productions d'eau douce.
La troisième masse gypseuse, divisée en trente et un bancs, présente, à son dixhuitième banc, le témoignage authentique de la présence des eaux de la mer dans ces parages à une époque bien plus reculée que celle dent on a parlé. Ce banc de marne calcaire jaunâtre renferme un grand nombre de coquilles , ou plutôt d'empreintes de
5a HISTOIRE DE PARIS.
coquilles dcmt on a reeonnuquinzeespèce^*; de plas, des oursins de plusieurs dimexi.— sions, des débris de crabes , des dents de s(juales, des arêtes de poissoa^ et des pair— ties assez considérables d'un polypier ra.— meux , toutes productions maritimes. Cette, troisième masse a lo à 12 mètres d'épaisseur.
Elle se termine par une couclie de craie argileuse , épaisse de 8 à 9 mètres , qui , à sa partie supérieure , oflfre des empreintes de divers coquillages et des espèces de crustacés roux.
 la suite de la butte Montmartre , la chaine des collines calcaires se continue en s'abaissant jusqu'à Passy. Une petite bande calcaire borde la Seine à l'ouest , et parait s'enfoncer sous le terrain de transport ancien qui forme le sol du bois de Boulogne et de la plaine des Sablons : a Car, ^1 » creusant dans cette dernière, près de la » porte Maillot, on trouve au-dessous d'une )) couche de sable mêlée de cailloux roulés, » et qui a environ 4 mètres d'épaisseur ,. les » premières couches de la formation cal«-
STATISTIQUE PSVM^E. 53
v caivCj eskTSiciéTisées par des lits de marne B calcaire blanche renfermant de petits « cristaux de quartz et de calcaire spa- » tkique. »
Au point le plus élevé de la route ou avenue de Neuilly, e'est-à-dire à la butte de V Étoile^ on a creusé jusqu'à 8 mètres ^ur asaedr les fondations^ de Tare de .triomphe, et on a reconnu douze coudies de calcaire, de marne , de sables caractérisés diversement.
A Passy, on voit les banes calcaires dans leur plus grande épaisseur*, ils présentent des masses de 13 à 1 3 mètres. Ces bancs se continuent au-'delà d'Âi&ieinl (i).
Passons à la twe gauche de lu Seime et »a sud de Pari«. Le plateau qui domine cette rive est im des mteiix connus : « Il » fournit , disent les savans déjà cités y le • plus grand nombre des pierres employées V dans les construetions de Paris*, il est
(i) Prés de Pasâj et de la mè FraecUia , à Pandroit oommé la montagne des Bons-Hommes, on a découvert un grand^nombre de vis marines dont la hauteur était de près de 8 pouces et b largeur moyenne de 3 â 4 ponces.
54 Hl^OIAE DE PARIS.
» percé de carrières dans une multitude de » points,. el l'on peut aisément déterminer » ses limites j il comprend la partie mérî- » dionale de Paris, et s'étend de l'est à » l'oueàt, depuis Choîsy jusqu'à Meudon. » La rivière de Bièvire le sépare en deux » parties ; celle de l'est comprend la plaine *» d'Ivry, et celle de l'ouest la plaine de » Montrouge et les collines de Meudon.
» Le plateau de la plaine d'Ivry se pro- » longe au nord dans Paris , jusqu'à l'ex- )) trémité orientale de la rue de .Poli- » veau. »
Le plateau de Montrouge , séparé du précédent par le vallon 'qu'a creusé le cours de la rivière de Bièvre , s'avance dans la partie méridionale de Paris ^ et ses bancs forment une ligne qui passe sous l'extrémité méridionale dii Muséum d* histoire naturelle^ et suit les rues Saint- Victor , des Noyers , des Mathurins , de l'Ecole-de-Médecine , des Quatre-Vents, de Saint-Sulpice, da Vieux- Colombier et de Sèvres, jusqu'à Vaugirard. Sur cette limite , les bancs calcaires marins n'ont plus auciuie solidité : ils sont minces,
friables et marneux. C'est sous cette partie de la YÎUe que sont creusées ces fameuses carrières dont je parlerai bientôt, qui ont long-temps mis en danger la solidité des édifices que leur ciel supporte.
. Après une masse de 3 mètres d^épaisseur , composée de dix-huit lits de marne calcaire et argileuse, on trouve, dans les carrières situées entre Vaugirard et Mont-^ rouge, des bancs considérables de formation marine abondant en coquilles de diverses espèces. Entre deux de ces bancs se voit une couche de calcaire marneux , qui présente de nombreuses empreintes de feuilles.' Cette couche de feuilles est très-mince et très-remarquable , se trouvant placée entre des bancs de calcaire marin. La même singularité existe dans les carrières de Clamart.
Il faudrait suivre MM. Cuvier et Btchi- ^art dans leurs descriptions des carrières de Gentilly, de Montrouge, de Vaugirard et de Meudon , pour donner une idée complète de la formation du sol de cette partie méridionale-, mais je sortirais des bornes
que je t»e sufe prescrites. Je dois dire, pour jtistîfier ma concision , que les couches de ce sol diffèrent fort peu, dans leur ordrfe et parleur nature , de celles qui composent le sol de la partie septentrionale de Paris^ B^ailleurs , en décrivant une partie des carrières qu'on a destinées auit catacombe^s, j'offrirai le tableau de ces couches. Je dois donner ici , non le système complet du m\ de Paris , mais ce que les observations faites daiis les fouilles ont offert de plus saillant et de plus digne de reôiarque.
Les carrières à plâtre des environs êe Paris recèlent aussi , dams des profondeuï'fe qui soïit au-dessous des couches maritimes , des témoignages ineon^testables de Pexistenee d'un sol habité très-anciennement par des quadrupèdes de diverses espèces, par des reptiles , des oiseaux et des poisso&s dVïtu douce. .
M» Cuvîer , en rassemblant avec un a*t c^dhiit^ble leurs essemens épars, en leur appliquait des noms , en reproduisant leurs foimes , a étendu le domaine des sciences naturelles , et en quelque sorte rendu à ces
STATlSrTQIJE PHYSIQUE. Sj
«limaux une existence B^uvelle. En voici la notice /d'après cet habile riaturaliste.
Le palœoikerium. On a découvert dan»
les carrières des environs de Fans cinq espèces de ce ^and qnadinipède.
I». Le palœotherium magnum. Il a les proportions d^un tapir qui serait grand comme un cheval. Deux sq[i]!elettes de cette espèce furent découverts dans les carrières de Montmartre.
2^. Le palœoiheriam. crassum. Cette esi^ pèce ressemble beaucoup plus au tapir que la précédente : elle en a la grandeur. Sa stature était celle d'tm porc, elle avait les pieds larges et courts.
y* Le palœotherium médium. Il avait aussi la forme d'un tapir ; plus haut sur ses jambes , ses pieds étaient aussi plus longs et phis délies. Sa stature approchait de celle du cochon ordinaire.
4". I^epiilœotlieriutn minus* lue squelette de cette espèce a été trouvé presque entier dans les carrières de Pantin i il devait .être plus petit qu'un mouton , et avait les jambes grêles et légères.
5*. Le palœothenwn curtwn avait des jambes courtes et grossesé
Un autre genre de quadrupède , égale- • ment trouvé dans les carrières à plaire des qpvirons de Paris , est nommé par M. Cuvier anoplolherium ; il en a été découvert
cinq espèces*
1®. U anoplolherium commune. Les individus de cette espèce avaient la stature d'un âne ou d'un petit cheval , et une queue remarquable par sa longueur et son épaisseur; leur coi^s était allongé comme celui d'aune loutre avec laquelle il avait une grande ressemblance. Ils devaient , comme elle , être nageurs , herbivores et couverts d'un poil lisse. On découvrit à Montmartre les principales parties d'un sqjielette , et à Antony une tête de celte espèce.
^•. i^anoplolhertum secundarium. Semblable à l'espèce précédente , sa stature était celle d'un cochon. On n'a trouvé de cette espèce que des dents molaires et l'os appelé tibia. 0
3*. XÀ'anoplotherium medimn devait pré* senter des formes sveltes , élégantes , et
STATISTIQUE .PHTSIQUE. Sg
avwr la grandeur et la légèreté de la gazelle
oa du chevreuil.
4^* îj^anoplotherium minus n'était pas plus
gros qu'un lièvre, et paraissait en avoir les formes.
5*. Uanoplotherium minimum. Sa structure était encore plus petite. On n'a découvert qu'une mâchoire de cette espèce.
Ces carrières ont aussi offert tout ou partie de la mâchoire 'et une dent molaire de quadrupèdes d'un genre intermédiaire entre les chiens , les mangoustes et les genestes ] une portion du pied de devant d'un animal carnassier \ le squelette presque entier d'un petit quadrupède du genre des sarigues , animal qui vit en Amérique. « Il y a donc » dans nos carrières , dit M. Cuvier , des » osseifiens d un animal dont le genre est » aujourd'hui exclusivement propre à l'A- » mérique. »
On trouve aussi dans ces carrières des ossemens fossiles d'oiseaux ; et celles de Montpartre ont fourni à M. Cuvier le squelette d'un oiseau , le plus complet de tous ceux qu'il a découverts.
(So HlSmiHi: HE PJAIS*
On a anssi déterré dans le même Heu des ossemens de tortues , de reptiles , de poie* sons d'eau douée, tels que broebets et truites, et le squelette d'un spare très-bien déterminé (i).
. Je termine cette esquisse minéralogique du sol àe Paris par quelques détails sur les carrières ou excavations qui eidstent . sous une partie des quartiers méridionaux de cette ville. * •
Une vaste superficie de Paris , qui s'étend du sud au nord, depuis les carrières de Gentilly, Montsouris et Montrouge, jusqu'aux mes de l'Ecoie-de-Médecin^ , du Viewx-Colombier , etc. ; et de l'est à l'ouest, depuis le Muséimi dliistoire naturelle jus*^ qu'à la barrière de Vaugirard, repose sur le vide d'immenses carrières : c'est sUr leurs abîmes profonds que sont suspendus les quartiers et les grands édifices , inconsidé*rément construits aux dépens de leur base naturelle.
(i) Recherches sur les Ossemens foesiles des (pUBdrupèdes , par M. Gavier, tome III, contenant les os fos* sites des environs de Paris , et notamment le septième mémoire on résumé.
STATISTIQUE PHYSIQUE. 6l
Ces excavations, qui accusent d'indifférence ou d'impéritie ceux qui gonyernaient la yille , firent naître plusieurs accidens. Des terrains s'enfonçaient , des maisons s'é^ croulaient^ les habitans effrayés recourue i-ent à plusieurs reprises à l'autorité qui, enfin réveillée, se détermina en 1777 à créer nue compagnie d'ingénieurs , sous le nom i' administration générale des carrières\, spécialement chargée de réparer les fautes du passé, de consolîdier, par toutes les constructions nécessaine», les- plafonds de ces souterrains.
Les parties les plus connnes de ces carrières sont celles qu'on nomiae Casses de VObsen^aloire et les Catacombes^ Les premières reçurent ce nom , parce qu'on y des^* cend par un escalier de cet édifice *, les secondes, parce qu'en 1785* elles furent (testînées à receler les ossemens humains^de divers. dùcnetières de Pari&. J'en parlerai en 9ê&lieu(i)^
(i) Noyez \m. Description det Cataoombûs d^. PurU^ pabJléci «n iSi5 , par M» lUrkait de Tbi«ry; Qetu^^ nieur a donné le plan des galeries souterramcA deatmé^s
6a HISTOIRE DE PÀKIS.
Joignons ici', aux notions déjà fournies sur la minéralogie du sol de Paris , un tableau des diverses couches de terrain qu'où a observées dans ces profondes carrières : il complétera la notice minéralogique de cette Tille.