II. a
aàtiiet ce{>éiidant dés ▼érités iDeontestables(i). t
oc Or^ il y a deux sortes de ventes : Pune rende dans les choses , Tautre dans le langage; la première est l'existence ^ là réalité; la seconde €sx la conformité de l'expression avec ce qui est réellement. Or, comme nous avons dbtiogné dans r^me les sens, rintelligence et les appctîts, il y aura aussi trois critérium qui leur correspondent (3). n
Epîcurc avait rédigé sa logîqne en règles, ou eariùhSf qui, dans la perle de ses autres écrits, nous ont été beurcusement conservés^ Ils sont au nombre de qualorec ; parcourons-les rapidement.
La première espèce de canons , qui concerne la vérité des choses^ a pour objet les Cnte-- Yiufh àes sens.
« Premier canon : tes seris ne trompent ja- /*îi2/*y toute sensation, toute perccplîou d'imasc oti d'apparence est Vraie. Car , la sensalion t<\ ïôute passive ; elle ne renferme aucun raisonnement. La sensation sert à vérifier tous nos jngemens; elle en est donc la base,- il n'est rien qui puisse la contrôler elle-même. En dclrui*
(i) Ibid. , introduction'générate* (a) Ibid.^ r* partie, ch. i.
( *35 ) §mi la cerUtad« des aens^ on ferait disparaître toute coanaissanoe Ic^gitime des choses , toute iostruction réelle ^ et par là même tout luolif raisonnable d'agir. Enfin , les fonctions des sens sont dans Tordre de la nature ; les impressions qu'ils reçoivent ne 'sont que les effeis produits par les causes qui agissent sur eux. 7> Voici la première démonstration en &veur du témoignage des- sons que Thistoire de la* philosophie Doas ait conservée.
<x Deuxième canon : la vérité ou lafau^eié ne tombent que sur ropinion qui se joint à la sensation reçue, d Epicure a jiKllclcnsement distingue la sensation elle-même et le jugement parlequel elle est rapportée à son objet. 11 prend pour exemple celle qui nous fait croire, par exemple^ à l'existence d'une tour^ lorsque notre œil reçoit la figure qu'elle produit. c( Nous ne nous trompons point en tant que nous avons la sensation de cette figure, mais en tant qu'à cette occasion nous prononçons qu'il y a an dehors Qo édifice de forme ronde. 11 en est de même 4e tous les phénomènes de la nature. Il faut donc déterminer les mc^ens de reconnaître l'exactitude de ces jugemens. d
Cest l'objet des troisième et quatrième ca- Bons ; « Vopinion est n^raie , si Vépidence des
*4imê la confirme ou ne la contredit pas ; elU est fausse , si cette évidence la contredit ou ne la confirme pas. )) Epicure commet ici une inconséquence manifeste sans la remarquer. Car^ Fopinion que l^évidence des sens ne contredit pas peut en même temps n'être pas confirmée par elle ; elle sera vraie , en vertu du troisième canon , fausse en vertu du quatrième. Une contradiction non moins réelle , quoique moins sensible , atteint encore le fondement luimême de ses deux règles. Car, si les sens ne jugent pas, comme il Ta établi , en quoi peu* vent-ik contrôler ? Que signifie leur évidence ? Si les sensations n'ont qu'une valeur subjective^ en quoi peuvent-elles confirmer ou contredire les jugemens relatifs aux objets ?
« C'est donc à l'observation^ à une investigation lente, persévérante, continue Epicure , que nous devons confier le soin de vérifier les opinions. 11 est des objets aperçus par ua seul sens, d'autres qui appartiennent à plusieurs 8en> à la fois, comme la grandeur, la situation^ lo mouvement. Souvent nous pouvons nous pro* curer par l'un l'évidence que il'autre nous refuse. »
Le critérium relatif à riutelligence comprend aussi quatre canons. . I|s embrassent les idées
qu'EpIcure appelle anticipations, ou prœ"' notions, objet propre des opérations de l'entendement.
a Premier canon : toute anticipation, ou prœnotionde F entendement, provient des sens. Elle se forme de quatre manières^ ou immédiatement, comme celle d'un homme présent; ou ea vertu d'une proportion , si , en conservant les parties de l'image reçue , on aôcroit seulement ou l'on restreint les dimensions de l'ensemble ; ou par l'analogie , si l'on en fait sortir une image semblable ; ou , enfin , par composition ^ si on forme un tout 9 un ensemble nouveau de plusieurs images antérieures. »
La formation des notions générales semble devoir, dans Ja logique d'Epicure, être rapportée à la troisième espèce. « Car^ elle s'obtient , )> dit-il, après avoir vu plusieurs objets parti- D culiers, en écartant les différences qui les » distinguent, pour ne retenir que ce qu'ils » ont de commun. »
« Deuxième canon : ^anticipation est la connaissance même de la chose, et comme sa définition. )) Epicure essaie d'une manière assez vague la justification de cette étrange maxime : ^( j*eutends, dit-il, par anticipation , OMprce* notion, une conception de l'esprit, une opinion
( 4S8 ) conforme , qui subsista dans l'enteodement comme la mémoire, comme une sorte de monament de la chose même qui nous est souvent apparue^ Car^ nous ne pourrions prononcer sur rien, ni même rien exprimer par le discours, si nous n'avions déjà antérieurement la notion de celte chose ; et c'est pourquoi je la nomme prsnotiou. Ceci s'applique aux idées générales j comme aux idées pai^licullcres. Car celles-là dérivent, comme cellcs-ci, des objets précédemment aperçus,
î> Troisième canon : L^ anticipation est le principe de tout raisonnement / quatrième canon : ce qui n^est point évident par soimême doit être démontré par t anticipation d'une chose évidente. On peut dire à ceux qui nient la possibilité des démonstrations : ou vous comprenez ce que c^est qu'une démon* stration, alors vous en apez la notion y elle est donc une chose réelle : ou vous ne le comprenez pas y alors , commen t en parlez-vous ? Du reste , rien n'est plus simple que la déducûon dont elle se forme. Elle repose sur le moyen, ou sur le signe , qui doit toujours être emprunté aux objets sensibles , comme à la source de toute lumière. La connexion de ce moyen avec U but de la démonsiraÛQD peut être nécessaire
ou oootiQgçnte. » Epicure ajoute au dernier ca- Don une règle singulière, celle qu'il appçUo de Péqwlihre. « Elle consisie en ce qu'étant adnoi» « 00 contraire dans h nature , on doit a4- > mettre un ^utre contraire qui lui correspond, s comme; par e»emplç, que Iç nombre des êtres » immortels ne peut être moindre que celui » des êtres mortels.» 11 en fait usage ailleurs; loais il n'^saie nulle part de la motiver, a VoiU ce qu'il suffit de savoir sur l'art da pense^j rien n'est plus frivole «st plus inutile que c^ «rt CQinpliquê, que ces formules minutieuses imagb&sparles dialecticiens. Car, les raisonnefflen^ les plus ? Iniraits ne diffèrent point p«f leur natoM (de <»u? a«e suggère le sens comffluo. Ajoqs dfS notions claires et distinctes,' discernons avec p<M»picaçi.t.é ce qui en résulte 00 n'en résulte pas; dirigeons bien notre attention ; à cçia se r,éduit toute la logique ( i). »
Epicure , dans la critique des formul^ artificielles imaginées pour les lois du raisonnement, a évideipment en vuç U l.ogiq^e
d'Aristote.
l^ quatre cj^nons rçlatift aux «(^is ne
(O/iùf., I"p«rtie, cil. >«3
sont que le résumé de l'éthique d'Epicare. w Le langage a été institué par les hommes ; mais^ il n'a poiut été créé d'abord par la réflexion , ou imposé par une autorité quelconque ; une sorte d'impulsion naturelle a fait naître les signes du langage articulé ; les conventions en ont complété et régularisé le système; elles ont été nécessaires pour attacher des dénominations communes aux mêmes objets (i). Deux canons doivent présider à la logique du langage : Lorsque vous parlez • choisissez les expressions claires et d'une acception généralement reçues lorsque vous écoutez ^ efforcez-vous de retenir fidèlement le sens attaché au« termes. Tous éviterez ainsi le danger des équivoques ; vous échapperez aux vaines argumentations. Rien n'est plus important que de bien établir avant tout l'état de la question; le moyen le plus sûr de déjouer les Sophbtes est de les contraindre à se dévoiler eux* mêmes, en sortant du nuage des ambiguités, en exprimant clairement leur pensée (2). »
Voilà le code simple , mais bien insuffisant sans doute ;^ qu'Epicure substitue à Vorganon
(1) Ibid, f ac partie, ch. 20..
(a) Ibid.j V partie, ch. 6.
(l'Aristote. 11 reçoit cependant quelque mérite de sa simplicité elle-même. Epicure , au reste ^ observe le premier les régies qu'il prescrit; il est toujours clair.
On sait que la physique dHEpicure est celle de Démocrite ; il a seulement perfectionné , développe la célèbre hypothèse des atomes. Deux points de vue^ dans la manière dont-il a considéré Pensemble des phénomènes de la nature, méritent spécialement notre attention ; ses idées sur la théologie naturelle et sur la théorie des causes.
Cette manière de voir ordinaire aux anciens, qui confondait la théolo^e naturelle dans la phpique, a contribué en partie aux écarts dïpicure. Les anciens n'avaient point su distinguer avec assez de netteté les deux modes différens par lesquels l'auteur de toutes choses [)cnt agir sur la nature; l'une en intervenant, d'une manière directe, dans chaque série de phénomènes en particulier , l'autre en présidant au système des lois générales ; et l'imperfection de leurs connaissances sur ce sysit'iue contribuait à leur rendre ce point de vue [dus difficile à saisir. Us s'arrêtaient ainsi à un d^gré intermédiaire entre l'opinion vulgaire qui iap|K)rtc chaque phénonièi/O isolé à une in-
floencie surnaturelle 9 et la saine philosoplne qui reporte la puissance divine au sommet de la création, Aristote avait, sous quelques rapports, renouvelé ces idées par la théorie des causes finales. De là vient que les physiciens qui essayaient d'étahlir un système quelconque de lois générales se trouvaient le plus souvent conduits à exclure la divinité du gouvernement de l'univers, parce qu'ils ne savaient quelle part y assigner à sa providence. C'est ce qui arriva à Epicure^ lorsqu'il crut avoir expliqué l'univers par les propriétés des atomes. Epicure , oepen* dant , se trouvait sur la voie qui devait le conduire à de plus justes notions; il retranchait également du nombre des causes réelles ^ et cette fortune 9 ce hasard , que les préjugés tuI gaires investissent d'une puissance occulte , que quelques philosophes p'pnt pas dédaigué d'ériger au nomhre des agens primitif ^ et cette nécessité, ce destin^ qu'un grand nombre de philosophes avait imposés k Tunivers como^'C pne législation absolue ; il ue reconnaissait ducs les effets attribués à ces deur causes mysié* ipieuses que la simple combinaison de raclion exercée pai* les causes naturelles, lifais, il avait confondu le tnouvement avec la causa qui U piysduitj c'était k s^s yeux uqe force ^ une
énergie I une sorte de yie> principe e£Rciem de tons ks phénomènes ; car^ tous les phéoo^ mèoes s'expliquaient à ses yeux par le mouve-^ mcDt* La théorie entière des causes était dono renrernice pour lui dans les lois de cette mécanique géoéralc. a Or , il est certauies choses qui reçoiveot l'impulsion du dehors^ d'aulres qui jouissent d'une coergie propre et inhérente; les premières sont les produits artincicls] les se* condes sont les éires nalurcls. Toutefois, les cires naturels I en tant qu'ils sont composes » tiennent à leur tour cette énergie ^ celte moiililé spontanée, d'un principe intérieur, des élémena <]iû les constituent. Il n'y a donc pas , en dc(i« ijiiive, d'autre cause réelle que les atomes ; les atomes sont doués d'une force qui leur est iniiércme, qui tend au mouvement, qui les rend capaliles d'a^ les uns sur les autres , en s'aturaot , en se repoussant ; force différemment modifiée , et dont les jeux divers produisent imnombrable variété des révolutions et des transformations que subissent les corps (i). Les atomes et le vide suffisent donc pour tout ex* pliquer. L'existence du vide se déduit de la
(i) Itid. , V* ^rtiè I Mvelipo » , ch. lo et u
réaKté du moavemeot, attestée par l'expérience; l'existence des atomes se déduit de la réalité des composés que nous manifestent les sens; car, une division à l'infini est impossible. Uénergle propre aux atomes se montre dans les qualités de leurs composes, et, d'ailleurs, il serait absurd<^ de concevoir la matière comme inerte (\). »
)) Les atomes se distinguent des homoiomcries y en ce que celles-ci sont des espèces d'embryons j de germes , qui renferment déjà , dan> des proportions très-subtiles j les qualités variées de tous les corps, en sont en quelquesorie les types \ tandis que les atomes , doués seulementde figure etdemouyement, produisent par leurs combinaisons ces qualités dans les agrégats qui en résultent (2). Les atomes sont le> élémens primitifs desquels tout ce qui existe se forme, dans lesquels tout vient se résoudre, v
Cette hypothèse une fois admise dans toiu^ son étendue, l'intervention de la divinité devicn* inutile , pour la création y la coordination ^ 1 1 conservation, le gouvernement de l'univcr>. Qu'avaient besoin les Epicuriens d'y joindri ,
(i) Ibid. , Pe partie, ch. 3. <~2« partie, lect. 2. CD. 5,8, 10.
(a) Ibid. , a* partie, section a , cb. 9.
comme l'a fait Laerèce > ce rîdicale argument qu'one semblable intervention priverait la divinité du repos nécessaire à la parfaite béati-* tade (i) ? »
Comment donc reconnaître l'existence de la divinité , si elle ne peut plus nous être attestée par ses ouvrages , si nous ne pouvons plus y re^ monter par la chaîne des effets , comme à la cause première ? Comment atteindre , par la ndson^ jusqu'à cette sphère où réside l'être souverainement parfait ^ si elle est absolument étrangère à l'ordre de la nature et sans rapport ayec eDe ? Voici la réponse d'Epicure : <c Cett^ vérité est en quelque sorte hor6 de la contro*^ verse; car, c'est la nature elle-même qui a gravé dans nos âmes la no'lion de la divinité. Quelle est la nation^ quelle est la famille d'hommes^ qui n'en ait quelque coiuialssance , sans l'avoir reçue d'uu enseignement ? Cette croyance n'étant point née des institutions humaines, des lois , des usages , et se fondant syr un assenti-; * ment universel, on ne saurait se refusc^r à eq reconnaître la légitimité ; c'est une connaissance placée en nous , en quelque sorte innée ; or, tout
(i) Liv. y.-— Cicoroa, De natur. deor., 1,6.
ce qui se fonde sur Passeiilitnent de h nature est nécessaîrement vrai (i). d Epicure applique ici le deuxième cnnon de . son crUerium de Fintellîgence , et nous l'explique par cet exemple. Il y joint aussi un raisonnement tiré de son quatrième canon, de ce qu'il a appelé hi loi de V équilibre : ce Les êtres passagers cunnt innombrables, dit-il, les êtres éternels doivent aussi être infinis.» Une dernière contradiction se inanifeste encore dans cette portion du système. Epicure, qui a banni avec tant de rigueur toute spéculation rationnelle , admet un genre de démonstration qui se prêterait également à toute théorie spéculative. Il admet une prœnofion(\in HP. dérive point des sens, et qui, malgré ladiflctence des expressions , diffère peu de la noiion Platonique ; il ne manque guère à la première que l'élévation et la beauté idéale de Iv seconde. Eptcure.supposc, d^ailleurs, que la nature divine admet une certaine forme analogue à la 'forme humaine , et que, sans être précisément corporelle, elle a quelque chose de semblable à la matière. Les inductions qu'il invoque à fap-
(i) Gassendi y PAi/. Épie, synt.^ a* partia, sect. F*, cb.-S,
( 447 ) pui de cette idée biiarre sont véritablement
puériles.
La doctrine d'Epicure se termine ainsi de toutes parts an matcrialtsme; elle trace le cercle le plus ciroit autour de la pensée de Phoinme ; elle est en quelque sorte à la philosophie ce que Thiver est à la nature; elle décolore, elle dépouille toutes les productions de l'intelligence, elle en ussonpit toutes les forces vitales. On pouvait prévoir des lors que celte doctrine ne subsisterait point telle que son auteur Tavait conçue ; qoe Tun des deux élémens opposés qu'elle renfermait dans son sein prévaudrait sur l'autre; qn'on tiendrait pour bonnes ses maximes gêné* raies sur la voltrpté ; qu'on serait moins scrupoleoscment fidèle à ses conseils sur la tempeVance, a ses recommandations contre Jes-passions et labns des pluisirs sensuels. Par cela seul , d'ailleurs, que Finflaence pratique d'une telle doctrine tendait à âffuiblir dans l^s AmcsTcnergie du sentiment moral , elle devait détruire progressivement l'action du principe qui , dans son auteur, balançait secrètement les couséquences logiques de ses maximes. Platon avait déjà montré avec la plus entière évidence qu'Hun système de morale , uniquement fondé sur la recherche de la volnjité, devait, pour être con*
séquent à Im-méme, restreindre ce but à la seule volupté sensuelle (i). ï>
Disons enfin que la philosophie dTpicure olfrait des prétextes favorables aux hommes déjà corrompus pour justifier leur propre vie. Elle leur servait de refuge plus encore qu'elle ne tendait elle-même à corrompre (G).
Quel que fût l'éloignement d'Épicure pour toute espèce de spéculations ^ il ne pat se soustraire à l'esprit dominant de son siècle; il adopta l'hypothèse des atomes > et l'appliqua aux diverses branches de la physique par une foule d'hypothèses partielles. Ce genre d'explications ne pouvait s'adapter à deux séries immenses et fort importantes de phénomènes, ceux de la chimie , ceux de l'organisation végétale et animale. Epicure^ cependant, essaie quelques applications dans ces deux ordres àe connaissances; il a même le mérite de fixer l'attention des observateurs sur les phénomènes magnétiques (2); il reconnaît dans les atomes des lois d'attraction et d'affinité. Cette hypothèse se pliait mieux aux faits qui sont du do-
( I ) Platon y Philèbc , tome II de tes œuvres. (2) Gassendi, PhH. Epi^ synt* 3« partie^ ch. 6.
maîne de la mécanique; elle liait, sous quelques rapports, cette portion de la science à la géométrie cultivée avec t^nt d'ardeur et de succès par ^contemporains.Enfin, la méthode recommandée par Epicure, la direction qu'il avait donnée à ses travaux , tendant essentiellement à exciter^ a favoriser Fesprit d'observation, à ramener l'esprit k l'étude et à l'in vesdigation de la nature, devait contribuer à faire &ire quelques pas à b physique encore si imparfaite, ob* siruée jusqu'à lui par tant de systèmes arbitraires. On ne peut en effet refuser à son école le mérite d'avoir contribué au progrès, .d^ connaissances physiques dans l'antiquité^ . .,. Le système d'Epicure ne peut soutenir- 1^ parallèle avec les monumens élevés par Platon et Aristote, ni sous le rapport de cette grandeur de propordons , de cette beauté de formes, qui charment l'imagination^ ni sous la rapport de cette connexion logique , de cette richesse de faits et de vues , qui captivent la raison» Loin d'offrir rien de ce qui excite l'enthousiasme, il semblait propre à en tarir la ^orce; et cependant^ les nombreux disciples qui fréquentèrent les jardins d'Epicure, qui s'y réunirent des contrées les plus lointaines, profes- ^rçQt pour leur maître une admiration pas-